Vous trouverez ci-dessous des pistes de corrigé pour le DST n°3 que vous avez fait jeudi 19 janvier.

Question 1

Je vous renvoie à vos notes sur Maupassant. Il fallait être synthétique et savoir proposer les éléments essentiels, comme dans la biographie rédigée ensemble en cours.

Question 2 (réponse rédigée)

Pourquoi peut-on dire que le portrait de Walter Schnaffs est particulièrement réaliste ? Donnez au moins deux éléments de réponse ; pour chacun d’eux, citez un extrait du premier paragraphe (lignes 1 à 10).

La réponse pouvait bien entendu indiquer que le portrait était réaliste en raison de l'abondance et de la précision des détails sur le personnage. Seulement, il était intéressant (et donc valorisant pour votre copie) d'aller plus loin, comme ci-dessous.

Le portrait de Walter Schnaffs est particulièrement réaliste. En effet, sur le plan physique, il ne ressemble pas à un héros ; son portrait est tout à fait dévalorisant : “Il (est) gros, march(e) avec peine, souffl(e) beaucoup et souffr(e) affreusement des pieds qu’il (a) fort gras et fort plats”.
Par ailleurs, son attitude à l’égard de la guerre est celle d’un homme normal. Il regrette amèrement son pays et ses proches lui manquent : “Il (est) (…) père de quatre enfants qu’il ador(e) et et marié avec une jeune femme blonde, dont il regret(te) désespérement chaque soir les tendresses, les petits soins et les baisers.

Commentaire de cette réponse

  • La réponse reprend les termes de la question pour commencer.
  • Une première phrase explicative est introduite par le lien logique “En effet”. Elle propose un élément de réponse qui repose sur l’aspect physique du personnage. L’autre phrase explicative est énoncée dans un nouveau paragraphe, et commence par “Par ailleurs”.
  • Chaque élément de réponse est justifié par une citation.
  • Dans les citations, les verbes sont mis au présent, qui est le temps employé pour répondre. Pour montrer ces modifications, on met dans une copie les terminaisons verbales entre crochets. Sur internet, je suis obligé de les faire figurer sous forme de parenthèses. Les passages non cités sont représentés par des points de suspension entre crochets.
  • D’autres éléments de réponses étaient possibles. On pouvait par exemple évoquer la haine de Walter Schnaffs pour les armes ou insister sur le caractère banal de ses habitudes.

Question 3 (réponse rédigée)

À votre avis, est-ce original ou banal au contraire, de la part de Maupassant, de proposer un tel portrait pour un soldat prussien, quelques années après la défaite française de 1870 ? Expliquez bien pourquoi vous répondez ainsi (« En effet, … »).

Si vous le souhaitez, à titre facultatif et pour valoriser votre travail, vous pouvez enrichir votre réflexion d’une phrase ou deux, en comparant ce portrait à la description des soldats dans la nouvelle « La folle » (lue en classe mercredi 18 janvier).

C’est très original de la part de Maupassant de proposer un tel portrait pour un soldat prussien quelques années après la défaite française de 1870. En effet, les Prussiens apparaissent alors aux Français vaincus comme des hommes cruels. Maupassant en donne une image terrible dans plusieurs nouvelles, comme dans La folle. Dans ce récit, des soldats occupent avec violence les maisons des Français, et abandonnent une femme devenue folle dans la forêt après l’avoir humiliée. D’une certaine façon, la littérature, qui les représente comme des monstres, permet de se venger de cette défaite.
Or ici, c’est un soldat “pacifique et bienveillant” qui donne son titre à la nouvelle. Maupassant propose ainsi à ses lecteurs de se mettre à la place de l’adversaire, et de mesurer combien il ressemble aux soldats français épouvantés par la guerre et désireux de retrouver leur foyer.


Question 4 (réponse non rédigée)

Aux lignes 24 et 25, à quoi voit-on, dans l’écriture, que Maupassant nous plonge dans les pensées du personnage ? Observez bien les types de phrases et citez le texte pour justifier votre réponse. Une réponse assez brève est attendue.

  • Types de phrases : phrases interrogatives.
  • Verbe qui introduit les pensées du soldat : “Et le soldat se mit à songer”.
  • La “voix narrative” (ou le narrateur) glisse ainsi de la description de l’environnement (“La nuit venait…”) à la plongée dans la conscience du personnage (“Qu’allait-il faire ?…”).

Question 5 (réponse non rédigée)

Aux lignes 27 et 28, que reflètent les exclamations et l’énumération « sauvé, nourri, logé » ? Une réponse brève est attendue.

Enthousiasme / Soulagement / Espoir du soldat à l’idée d’être fait prisonnier.


Question 6 : rédaction

Des exemples des rédactions les plus réussies seront lus en classe, pour indiquer à chacun ce qui pouvait être fait.

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