Pour notre défi d’écriture n°2, je vous propose un nouveau travail d’écriture, directement fondé sur le texte que vous avez écrit dans le cadre du “petit atelier de poésie lyrique” de la semaine passée.


Objectifs

  • Savoir écrire un texte lyrique.
  • Inventer des métaphores, des comparaisons, et autres figures de style pour donner vie au texte.
  • Réinvestir notre connaissance des temps du passé.

Consignes

En prose ou en vers, écrire le bref récit lyrique d’un amour envolé. Respecter les trois étapes suivantes :

  • la rencontre (un paragraphe ou une strophe),
  • l’épanouissement de cet amour (un paragraphe ou une strophe),
  • la fin et le bilan (un paragraphe ou une strophe).

Étapes

Premier paragraphe ou première strophe, « je l’avais rencontré »

Je l’avais rencontré…
Je l’avais rencontrée…

Il était apparu…
Elle était apparue…

Ajouter un LIEU :

au détour de…
dans une ruelle…
dans un jardin ensoleillé…
sur les rives de…

Préciser le MOMENT :

au petit jour…
au clair de l’aube…
en plein midi…
alors que le soleil était à son zénith…
au clair de lune…
à la tombée de la nuit au crépuscule…

On peut aussi métaphoriser le lieu comme le moment en mêlant les termes :

sur les rives de l’été…
au détour d’un été…
à l’aube du printemps…
au crépuscule de l’hiver…
dans le brouillard du printemps…


Second paragraphe ou seconde strophe, l’épanouissement : “Alors, je me mis à…”

Alors, je me mis à aimer (ajouter une image, une métaphore comme celles travaillées au cours de la séance précédente)…
Alors, je me mis à vouloir…
Alors, je me mis à désirer…

Alors, je me mis à aimer le rire de ses mains, la flamme joyeuse de son regard…


Troisième paragraphe ou troisième strophe, la disparition et le bilan, en deux phrases au moins

Mais il disparut… Mais il repartit… Mais l’été arriva, et…

Comme pour la rencontre, préciser le lieu et le moment.

Il resterait pour moi…
Il resterait pour moi comme… (ajouter une image de nouveau)


Exemple avec un lieu aimé

La vieille école

J’avais rêvé d’une pierre ocre, de fenêtres à carreaux, d’une grande rue claire sous le soleil. J’étais venu une première fois. Tes murs étaient sales et gris. Mais le mystère de tes vieux couloirs, le parfum légèrement vieillot de tes parquets un brin vermoulus avaient piqué ma curiosité et mon désir de revenir.

Alors je me mis à regarder, quand je passais, ton vieux portail fatigué. J’arpentai les rues alentour. Je te trouvai sur la carte de Paris. Je te vis en songe, mille et une nuits. Un beau matin, je passai enfin le seuil de ta bonne porte accueillante. Ce fut une saison comme sont les automnes au début : des feuilles rouge orangé partout au sol, un vent frais, des pluies calmes. Au bout d’un long couloir, il y avait une petite salle chaleureuse comme une lampe de chevet. Bon, je ne regardais pas les moisissures et les fenêtres impossibles à fermer…

Quelques années plus tard, tu fus rénovée de fond en comble. Un vrai branle-bas de combat. La pierre retrouva son ocre d’origine et sa lumière blonde. Quelque chose de toi rajeunit et disparut dans la clarté trop belle. Il me resterait seulement quelques images des tout premiers moments. Celle de la brique rouge, comme des carreaux usés sur un manteau gris. Et des odeurs aussi : je me souviendrais longtemps, par exemple, de la pluie d’automne dans la cour d’honneur déshonorée par les siècles. Déshonorée, oui, triste et enlaidie, mais à la manière d’une belle au bois dormant tout près de se réveiller et qui aurait vieilli en rêvant.

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