« Rien n’est plus drôle que le malheur (…), c’est la chose la plus comique au monde. »

dit Nell dans Fin de partie de Beckett.


Différentes mises en scène d’En attendant Godot

En attendant Godot (1952) est le chef-d’œuvre théâtral de Samuel Beckett. Emblématique de ce qu’on appellera le “théâtre de l’absurde”, appellation récusée par le dramaturge irlandais, cette pièce offre au spectateur le spectacle de deux figures allégoriques de la condition humaine, Vladimir et Estragon, qui paraissent tourner en rond du début à la fin. L’un est accaparé par des réflexions existentielles, l’autre tout occupé à ôter puis remettre sa chaussure, entre autres gestes farcesques dignes de Charlie Chaplin et des Marx Brothers. Sur l’existence, ses souffrances, ses énigmes, Beckett ne théorise pas : il montre, il met littéralement en scène l’homme face à sa condition, entre comique et tragique.

Comparer les brefs extraits des représentations ci-dessous et écouter le commentaire des metteurs en scène donne une idée de toute la palette de registres qu’il est possible de faire jaillir du texte. Autant de réflexions intéressantes à mettre dans votre besace pour réussir votre lecture.

Mise en scène de Joël Jouanneau




Mise en scène de Marcel Maréchal




Mise en scène d’Alain Timar

ImprimerIMPRIMER