La classe de Première se rapproche à grands pas. Il est donc temps de vous convertir en marmite autoclave et de consolider les connaissances et les compétences acquises cette année, par des entraînements réguliers au fond de la soupière, à raison d’un par semaine.

Votre travail devra être posté sur Lettrines via les commentaires. J’apporterai des éléments de correction à chaque fois, et des conseils relatifs à vos travaux.

Voici le premier de ces entraînements : bon courage !


Consignes

  • Choisissez et faites l’un des exercices indiqués ci-dessous d’ici dimanche 5 mars au soir.
  • Cliquez sur “Ajouter un commentaire” en bas de cette page, et recopiez votre texte.
  • Au début de votre commentaire, indiquez de quel exercice il s’agit (Exercice A, B, C…)
  • Dans votre propos, liez toujours fond et forme autant que possible. Certaines des pistes proposées sont fondées sur l’un ou l’autre de ces aspects ; ce sont donc des pistes de départ, qui doivent vous amener, si elles portent sur le fond, à articuler votre réponse avec la forme, et réciproquement.
  • Évidemment, abstenez-vous de lire les travaux des autres avant de poster le vôtre !

Exercices

A

  • Relisez la lettre 37 des Lettres persanes de Montesquieu et l’extrait de l’article “Autorité” de Diderot.
  • Rédigez un paragraphe pour expliquer en quoi ces deux textes, chacun à leur manière, remettent en question les fondements de l’autorité monarchique.

B

  • Relisez la première phrase du texte de Rousseau extrait du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.
  • Expliquez dans un court paragraphe en quoi l’exorde de Rousseau est particulièrement efficace, par exemple en indiquant quel sens il donne au mot “hommes” dans la phrase “je vais parler à des hommes”.

C

  • Relisez les textes de Montesquieu et de Voltaire.
  • Rédigez un paragraphe pour expliquer comment et dans quel but ces deux auteurs emblématiques des Lumières ont recours à l’ironie.
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Commentaires

1. Le jeudi 2 mars 2017, 19:23 par Lola Chapon

Exercice A Lola Chapon 2H

       Dans les deux textes, les auteurs utilisent des figures de style afin de dénoncer et de remettre en question les fondements de l'autorités monarchique. Par l'utilisation d'antithèses on note une opposition de terme à terme dans la lettre 37 de Montesquieu: "ministre qui n'a que dix-huit ans", "maitresse qui en a quatre-vingts". Montesquieu utilise la contradiction et l'incohérence comme premier argument: "Souvent il préfère un homme qui le déshabille, ou qui lui donne la serviette lorsqu'il se met à table, à un autre qui lui prend des villes ou lui gagne des batailles". Néanmoins, le dernier paragraphe n'est rien d'autre qu'un éloge ironique: "Il y a plus de statues dans les jardins de son palais que de citoyens dans une grande ville". C'est ainsi que Montesquieu dénonce de manière implicite l'autorité monarchique et l'incapacité du roi à régné régner. Quant à lui, Diderot adopte une manière différente de dénoncer la monarchie absolue. Il utilise malgré tout l'antithèse: cette subordination qu'il permet entre les hommes pour le maintien de la société, Dieu veut qu'elle se fasse "par raison et avec mesure, et non pas aveuglément et sans réserve, afin que la créature ne s'arroge pas les droits du Créateur." Le roi n'est pas Dieu, il ne peut "s'arroger" les mêmes pouvoirs. Ici, les termes "raison et mesure" s'opposent aux termes "aveuglément et sans réserve". De plus, Diderot utilise subtilement la religion et attribue à Dieu tous les pouvoirs: "C'est Dieu dont le pouvoir est toujours immédiat sur la créature". Enfin son argumentation très bien maitrisée et ses éloges sur de la démocratie, lui permette de prendre à contre pieds contrepied le pouvoir royal.

Pour conclure, dans les deux textes les écrivains utilisent un style différent mais parviennent tout deux au final finalement / en définitive à défendre les mêmes idées.

 

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Assez bon travail. Tu mêles bien interprétations, analyses (assez fines) et citations, tout en comparant les textes.

Attention aux fautes lexicales ainsi qu'aux fautes grammaticales (accords notamment). Ta première phrase est peu efficace. Écrire, c'est très souvent employer des figures de style. Pars donc du sens, comme dans un commentaire.

Enfin, distingue précisément les genres : roman épistolaire, article d'Encyclopédie.

M. Danset

2. Le jeudi 2 mars 2017, 20:05 par Oscar Boucheix

Voltaire et Montesquieu ont recours à l'ironie par multiples façons dans leur texte. En faisant de l'ironie il affirme le contraire de ce qu'ils veulent entendre et ce qu'il faut comprendre. L 'ironie permet de ridiculiser et de tourner en dérision quelqu'un ou quelque chose, comme Montesquieu le fait dans le texte des Lettres persanes (numéro 37). Montesquieu flatte énormément le roi : " ses armés sont aussi nombreuses ses ressources aussi grandes et ses finances aussi inépuisable " en réalité il fait des antithèse et hyperbole et critique la société royale du XVIII siècle. Voltaire fait de même dans ses textes comme dans l'extrait "torture" du Dictionnaire philosophique, où Voltaire se moque de la justice de son pays, mais derrière l'ironie qui déplore l'atrocité de sa nation. On remarque un champ lexical celui du plaisir. Voltaire rajoute donc ses hyperboles et antiphrases avec un oxymore qui assimile le champ lexical du plaisir au texte qui a pour sujet la « torture ». « Il se donne le plaisir de l'appliquer à la grande et petite torture, en présence d'un chirurgien qui lui tâte le pouls "

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Ensemble perfectible. Tu as raison sur le passage outrageusement flatteur à l'endroit de Louis XIV dans le texte de Montesquieu.

La construction du propos doit être améliorée, phrase après phrase. Il faut employer les instruments de l'analyse (ici, par exemple, les figures de style), mais en commençant ton propos par le sens, avant d'évoquer la figure de style employée. Le risque, sinon, est d'accumuler les termes techniques et de nuire à la clarté du commentaire.

Souviens-toi, enfin, que l'ironie ne signifie pas automatiquement "dire le contraire de" (c'est l'antiphrase, souvent ironique, qui fait cela). En revanche, elle sollicite la complicité du lecteur.

M. Danset

3. Le jeudi 2 mars 2017, 20:05 par Oscar Boucheix

texte C

4. Le samedi 4 mars 2017, 13:13 par CADI Maël

Exercice B:
L’exorde de Rousseau extrait du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes a pour but d’introduire le thème de son discours en reliant son sujet qui est les inégalités parmi les hommes et les personnes à qui son discours sera énoncé.
Afin d’expliquer ces inégalités, Rousseau compose son discours en commençant ainsi : la phrase « c’est de l’homme que j’ai à parler » montre bien qu’il va parler de l’homme dans sa généralité et il suit par « la question que j’examine m’apprends que je vais parler à des hommes » qui relie son sujet et son publique public pour qu’il se rattache à l’homme dans sa généralité dans le but d’inciter implicitement ce qu’il va dire parlera de l’homme et qu’il n’y a pas de cas particuliers car tout les homme font parties de l’homme dans sa globalité. A travers, cet exemple Rousseau explique qu’il n’y a pas de différences entre ceux au concours de Dijon et d’autres hommes.
Puis, il montre qu’il dénoncera ces inégalités que certains cherchent à cacher en écrivant : « on n’en propose points de semblables quand on craint d’honorer la vérité. » qui suit indirectement « C’est de l’homme que j’ai à parler ». Rousseau ainsi affirme qu’il n’y aura de comparaison à d’autre que les hommes afin de ne pas contourner la vérité qui n’est que évitée.
On constate que cette phrase introduit efficacement le discours de Rousseau, il associe son sujet au publique et au fait que seulement la vérité sera dénoncée.

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Bon départ, mais l'ensemble est perfectible, sur le fond et sur la forme.

Relis ta phrase centrale : elle est longue et syntaxiquement bancale. Décompose-la, fais-en plusieurs afin d'éviter ce risque. Il semble par ailleurs manquer des mots.

S'agissant du sens, il est vrai de dire que le discours de Rousseau se veut universel ; mais il te faut revoir comment, comme tu le dis, il relie le sujet du discours à son auditoire. Courage ! Tu as pris le texte le plus difficile. Continue de t'exercer.

M. Danset

5. Le samedi 4 mars 2017, 13:24 par maya constantin 2nd H

Constantin Maya Exercice A
Ces deux textes d’Encyclopédie s’interrogent sur la notion d’autorité et qui met en cause la monarchie absolue de droit divin. Ces deux philosophes critique le dysfonctionnement de la monarchie absolue à l’époque du roi Louis XIV.
Chez Montesquieu, comporte ironie et mise en question de tous les fondements de l’autorité monarchique pour ainsi permettre au lecteur de les comprendre. ( droit divin, servitude volontaire,..) Ce texte pointe les contradictions qu’observent le persan dans l’attitude et les choix du roi. Ce dernier fait et dénonce ces actes.
A travers l'encyclopédie Diderot condamne la monarchie et il dénonce les privilèges et pour Diderot,Le principe de la monarchie est d'obéir au roi, mais l'homme a le droit à la liberté sans être commandé "Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du Ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d'en jouir aussitôt qu'il jouit de la raison".

 

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Textes saisis, avec une nuance pour Montesquieu (voir ci-dessous). 

Attention à citer le texte à chaque fois : tu ne le fais pas pour Montesquieu. Le risque, sans cela, est d'en rester à des propos un peu vagues. Surtout, cela t'oblige à bien distinguer entre le point de vue du Persan, qui s'étonne, et celui de l'écrivain, qui condamne les contradictions du roi.

Attention, la phrase "Diderot condamne la monarchie" est excessive. Revois exactement ce qu'il dit non sur la monarchie, mais sur le principe qui la fonde, à savoir l'autorité (de droit divin).

Syntaxe à travailler : astreins-toi à une structure sujet-verbe-complément, aussi souvent que possible, pour assurer la grammaticalité de chaque phrase.

Pense à distinguer les genres : roman épistolaire, article d'Encyclopédie (attention à ta première phrase à cet égard).

M. Danset

6. Le samedi 4 mars 2017, 15:16 par Gaspard Briand

EXERCICE B

« C’est de l’homme que j’ai à parler, et la question que j’examine m’apprend que je vais parler à des hommes, car on n’en propose point de semblables quand on craint d’honorer la vérité. »

Dans cette phrase Rousseau met en avant, flatte (valorise sera plus juste) les lecteurs de la ville de Dijon en les complimentant de sur leur humanité, ce qu'ils proposent à proposer une réflexion sur ce qu’est le faite d’être un Homme. Dans la première partie de la phrase, Rousseau insiste sur le mot « homme » afin que ses lecteurs puissent avoir une réflexion sur sa signification. La deuxième partie de la phrase est d’autant plus explicite, car il fait clairement comprend que les personnes lisant ce texte ce sont poser la question qu’il examine. La fin de la phrase laisse entendre le sens du mot « homme », en effet ce mot couronner de « on craint d’honorer la vérité » prend tout son sens, Rousseau complimente les Dijonnais et Dijonnaise sur la profondeur de leur sujet. Le mot homme signifie donc une personne ayant la capacité de ce remettre en question. Rousseau traite donc les dijonnais comme des hommes.

 

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L'enjeu semble saisi, comme en classe. Tu as raison de dire que l'exorde renvoie à l'auditoire une image valorisante - attention aux mots choisis pour dire cela.

Entre ce que tu énonces et ce que tu sembles vouloir énoncer, reste cependant un écart : sont hommes ceux qui ne craignent pas de réflechir aux fondements des inégalités entre les hommes. Efforce-toi d'expliciter ta pensée - et au début de tes phrases et de ton propos, non à la fin. Si, en classe, c'est à la fin de notre réflexion que nous trouvons les formules les plus justes, à l'écrit, il faut mettre celles-ci au début d'un propos dans un souci d'efficacité et de clarté. Ensuite vient la démonstration.

Attention aux fautes, notamment grammaticales (se / ce par exemple).

M. Danset

7. Le samedi 4 mars 2017, 17:14 par Hsu Loïc

Exercice C : Loïc Hsu 2H
Au XVIIIe siècle, Montesquieu dans les Lettres persanes et Voltaire dans le Dictionnaire philosophique, utilisent tous les deux l'ironie. Montesquieu dans la lettre 37, décrit les habitudes du roi, qui sont contradictoires: "Par exemple, il a un ministre qui n'a que dix-huit ans, et une maîtresse qui en a quatre-vingts". Voltaire dans l'extrait de l'article Torture, fait passer l'ironie à travers des citations (terme inexact) de juges: "Cela fait toujours passer une heure ou deux". Les deux auteurs utilisent l'ironie pour critiquer le pouvoir. Montesquieu accuse Louis XIV de gouverner de manière abusive. Voltaire reproche aux juges et aux magistrats d'avoir une autorité injuste.

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Réponse convenable, l'essentiel est dit, et demande simplement à être développé.

Souviens-toi que l'ironie fait appel à la clairvoyance du lecteur, qui doit la décoder, donc se montrer complice. Songe aussi que ce n'est pas Montesquieu qui décrit directement les contradictions du roi : il le fait indirectement à travers Usbek. Enfin, il faudrait développer un peu le passage sur la conduite des magistrats chez Voltaire.

M. Danset

8. Le samedi 4 mars 2017, 17:32 par MOUREAUX François

exercice C : à travers leurs textes respectifs, Voltaire et Montesquieu on recourt a l'ironie afin d'affiner et ainsi renforcer leur critique d'une société monarchique. En effet, l'ironie permet ici de faire la dérision et la satyre de certaines lois ou autre de leur époque. Montesquieu, dans sa 37eme lettres persanes, fait preuve d'une ironie visant a se moquer et ridiculiser la politique que mène le roi Louis XIV. Par exemple, quand il dit "il aime les trophées et les victoires, mais il craint autant de voir un bon général à la tête de ses troupes, qu'il aurait sujet de craindre à la tête d'une armée ennemis." Ici est dénoncé la mauvaise volonté du roi a choisir les meilleures hommes pour guider son armée. Et Voltaire fait de même, l'article "torture" en est la preuve; il use d'ironie afin de critiquer une pratique qui d’après lui ne devrait plus se faire: la torture. Voltaire dit dans le 4eme paragraphe, qu'il y eut une torture ou l'on ordonna de couper la langue puis les mains pour ensuite bruler le corps a petit feu, afin d’apprendre le nombre exacte de chanson qu'il avait chanté. Or l'ordre des évènements n'est pas logique, n'ayant plus de langue, le torturé sera dans l'impossibilité de parler. Ainsi ces deux penseurs utilise l'ironie en décrivant des actes de manière simple pour faire passer un message totalement dérisoire de ce qu'il y a décrit.

 

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Assez bon travail sur le fond, notamment sur Voltaire. Il aurait fallu citer le texte en revanche (tu le fais pour Montesquieu) et non le paraphraser.

Attention aux points suivants notamment : c'est Usbek l'auteur de la lettre ; Montesquieu évoque le roi, mais indirectement. S'agissant de l'ironie, elle n'affine rien ; elle est un moyen de faire entendre plus qu'il n'est écrit en sollicitant l'intelligence, la coopération, voire la complicité du lecteur. Elle donne à l'argumentation implicite un surcroît d'efficacité.

Sur la forme, attention à la dernière phrase, à reprendre.

Vigilance orthographique : "recours", "satire", "à" (préposition), accords dans la chaîne du nom, accords sujet-verbe.

M. Danset

9. Le samedi 4 mars 2017, 18:17 par Gabrielle Blanchard 2H

Sujet C

Montesquieu, dans les Lettres Persanes, a recours à l'ironie en pointant des incohérences voire des contradictions qu'observe Usbek dans l'attitude et les choix du roi : « il a un ministre qui n'a que 18 ans, et une maîtresse qui en a quatre-vingt » (lettre 37). A travers le persan, Montesquieu critique sévèrement les dysfonctionnements de la monarchie absolue au temps de Louis XIV. De plus, Voltaire, dans son Dictionnaire Philosophique, emploie de nombreux exemples aux moyens desquels il suggère l'horreur de la torture. Celui-ci fait en sorte de banaliser la torture afin d'en faire ressortir l'atrocité : « Il se donne le plaisir de l'appliquer à la grande et à la petite torture, en présence d'un chirurgien qui lui tâte le pouls, jusqu'à ce qu'il soit en danger de mort, après quoi on recommence » (extrait de l'article « Torture »). Enfin, dans le conte philosophique Candide, Voltaire dénonce l'intolérance religieuse de l'Eglise Catholique qui est pour lui le pire des fléaux. L'ironie est présente dans le personnage de Candide (du latin candidus : blanc, innocent) qui découvre la vie à la manière d'un enfant. Sa naïveté et son optimisme font de ce conte philosophique un recueil récit comique : « tous deux furent menés séparément dans des appartements d'une extrême fraicheur, dans lesquels on n'était jamais incommodé du soleil » (ici, une prison). Le personnage se trouve bien enfermé dans une prison, comme le souligne ironiquement l'euphémisme, si l'on adopte le point de vue de Candide, ou la litote, si l'on choisit le point de vue de Voltaire et du lecteur. Ainsi, à l'aide de différentes figures de styles, Montesquieu et Voltaire parviennent à dénoncer des faits de leur sociétés avec lesquels ils sont en désaccord tout en ayant recours à l'ironie.

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Très bon travail, même si on pourrait souhaiter que tu consacres un peu plus de place à Montesquieu. Attention aux points ci-dessous.

Voltaire ne banalise pas la torture, il feint de le faire pour précisément indiquer qu'elle est banalisée à son époque.

Attention, respecte l'écriture des chiffres en toutes lettres (Montesquieu).

M. Danset

10. Le samedi 4 mars 2017, 22:08 par baptiste

exercice B

Rousseau dans son introduction sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes est plutôt persuasif face à son auditoire quant au but qu'il s'est fixé: amener à réfléchir sur l'origine de l'inégalité, par exemple grâce au champ lexical scientifique: "examiner", question et vérité, cela lui donne un caractère scientifique à son propos. Mais encore en utilisant le mot "homme" et non humanité dans "je vais parler à des hommes", il essaye de se rapprocher de ses lecteurs ce qui rend plus efficace sa volonté d'amener à s'interroger sur l'origine de l'inégalité. En utilisant le verbe "honorer" qui suit le verbe "craindre", Rousseau veut porter attention sur la vérité donc sur la volonté d'objectivité de son sujet. Ainsi à travers le champ lexical scientifique et les verbes, son exorde atteint son but, celui d' instruire une réflexion scientifique sur l'origine et le fondement de l'inégalité parmi les hommes.

Baptiste Bouyssou 2H

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Propos en partie recevable, souci d'analyse louable.

Mais tu ne reviens à aucun moment sur l'objet de notre réflexion en classe : l'efficacité de l'exorde tient au sens que Rousseau donne au mot "hommes" face à son auditoire. Le passage sur "honorer" et "craindre" est comme décortiqué et perd, de ce fait, sa signification.

M. Danset

11. Le dimanche 5 mars 2017, 10:43 par Louise Boulay

Exercice A

Dans la lettre 37 des Lettres persanes de Montesquieu, Usbek nous dresse un portrait de la monarchie française du XVIIIe siècle avec une certaine innocence qui trahie l'ironie de l'auteur.
Ce texte traite met en lumière des incohérences du monarque par l'utilisation d'antithèses comme "il aime les trophées et les victoires, mais il craint autant de voir un bon général à la tête de ses troupes".
Cette lettre est également très ironique par l'emploie de figures de styles comme l'hyperbole ou l'accumulation comme dans la phrase "Ses armées sont aussi nombreuses, ses ressources, aussi grandes, et ses finances, aussi inépuisables."
Montesquieu dénonce donc de manière implicite l'intolérance religieuse et politique, la gestion de l'Etat et la bourgeoisie/noblesse.

Dans l'extrait de l'article "Autorité" tiré de l'Encyclopédie, Diderot décrit l'autorité mais dénonce également la monarchie de droit divin quand il écrit "Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres".
Il décrit les types d'autorité : l'autorité paternelle (qui semble être la plus naturelle), l'autorité par la violence/l'autorité par le consentement des peuples (à laquelle il accorde le plus d'importance) et l'autorité religieuse dont il se sert pour appuyer ses propos comme par exemple "{Dieu} veut que {ils obéissent à l'un d'eux} par raison et avec mesure et non aveuglement et sans réserve.".
Diderot essaye, dans son article, d'orienter la réflexion du lecteur vers la remise en question de l'autorité de la monarchie absolue.

Ces deux textes remettent donc les principes politiques de la société française de l'époque en question par le biais de la littérature en employant l'implicite/l'ironie et en construisant une argumentation solide.

 

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Bon travail, avec des très bons passages ; analyse fine, citations bien choisies. Attention, Diderot se sert aussi de l'argument de Dieu pour montrer que tout asservissement volontaire (au roi par exemple) est sacrilège.

Attention à la conjugaison parfois ; ne reviens pas à la ligne systématiquement ; emploie les deux points avant l'insertion de citations.

Pense aussi à distinguer précisément les genres : roman épistolaire, article d'Encyclopédie.

M. Danset

12. Le dimanche 5 mars 2017, 11:05 par Simon Terhec

Exercice B:
En 1755 Rousseau participe à un concours et est invité à traiter la question des inégalités parmi les hommes. Il rédige alors un discours sur "l'origine et le fondements de l'inégalité parmi les hommes" et fait preuve d'une efficacité particulière lors de dans son exorde. En effet le philosophe flatte valorise son auditoire en le qualifiant d'humain, donc pourvu de raison. Cela lui permet d'affirmer que les hommes sont les seuls destinataires de son discours car c'est d'eux que naissent à la fois les inégalités en question et le désir de les examiner sans craindre "d'honorer la vérité". Rousseau s'apprête donc à critiquer donc ouvertement le système établi.

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Bon travail, texte saisi. Ton propos est progressif de surcroît.

Souligne encore plus la portée de cet exorde : la captatio benevolentiae s'accompagne habilement de l'idée que l'auditoire sera amené à réfléchir à sa propre responsabilité dans les inégalités entre les hommes ; c'est précisément ce qui constitue, pour Rousseau, la dignité humaine.

Mes suggestions d'ajouts figurent directement dans le texte en vert.

13. Le dimanche 5 mars 2017, 12:12 par Dai Florence

Exercice C:

Montesquieu et Voltaire deux grands penseurs , philosophes et moralistes dénoncent dans leurs œuvres les vices de leur société grâce à l'ironie .
Par exemple dans les lettres persanes, lettres 37 de Montesquieu , plus précisément dans la lettre 37, Montesquieu il critique le système politique français du XVIIIe siècle en utilisant un regard étranger. Pour cela il procède à emploie / utilise / fait usage de l'ironie qui lui permet ainsi de susciter la connivence du lecteur et leur complicité. Par ses figures de styles variées dont l'antithèse, l'opposition, l'énumération et la gradation, il critique dans ce texte la capacité du roi à gouverner : «Il est magnifique, surtout dans ses bâtiments : il y a plus de statut dans les jardins de son palais que de citoyens dans une grande ville.» par conséquent il énonce sans dénoncer le fait que le roi place plus d'importance dans son bien-être personnel que dans celui de sa population.
Voltaire de plus fait quant à lui part de sa pensée critique sur l’intolérance religieuse dans Candide : «les sages du pays n'avait pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé » il fait l'ironie des sages du pays en procédant à une antiphrase . Les sages du pays essayent de calmer la population en prenant les personnes sacrifiés comme bouc émissaire. Dans ce texte Voltaire utilise l'ironie jusqu'à le rendre plaisant et comique malgré l'horreur de la situation.
En conclusion ,Montesquieu et Voltaire dénoncent à leur façon les vices de leur société par leur ironie .

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Sur le fond, bon travail.

Attention à ne pas empiler les noms de procédés de style, mais à s'attacher à un ou deux d'entre eux s'ils sont mis en œuvre dans la / les phrase(s) citée(s) et commentée(s). 

Pas d'espace avant une virgule ou un point. Quelques réglages sur le plan de l'expression (voir mes ajouts et mes suppressions).

 

14. Le dimanche 5 mars 2017, 12:20 par Yani Nait Atmane

Sujet B
Dans cet extrait du "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi et les hommes", Rousseau entame son discours par une exorde (ou captatio benevolontiae ), notamment grâce à la première phrase : "C'est de l'homme que j'ai à parler, et la question que j'examine m'apprend que je vais parler à des hommes, car on n'en propose point de semblables quand on craint d'honorer la vérité." Cette phrase permet à Rousseau de s'attacher la bienveillance de l'auditoire, l'attention des lecteurs, en donnant un double sens au mot "homme".
En effet, dans la première partie de la phrase, le mot "homme" désigne toute l'humanité au sens large du terme. Cependant, dans la seconde partie de la phrase, ce mot change de signification et désigne toutes les personnes qui ne sont pas lâches et qui n'ont pas peur de faire face à la vérité - certes, mais laquelle ?.
Cette exorde lui permet d'établir une différence entre les inégalités faites par la nature et les inégalités faite par les hommes afin que les unes ne reposent pas sur les autres.
Yani Nait Atmane

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Travail qui va dans la bonne direction, tant sur la forme que sur le fond, mais qui demeure incomplet : comment fonctionne cette "captatio benevolentiae" ? Ne peux-tu pas préciser quel sens Rousseau donne au nom "hommes", sens à relier à la question qu'il va traiter dans ce discours ?

Quelques remarques par ailleurs ci-dessous.

Exorde et captatio benevolontiae ne sont pas synonymes. 

"Exorde" désigne la première partie du discours, si l'on se réfère à la structure du discours tel qu'elle est élaborée par la rhétorique gréco-latine.

"Captatio benevolentiae" désigne l'effet recherché dans un exorde : s'attirer la bienveillance de son auditoire.

M. Danset

15. Le dimanche 5 mars 2017, 12:24 par Pauline Lluis

Exercice A

Chacun à leur manière, Diderot et Montesquieu dénoncent tous deux les principaux fondements de la monarchie absolue. Diderot, dans son article « Autorité » accuse implicitement le Roi de s’approprier le pouvoir absolue de Dieu : « mais il veut que ce soit par raison et avec mesure, et non pas aveuglément et sans réserve, afin que la créature ne s’arroge pas les droits du créateur. ». Ici, le verbe « s’arroger » insiste sur la dimension péjorative de l’autorité que le roi se confère. De plus, Diderot critique l’asservissement insensé dont le peuple fait preuve à l’encontre du Roi. En effet, c’est par le biais de l’antithèse « par raison et avec mesure, et non pas aveuglément et sans réserve » qu’il compare la façon dont les citoyens obéissent au Roi et la façon dont Diderot pense qu’ils devraient obéir. Montesquieu, dans la lettre 37, a lui recours à l’ironie, à travers le personnage d’Usbek qui lui est amplement sérieux, pour remettre en cause la monarchie absolue. Dès la première phrase : « Le roi de France est vieux. », Montesquieu fait rend compte de l’ironie de la situation. En effet cette simple phrase montre que le roi n’est plus apte à régner et c’est dans le reste de la lettre qu’il le démontre. Tout d’abord, Montesquieu profite du point de vue d’Usbek pour faire une un éloge ironique du roi : « il possède à un très haut degré le talent de se faire obéir ». Il utilise ici la litote « le talent de se faire obéir » pour ironiser sur l’absurdité de l’obéissance du peuple envers leur roi, ou plus vraisemblablement sur la tyrannie qu'il exerce par la force. De plus, Montesquieu prouve que le roi n’est pas capable de discerner ses différentes façons de gouverner : « il gouverne avec le même génie sa famille, sa cour, son Etat ». Il montre ici que le roi mélange les domaines et donc ses différentes responsabilités. Pour finir, il dénonce, tout au long de sa lettre, l’incohérence dont le roi fait preuve, notamment ici : « comblé de plus de richesse et accablé d’une pauvreté ». Montesquieu a ici recours à l’antithèse et au parallélisme pour appuyer insister sur l’absurdité du gouvernement du roi. Ces deux auteurs des Lumières font donc, à travers leurs textes la dénonciation des fondements de l’autorité monarchique, lors d’une époque où la critique de la société devait passer inaperçue.

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Très bon travail. Tu as su reprendre et enrichir l'analyse de la lettre 37 que tu avais proposée en classe.

Ton texte est déjà fourni, mais on aurait pu imaginer que tu mettes en évidence d'autres aspects du texte de Diderot. Observe les ajouts et suppressions opérés dans ton texte. Distingue les genres : roman épistolaire, article d'Encyclopédie.

M. Danset

16. Le dimanche 5 mars 2017, 12:39 par Enzo Di Luca

Montesquieu comme Voltaire utilisent l'ironie afin de dénoncer et de contester leur époque, la monarchie pour l'un et la torture pour l'autre. Tous deux utilisent des contradictions. Montesquieu, dans les "Lettres persanes", dresse une satire de Louis XIV, en contestant sa personnalité, sous la forme d'antithèses et en multipliant les énumérations. Dans son article "Torture", Voltaire dénonce une pratique d'un autre siècle. Il choisit quant à lui, une structure de texte très descriptive et un champ lexical qui lui permet de démontrer l'inhumanité de la torture pourtant réalisée par l'Homme. Au travers d'euphémismes, il cherche à banaliser la torture sous forme d'ironie.

 

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Texte juste, en soi, mais très bref et incomplet.

Si tu évoques des procédés de style particulier, il faut immédiatement après ou avant citer le texte correspondant et expliquer l'effet produit.

Attention par ailleurs à la "structure descriptive". Distingue la structure, d'une part, et le type de texte, d'autre part (narratif, descriptif, explicatif, argumentatif...). Voltaire les mêle ici. 

Quand tu mentionnes un champ lexical, précise duquel il s'agit. Et attention à cet instrument d'analyse, qui peut être efficace, mais qui, souvent, empêche d'aller loin dans l'étude du texte. Voir mes conseils à ce propos ici.

Enfin, attention, Voltaire ne cherche pas à banaliser la torture, sinon par feinte : il entend montrer qu'elle est justement banalisée en son temps.

M. Danset

17. Le dimanche 5 mars 2017, 13:04 par margot langer

Exercice B

En 1775, Jean Jacques Rousseau participa a à un concours organisé par la ville de Dijon et avait donc pour but de rédiger un discours sur le sujet suivant : « l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».
L’exorde de Rousseau est particulièrement efficace car il est fondé sur la flatterie et donc sur un but de manipulation. En effet, Rousseau donne un sens au mot « hommes », lorsqu’il s’adresse a son auditoire ; il les qualifie d’hommes et donc d’êtres pourvu des consciences, de raison et de compréhension et donne une certaine amplitude au destinataire de ce discours.
Cela prouve donc aux destinataires de son discours ; (pourquoi ce point-virgule alors que la phrase demande à être complétée ?) que Rousseau ne s’adresse pas seulement aux hommes communs au monde, mais à des hommes qui on du pouvoir et donc créateurs d’inégalités ; Rousseau déclare donc ca vision du monde et ca façon de pensée ; à des hommes influant et qui on le pouvoir de changer cela ; il dénonce donc avec brièvetés et sans égare, le problème de leurs société et le problème d’un système mal établi et donc trop didactique.

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Travail contrasté.

Tu as raison quand tu indiques - ou suggères - que Rousseau s'adresse à son auditoire de façon à s'attirer sa bienveillance. 

Mais "flatterie", sans doute le premier mot venu en classe, s'il n'est pas faux, est excessif, comme j'ai pu le préciser. L'exorde remplit sa fonction qui est de séduire l'auditoire (captatio benevolentiae) par un trait brillant et élogieux. 

Tu sembles saisir le reste ; sois plus explicite (cf. les éléments de corrigé que je mettrai sur cette page, ou notre cours).

À l'exception des fautes, tu as raison, dans la dernière phrase, au sujet de la dénonciation opérée par Rousseau, même si elle est très implicite (vous êtes des hommes, vous proposez ce sujet sur l'inégalité entre les hommes, et êtes donc conscients que mon propos en appellera à votre responsabilité en la matière : ainsi pourrait-on grossièrement le paraphraser pour le comprendre).

Autres remarques :

- revois le sens de l'adj. didactique.

- attention à la ponctuation : les ";" sont mal employés et fragmentent tes phrases sans raison.

M. Danset

18. Le dimanche 5 mars 2017, 14:12 par Charles Collet 2H

Exercice C :
Voltaire veut, comme Montesquieu, dénoncer les inégalités sous le règne de Louis XIV. Ils critiquent la société monarchique particulièrement.
D’une part, Montesquieu, dans son œuvre « les Lettres Persanes », a recours à l'ironie, en montrant au peuple, par l’intermédiaire de 2 amis imaginaires, les incompréhensions et les dysfonctionnements dans l'attitude ou même les choix du roi : « Il gouverne avec le même génie sa famille, sa cour, son Etat. » (Ligne 4 ) « Il a un ministre qui n'a que 18 ans, et une maîtresse qui en a quatre-vingt » (ligne 8). Montesquieu, tout en gardant l’ironie critique sévèrement Louis XIV en le qualifiant de vieux« Le roi de France est vieux » (ligne 1) ou même d’égocentrique « Il n’est occupé, depuis le matin jusques au soir, qu’à faire parler de lui » (ligne 11).
D’autre part Voltaire, dans l’extrait de l’article « Torture », use de l’ironie afin de démontrer que le jugement des juges est immoral illégaux en fonction de la classe sociale de l’accusée. Si l’accusé est de classe inférieure, sa peine sera plus importante qu’une personne accusé de la même chose mais venant d’une classe aisée. Il passe par l’ironie dans certaines phrases quand il trouve que les actes sont assez graves à ses yeux comme nous pouvons le voir ligne 6 « Il se donne le plaisir de l’appliquer à la grande et à la petite torture, en présence d’un chirurgien qui lui tâte le pouls, jusqu’à ce qu’il soit en danger de mort, après quoi on recommence. »

Ainsi ces deux écrivains de renoms, ont utilisés l’ironie afin de passer des messages et démontrer ce que la population ne savait surement pas.

Charles Collet

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Tu cernes assez bien le fonctionnement de l'ironie chez Montesquieu, et son objectif. C'est moins le cas chez Voltaire. Il te faut par ailleurs bien penser aux effets de l'ironie.

Plusieurs remarques, les plus importantes étant en gras :

- Écris toujours les chiffres en toutes lettres (jusqu'à douze, par convention).

- Attention aux accords, notamment dans la chaîne du nom.

- Pour le texte de Voltaire, tu te méprends sur le sens : ce n'est pas un problème de classe sociale (contrairement aux "Animaux malades de la Peste" de La Fontaine).

- Pense aux effets de l'ironie : elle joue sur l'implicite, suppose la connivence, suscite le sourire et l'éveil de la pensée du lecteur.

M. Danset

19. Le dimanche 5 mars 2017, 15:02 par Yaël Fleischer

Exercice A

Dans le texte de Montesquieu et celui de Diderot, les auteurs critiquent de façon différente les fondements de l'autorité monarchique. En effet dans la lettre 37 des Lettres persanes, Montesquieu critique par le biais d'un personnage étranger le comportement royal. Il utilise pour cela une suite d'antithèses. "Il aime les trophées et les victoires, mais il craint autant de voir un bon général à la tête de ses troupes, qu'il aurait sujet de le craindre à la tête d'une armée ennemie". Il décrit de façon ironique les priorités du roi, par exemple .Par exemple avec une gradation: "Il gouverne avec le même génie sa famille, sa cour, son Etat." Dans cette énumération ses priorités sont sa famille et la cour.
Diderot lui critique de façon plus directe le pouvoir autoritaire du roi qu'il juge infondée. Il commence son article par: "Aucun homme n'a reçu le droit de commander aux autres." En référence à la monarchie du droit divin. Pour Diderot le dirigeant doit être choisi par le peuple. Il écrit: "Mais surtout la nation est en droit de maintenir envers et contre tout le contrat qu'elle a fait; aucune puissance ne peut le changer; et quant il n'a plus lieu, elle rentre dans le droit et dans la pleine liberté d'en passer un nouveau avec qui et comme il lui plaît". Ces deux philosophes remettent donc en question les fondements de l'autorité monarchiques. Leurs critiques auront un grand impact à l'époque des lumières.

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Bon travail sur les textes, réponse précise, développée, construite.

Chez Montesquieu, la gradation évoquée souligne aussi le dysfonctionnement d'un gouvernement qui régit des sphères aussi différentes de la même façon.

- Attention aux accords par ailleurs, 

- aux phrases sans verbe qui devraient être intégrées à la phrase précédente (un ex. relevé).

- La dernière phrase peut paraître maladroite, puisque ces auteurs écrivent précisément à l'époque des Lumières.

M. Danset

20. Le dimanche 5 mars 2017, 15:11 par Zoughebi mateo

Sujet C, Mateo Zoughébi
Au XVIIIème siècle, Voltaire et Montesquieu chacun à leur manière ont utilisé l’ironie afin de critiquer le régime politique de leur époque. Voltaire par la création de l’apologue et Montesquieu par son roman épistolaire Lettres persanes, nous pressent à réfléchir à partir de récits illustrant leur société. Dans Candide (Chapitre IV) non : VI, Voltaire à travers les mésaventures de Candide utilise l’ironie, pour critiquer l’absurdité des décisions juridiques prises par les sages au moyen d’une antiphrase. « Les sages du pays n’avait pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé ». Il accentue le ridicule du propos en donnant pour cet exemple : « un Biscayen convaincu d’avoir épousé sa commère, et deux Portugais qui en mangeant du poulet avaient retiré le lard » furent condamnés à mort. De plus, Candide pour avoir écouté son mentor Pangloss fut condamné par les sages, « Candide fut fessé en cadence pendant qu’on chantait ». Voltaire par le mot fessé critique une fois de plus les sages à l’aide d’une litote. L’ironie situationnelle domine alors le texte comme nous pouvons le lire dans la dernière phrase « le même jour la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable ». Montesquieu quant à lui utilise le regard d’un étranger, un persan. Ce texte fait la critique des contradictions qu’observe le persan chez Louis XIV « il a un ministre qui n’a que dix-huit ans et une maitresse qui en a vingt-quatre… ». Montesquieu par ce texte critique le dysfonctionnement de la monarchie, pour cela il utilise l’ironie situationnelle. « Il y a plus de statues dans les jardins de son palais que de personne dans les grandes villes ». L’ironie des propos du persan lui permet de susciter la connivence. Le statut d’étranger du persan supposé neutre lui permet d’énoncer les faits que Montesquieu veut dénoncer. Pour conclure Voltaire et Montesquieu à travers ces textes utilisent l’ironie pour nous faire partager leurs pensées.

 

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Bien : travail pertinent, développé, précis et construit. Quelques remarques :

- Pense à commencer par Montesquieu : si aucun n'ordre n'est imposé, l'ordre chronologique sera plus apprécié.

- Voltaire ne crée pas l'apologue (déf. à revoir) mais le conte philosophique.

- N'abuse pas de la notion d'ironie situationnelle. Pour la dernière phrase du texte de Voltaire, il est au moins aussi intéressant, sinon plus, de parler d'effet de chute ironique.

- Dans la dernière phrase, ne réduis pas l'ironie à un moyen de véhiculer des idées ; comme tu le dis plus haut, l'ironie implique fortement le lecteur, appelé à rire, à sourire, à comprendre l'implicite pour adhérer d'autant mieux aux thèses dont le text est porteur.

M. Danset

21. Le dimanche 5 mars 2017, 15:31 par Pola Rodet

Sujet C

Montesquieu et Voltaire, auteurs emblématiques des Lumières, ont recours à l’ironie de diverses manières dans leurs écrits.

Dans les « Lettres persanes » de Montesquieu, l’auteur à travers un personnage fictif et étranger à la politique française est mis face à cette société. Ce personnage joue un rôle essentiel étant donné qu’à travers lui Montesquieu dénonce les contradictions et les inégalités de son temps. Par la naïveté de son personnage il évoque des sujets délicats comme le fait que le roi est vieux : « Le Roi de France est vieux » qu’il s’entoure d’une cour jeune afin d’être le meilleur : « il aime les trophées et les victoires, mais il craint autant de voir un bon général à la tête de ses troupes, qu’il aurait sujet de le craindre à la tête d’une armée ennemie », les richesses dépensées dans les statues de son palais « il y a plus de statues dans les jardins de son palais que de citoyens dans une grande ville ». Le fait que le personnage soit un étranger facilite l’emploi de l’ironie étant donné que celle-ci est présente dans son étonnement. Pour le dire autrement, l'ironie repose sur la naïveté d'un personnage qui s'étonne alors que Montesquieu, bien sûr, ne s'étonne pas mais porte une critique acerbe, qui vise à ce que son lecteur s'étonne et se scandalise à son tour.

Dans « Torture » de Voltaire, l’auteur évoque un sujet grave, celui de la torture. Phrase non verbale à éviter > Par un argument d’autorité : exemple du système Romain des euphémismes « Mon petit cœur, n’avez-vous fait donner aujourd’hui la question à personne ? » et des litotes il dénonce les injustices et les inégalités de son temps Par ces procédés, l’emploi de l’ironie est subtile mais compréhensible après réflexion. En effet, cela était aussi l’un des buts de Voltaire : celui d’amener le lecteur à réfléchir.

Montesquieu ainsi que Voltaire utilisent des procédés qui leur sont propres en usant de l’ironie. Conclus plutôt sur l'effet produit (connivence créée avec le lecteur, réflexion du lecteur, adhésion aux thèses implicites des auteurs...).

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Bon travail sur Montesquieu ; s'agissant du texte de Voltaire, l'ironie est bien saisie et assez bien analysée s'agissant des injustices qui donnent lieu à la scène de comédie au domicile du magistrat. Mais tu n'étudies pas ce qu'il y a d'ironique dans la convocation de l'exemple romain.

Ton propos est par ailleurs construit et étayé ; attention aux deux points avant les citations, à la longueur des phrases parfois excessive.

M. Danset

22. Le dimanche 5 mars 2017, 15:43 par Marine Castanié

exercice B

Rousseau, en 1755, participa à un concours à Dijon.
Suite à ce concours, le philosophe rédigea un « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».
La première phrase du discours est un exorde (aussi appelé captatio benevolentiae - pas tout à fait : l'exorde a pour effet la captatio benevolentiae). Cette phrase d’introduction « C’est de l’homme que j’ai à parler, et la question que j’examine m’apprend que je vais parler à des hommes, car on n’en propose point de semblables quand on craint d’honorer la vérité » a pour but de créer une bienveillance à l’auditoire. Rousseau cherche à valoriser ses lecteurs en utilisant l’expression « je vais parler à des hommes ».
Cela peut signifier qu’il considère son auditoire comme des personnes cultivées et éduquées en traitant un sujet qui les concerne directement. En effet, les hommes sont en partie, voire totalement responsables des inégalités. Ils peuvent donc, grâce à ce discours, y réfléchir ou même se remettre en question. Leur grandeur, leur dignité d'homme (si tu préfères, ce qui fonde leur humanité aux yeux de Rousseau) est justement d'inviter le philosophe à réfléchir sur ces inégalités. Le philosophe dénonce ainsi l’humanité.

marine castanié

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Texte saisi, propos construit.

Il faut cependant aller plus loin (ou être plus claire ?) dans l'explication (sur le sens qu'acquiert le mot "hommes" : voir mon ajout) ; il convient aussi de rappeler que Rousseau conquiert son auditoire tout en présentant l'objet de son discours (la question portait en effet sur l'efficacité de l'exorde).

Attention à ta dernière phrase : Rousseau ne dénonce pas l'humanité (attention aux phrases construites avec le verbe dénoncer), mais la responsabilité des hommes dans les inégalités qui les distinguent.

M. Danset

23. Le dimanche 5 mars 2017, 15:43 par Marine Castanié

exercice B

Rousseau, en 1755, participa à un concours à Dijon.
Suite à ce concours, le philosophe rédigea un « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».
La première phrase du discours est un exorde (aussi appelé captatio benevolentiae). Cette phrase d’introduction « C’est de l’homme que j’ai à parler, et la question que j’examine m’apprend que je vais parler à des hommes, car on n’en propose point de semblables quand on craint d’honorer la vérité » a pour but de créer une bienveillance à l’auditoire. Rousseau cherche à valoriser ses lecteurs en utilisant l’expression « je vais parler à des hommes ».
Cela peut signifier qu’il considère son auditoire comme des personnes cultivées et éduquées en traitant un sujet qui les concerne directement. En effet, les hommes sont en partie, voire totalement responsables des inégalités. Ils peuvent donc, grâce à ce discours, y réfléchir ou même se remettre en question. Le philosophe dénonce ainsi l’humanité.

marine castanié

24. Le dimanche 5 mars 2017, 16:02 par Inès Mathorel

Montesquieu et Voltaire ont tous deux recours de nombreuses fois à l'ironie dans leurs œuvres, bien que celle ci donne une dimension comique et plaisante aux textes, elle a généralement pour rôle de dénoncer certains faits et idéaux, en effet l'ironie permet de suciter la connivence, puis de mesurer après coup la portée critique du propos Propos juste, mais 1re phrase trop longue, à décomposer. Prenons pour exemple l'extrait de l'article "torture" de Voltaire, dans lequel le rôle de l'ironie est de banaliser la pratique de la torture afin que cette dernière paraisse plus atroce et violente, les extraits suivants nous le démontrent : " il se donne le plaisir de l'appliquer à la grande et à la petite tortue"(l.5-6) ; "cela fait toujours passer une heure ou deux"(l.8-9) ; "Mon petit cœur n'avez vous fait donner aujourd'hui la question à personne ?"(l.14-15) ; " il n'y a pas d'apparence non plus qu'un conseiller de la Tournelle regarde comme un de ses semblables un homme qu'on lui amène hâve, pâle, défait ..."(l.2-3-4) . Dans la lettre 37 des lettres persannes, de Montesquieu, celui ci critique les dysfonctionnements du règne du roi de France par l'ironie. En effet il dénonce les choix de ses ministres "il y a un ministre qui n'a que dix-huit ans et une maîtresse qui en a quatre-vingt" (l.8-9), ou encore le fait que le roi prenne soin de son confort personnel plutôt que de ses citoyens ,"il y a plus de statues dans les jardins de son palais que de citoyens dans une grande ville" (l.26-27).
L'utilisation de l'ironie permet aux deux écrivains de critiquer et pointer du doigt certaines pratiques et faits tout en gardant une dimension plaisante.

Assez bon travail ; propos pertinent sur le caractère à la fois plaisant et efficace de l'ironie. Étaye ton propos d'analyses plus précises (procédés sur lesquels repose l'ironie). Tes citations sont bien choisies, mais étudie-les, justement, plutôt que de les faire se suivre sans commentaire sur leur fonctionnement. Attention aux titres (majuscules, orthographe). Enfin, par-delà la dimension plaisante des récits portés par l'ironie, explicite son fonctionnement, qui conduit le lecteur, par connivence, à rire ou à sourire, à faire une partie du chemin vers les arguments implicites des écrivains pour y adhérer.

M. Danset

25. Le dimanche 5 mars 2017, 17:07 par Antoine Quenard 2h

Exercice B:
Jean-Jacques Rousseau participe à un concours lancé par la ville de Dijon en 1755. Il écrit un discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. Il commence par :" C'est de l'homme que j'ai à parler, et la question que j'examine m'apprend que je vais parler à des hommes, car on m'en propose point de semblables quand on croit d'honorer la vérité".
La 1er partie de son discours est un exorde ( captatio benevolentiae ). Pas de parenthèses, insère cette expression dans ta phrase.
Ils flattent les hommes en disant qu'ils sont humains. En soi, ce n'est pas flatteur. 
Les seuls destinataires de son discours sont les hommes. Il attire l'attention de son auditoire grâce à sa 1er phrase - en toutes lettres : première. Il dit que les hommes sont responsables des inégalités dans le monde et qu'ils doivent réfléchir et à se remettre en question.
Il commence par établir une différence fondamentale entre les inégalités naturelle et les inégalités sociale dans le but que les unes ne se reposent pas sur les autres.
Il critique donc le système établi

 

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Le sens littéral est saisi, et une partie du sens implicite aussi, s'agissant de la responsabilité des hommes dans les inégalités. 

Mais tu ne réponds pas à la consigne, qui porte sur l'efficacité de cet exorde, et qui te proposait un point d'appui avec le sens donné ici au mot "hommes".

M. Danset

26. Le dimanche 5 mars 2017, 17:24 par Jade Chansard

Exercice C

Montesquieu et Voltaire, deux figures emblématiques de l’époque des lumières, dans leurs écrits, ont souvent recours à l’ironie, pour remettre en question les fondements de la société du 17ème siècle. Non, du XVIIIe siècle.

Par exemple, dans un extrait du Dictionnaire philosophique nommé « Torture », Voltaire nous décrit une situation de torture infligées aux esclaves romains de l’antiquité, puis la compare à celle infligée à ses contemporains. Il utilise des euphémismes comme "donné donner la question" pour ne pas employer les termes exacts dans ce cas-ci torture. En effet ici Voltaire utilise l’ironie qui grâce à des euphémismes fait ressortir l’aspect cruel de la torture. Montesquieu lui dans les Lettres persanes, décrit un superbe portrait du royaume de France gouvernée par Louis XIV, par le biais d’un personnage fictif oriental. Ici, Montesquieu utilise l’ironie en accentuant la flatterie « il est magnifique », pour mettre en évidence les failles du système monarchique.

Ainsi, c’est par le biais d’euphémisme ou de flatteries, que Montesquieu et Voltaire deux auteurs symboliques de l’époque des lumières utilisent l’ironie pour apporter leurs points de vue sur la société d 17ème siècle.

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Assez bon travail, malgré quelques erreurs. Propos construit.

Sur Voltaire, l'exemple d'euphémisme est pertinent ; attention à la manière d'insérer des citations : guillemets parfois manquants ; contexte manquant pour la citation extraite du texte de Montesquieu. Le terme d'éloge, enfin, conviendra mieux que celui de flatterie. Le Persan observe avec étonnement, amusement, et parfois admiration (d'où le terme d'éloge) les incohérences et le faste de Louis XIV. 

M. Danset

27. Le dimanche 5 mars 2017, 17:33 par Aimery Garcia

Exercice C

Voltaire et Montesquieu ont recours à l'ironie dans la plupart de leurs textes. Ils utilisent l'ironie pour cacher ce qu'ils veulent faire entendre sur quelqu'un ou quelque chose, comme le fait Montesquieu dans la lettre 37 des " Lettres persanes ". Dans cette lettre, Montesquieu flatte le roi : " Il est magnifique surtout dans ses bâtiments : il y a plus de statues dans les jardins de son palais que de citpyens dans une grande ville. Sa garde est aussi forte que celle du prince devant qui les trônes se renversent. Ses armées sont aussi nombreuses, ses ressources, aussi grande, et ses finances, aussi inépuisables " alors qu'en réalité il critique la société du XVIIIème siècle. Voltaire, lui aussi, dans l'extrait de l'article." torture " du dictionnaire philosophique, parle de la justice de son pays envers la torture derrière l'ironie - fin de phrase peu claire, à reformuler. Nous avons pu remarquer le champ lexical du plaisir ce qui montre l'ironie de Voltaire car le texte parle de la torture.

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Travail perfectible.

Tu tenais une piste d'analyse intéressante dans ta dernière phrase avec le lexique du plaisir et, plus profondément, l'univers de la comédie, dans le texte de Voltaire : c'est cela qu'il te faut développer pour montrer le fonctionnement et l'effet de l'ironie.

Il te faut davantage montrer, en effet, comment l'ironie fonctionne. Ce n'est pas Montesquieu qui flatte le roi, c'est le Persan qui admire le faste de Louis XIV et en fait un apparent éloge. Mais, pour des raisons qui sont à expliquer, citations à l'appui, le lecteur est invité à décoder un autre sens.

M. Danset

28. Le dimanche 5 mars 2017, 18:51 par Basile Bouhenic

Dans ces deux textes, Montesquieu et Diderot ont pour but de remettre en question les fondements de l’autorité monarchique. Cependant les deux auteurs ne s’y prennent pas de la même manière : - plutôt un point ici.
Montesquieu utilisera dans son texte des hyperboles : « il a plus de statues dans les jardins de son palais que de citoyens dans sa grande ville », des euphémismes « le roi de France est vieux » - pas sûr que c'en soit un, surtout au vu de la phrase suivante. Il veut souligner le fait que le roi ne soit plus vraiment apte à gouverner et qu’il a régné trop longtemps. Il souligne aussi les contradictions du monarque entre les principes qu’il revendique - lesquels ? n'inventes-tu pas ici ? - et ceux qu’il s’applique a lui même : «il a un ministre qui n’a que dix-huit ans et une maitresse qui en a quatre-vingts»
Concernant Diderot, son style est beaucoup plus direct, il critique la légitimité du monarque. Il lui reproche de s’approprier les pouvoirs divins. Pour lui, tous les hommes sont égaux et aucun homme ne devrait pouvoir commander les autres sans leur accord « Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres » point manquant

 

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Une analyse pertinente pour le texte de Montesquieu, mais relie l'emploi des hyperboles à l'effet qu'elles produisent, et surtout au fait que la plume est tenue par un Persan, et que cela incite le lecteur à décoder l'ironie par-delà l'apparente admiration.

Par ailleurs, si tu choisis une citation emblématique du texte de Diderot, tu ne dis pas assez, chez Montesquieu, en quoi la lettre 37 critique les fondements de l'autorité monarchique, telle qu'elle est exercée par Louis XIV (les fondements renvoient à autre chose qu'à la folle dépense du roi).

M. Danset

29. Le dimanche 5 mars 2017, 19:05 par Clarisse Pontet

Exercice B:

Expliquez dans un court paragraphe en quoi l’exorde de Rousseau est particulièrement efficace, par exemple en indiquant quel sens il donne au mot “hommes” dans la phrase “je vais parler à des hommes”.

Rousseau commence son texte par une exorde (nom masc.) qui flatte (excessif, même si nous sommes passés par ce verbe, comme par une étape de la réflexion, en cours) les lecteurs, qui sont enfaite en fait les juges du concourt auquel il participe. Ainsi le sujet qu'il doit traiter est :"l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes". Dans sa première phrase Rousseau écrit :" je vais parler à des homme, car on n'en propose point de semblables quand on craint d'honorer la vérité". Le mot semblable indique donc le sujet qu'il doit traiter, ainsi il explique qu'il va parler à des hommes capable d'honorer la vérité (à reformuler pour mettre en lumière le cœur de l'explication : il parle à des hommes, c'est-à-dire pour lui des êtres qui s'obligent à "honorer la vérité") et de se rendre compte que l'inégalité entre les hommes existent et a bien des fondements. Il explique donc que ces juges sont des hommes qui sont capable de percevoir cette inégalité et qu'en plus de cela il le donne pour sujet d'un concourt. Ils s'engagent donc à entendre des textes qui se donne pour vocation de critiquer ces inégalités, ainsi Rousseau par le terme:"je vais parler à des hommes" sous-entend que les juges qui vont lire ce texte sont des hommes qui - non, parce qu'ils - sont capables de percevoir ces inégalités et en plus de cela de remettre en cause la société actuel (critique des inégalités et donc de la société dans laquelle vit Rousseau) par le choix du sujet de ce concourt.

Clarisse Pontet 2H

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Assez bonne explication. Tu peux cependant aller plus loin : honorer la vérité est ce qui fait justement de ces juges du discours de Rousseau des hommes. Vois ma parenthèse au milieu de ton texte, ainsi que ma dernière insertion.

Attention à quelques fautes, dont le s de concours à la fin.

M. Danset

30. Le dimanche 5 mars 2017, 20:17 par Léia Jacoutot

Exercice A

    A travers leurs écrits, Montesquieu et Diderot critiquent les fondements de l'autorité monarchique sujet beaucoup souvent traité au dix-huitième siècle.

En effet, dans les lettres persanes, Montesquieu critique la société de son temps à travers le regard d'un étranger ( Usbek ). Lorsque ce dernier s'étonne ou ne comprend pas certaines choses il y a une critique de Montesquieu glissée derrière - oui, mais à mieux formuler. C'est notamment le cas dans la lettre 37 qui commence par une phrase brève mais très significative "le roi de France est vieux ", sur laquelle reposera le reste de la lettre. Avec cette phrase, Montesquieu désacralise le roi, se montre lassé de lui et met en exergue le mot "vieux ". Dans la suite de la lettre, l'auteur critique Louis IV XIV grâce à de nombreuses antithèses comme " il a un ministre qui n'a que dix-huit ans, et une maîtresse qui en quatre -vingt " ou encore " il aime les trophées et le victoires, mais il craint autant de voir un bon général à la tête de ses troupes ". On assiste donc ici à la satire des dysfonctionnements de la monarchies avec un roi égocentrique, vieux et dont le peuple n'est pas près de se débarrasser "ses armées sont aussi nombreuses, ses ressources, aussi grandes, et ses financent, aussi inépuisables. "
Intéressons nous maintenant à l'extrait de l'article "Autorité" de l'Encyclopédie de Diderot. A l'intérieur de cet article il critique sévèrement et ouvertement l'autorité au sein du gouvernement et son acquisition. En effet, le texte commence par une vérité générale " Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres ", qui va également guider le reste du texte. Diderot n'utilise pas ( ou presque pas ) de sous-entendu ou d'implicite ici - excessif ; cf. l'allusion au Créateur. Il réfléchit aux différentes manières de voir l'autorité et à sa place dans la société. "C'est Dieu dont le pouvoir est toujours immédiat sur la créature, maître aussi jaloux qu'absolu, qui ne perd jamais de ses droits et ne les communique point." Avec cette phrase, on peut supposer que Diderot critique fortement Louis IV car ce dernier se donne le droit de possèder ce droit divin. Il dénonce aussi la puissance et le pouvoir acquéris acquis par la violence en reprenant une morale d'une célèbre fable de La Fontaine ( le loup et l'agneau ) "c'est la loi du plus fort " (il ne la reprend pas explicitement, et l'adage existait avant la fable de La Fontaine). Enfin il termine son propos en disant qu'une personne ne peut disposer du pouvoir sans le consentement de la population. On a donc bien ici aussi une forte remise en question des fondements de la monarchie.
Ces deux textes traitent donc de sujets un peu différents mais liés étroitement par la même thématique qui est la critique de la monarchie absolue qui domine la société à cette époque.

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Bon travail, avec de très bons passages. Le texte de Diderot est bien cerné ; celui de Montesquieu aussi, et tu analyses bien ce dernier. Attention, par-delà les dysfonctionnements, à bien insister sur la critique de l'absolutisme en tant que tel (tu aurais pu développer ce que tu dis sur le caractère égocentrique du roi). Propos construit, développé et précis par ailleurs. 

M. Danset

31. Le dimanche 5 mars 2017, 20:26 par Marie Dunod

Exercice C :
Voltaire et Montesquieu ont tous les deux recours à l’ironie dans leurs textes. Par exemple dans les Lettres Persanes, Montesquieu met en scène un personnage qui s’émerveille devant la beauté et la puissance du roi, plutôt deux points ici « Ses armées sont aussi nombreuses, ses ressources, aussi grandes, et ses finances, aussi inépuisable. ». En réalité, l’auteur se moque du souverain, en effet, les finances et l’armée française sont au plus mal. Grâce à l’ironie, l’auteur sous-entend que le monarque s’accorde des privilèges au détriment de la population. Montesquieu critique donc sévèrement les disfonctionnement dysfonctionnements de la monarchie absolue au temps de Louis XIV à travers l’aspect ironique du texte. Dans l’article « torture » du dictionnaire philosophique, Voltaire dénonce l’horreur de la torture en employant une série d’exemples. Lorsqu’il met en scène la femme d’un magistrat qui prend gout à la torture, « La première fois madame en a été révoltée ; à la seconde, elle y a pris gout », l’auteur souligne la banalisation de la torture. Sa stratégie argumentative repose sur la citation d’exemple et l’usage de l’ironie grâce à laquelle le lecteur est amené à réfléchir. La dérision suscite la connivence du lecteur et permet de mesurer après coup, la portée critique du texte. Les deux auteurs, emblématiques des Lumières, Montesquieu et Voltaire dénoncent les défaillances de leur époque à travers des textes ironiques.

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Très bon travail.

Propos construit, pertinent, précis et développé. Attention aux accords dans la chaîne du nom.

M. Danset

32. Le dimanche 5 mars 2017, 20:47 par Orso gsell exercice A

La lettre 37 des lettres persanes de Montesquieu ainsi que l'article "Autorité" de Diderot remettent en question les fondements de l'autorité monarchique de manière différente.
D'un côté, Montesquieu remet en question l'autorité monarchique à travers une discussion - non, une lettre - fictive dans laquelle, Usbek, l'un des protagonistes de l'histoire, fait la satyre satire du roi de france en démontrant qu'il n'est plus apte à diriger le pays à cause de son manque du sens des priorités "il craint autant de voir un bon général a la tête de son armée, qu'il aurait sujet de le craindre à la tête d'une armée ennemi"
Dans cette phrase" Montesquieu reproche au roi son incapabilité incapacité à prendre les bonnes décisions à l'aide d'une comparaison compréhensible pour un maximum de personnes.
De l'autre côté, Diderot s'oppose au processus de transmission du pouvoir de manière héréditaire qu'il ne trouve pas suffisamant suffisamment démocratique à l'aide de l'extrait de l'Encyclopédie baptisé "Autorité". Dans cet extrait, il expose ses idées sous la forme d'un texte argumentatif ayant pour but de convaincre ses lecteurs que la monarchie n'a pas de raison d'être."Si la nature a établi quelque autorité, c'est la puissance paternelle ". Dans cette phrase, Diderot exprime très clairement que le roi n'a plus à être supérieur à son peuple - non, pas dans cette phrase-là. De plus, plus loin, il défend l'idée d'une revolte dans la phrase "La puissance qui s'acquiert par la violence n'est qu'une usurpation et ne dure qu'autant que la force de celui qui commande l'emporte sur celle de ceux qui obéissent" qui exprime le fait que, le peuple, étant le plus fort, serait en droit de s'approprier le pouvoir de force.
Ces deux textes défendent la même idée mais avec des structures et des styles différents.

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Travail assez développé, pertinent sur plusieurs points, à améliorer sur d'autres.

S'agissant du texte de Montesquieu, si la critique porte en effet sur les incohérences de l'action royale, notamment sur le plan militaire, la consigne de travail vous incitait à regarder en priorité ce qui relevait de la critique de l'autorité monarchique, donc, dans ce texte, des dérives liées à l'absolutisme. Ta citation est pertinente, de ce point de vue, mais il faudrait mieux l'amener. C'est moins un problème de sens des priorités qu'une dérive liée à l'absolutisme, qui confond la personne et le pouvoir. Étoffe aussi ton analyse (antithèses, abondance du lexique des affects : aimer, craindre...).

Quant au texte de Diderot, tu l'as bien cerné ; ta première citation est à reprendre (ou bien l'explication qui l'accompagne est à revoir). La seconde est pertinente, mais l'explication ne l'est pas : ce n'est pas parce que le peuple est le plus fort qu'il est légitime.

Les idées diffèrent quelque peu, attention, et surtout, les genres (roman épistolaire contre article d'Encyclopédie).

M. Danset

 

33. Le dimanche 5 mars 2017, 20:49 par marius bellonnet

sujet C

Voltaire et Montesquieu philosophes et écrivains du XVIIIe siècles ont recours à l'ironie afin de faire connaitre les différent agissement de différentes personnes. Ils choisissent tous deux l'ironie car cela est un moyen de faire passer un message qui en premiers lieu est tout a fait banale mais après une réfléxtion du lecteur semble plus satirique. C'est donc un moyen de denoncer sans craindre des représailles de la personne visée . Montesquieu lui utilise l'ironie dans une relation épistolaire entre deux orientaux appeler lettres persanes publier en 1721 . le fait d'utiliser un personnage fictif dans les lettres persanes permet a Montesquieu de dénoncer mais par l'intermédiaire de Usbek .Car lorsque que Usbek dit "il a un ministre qui n'a que dix-huit ans et une maitresse qui en a quatre-vingts"lui (Usbek) observe alors que Montesquieu lui dénonce le fais que ce soit un jeune homme sans expérience qui dirige (sens à peu près saisi, mais phrase à revoir sur le plan de la construction). Voltaire dans Candide(Chapitre VI) banalise le fait de sacrifier des hommes afin de calmer les tremblements de terre mais aussi l’absurdité des décisions juridiques prises par les sages .De surcroit la raison du sacrifice des quatre hommes est d'autant plus hilarant "un Biscayen convaincu d'avoir épouser sa commère et deux Portugais qui en mangeant un poulet en avaient arracher le lard " (structure : d'autant plus... que...).Voltaire accentue l'absurdité des propos des sages car a la fin du texte il dit "Le meme jour la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantables "
Ces deux auteurs utilisent donc l'ironie afin de nous faire partager leurs réelles penser/

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Sur le fond, l'ironie semble saisie. Les exemples sont bien choisis. L'avant-dernière phrase est un bon exemple de ce qui est attendu.

Il te faut cependant mieux expliquer le fonctionnement de l'ironie, qui ne se résume pas à "faire partager ses pensées", loin de là (bien d'autres ressources existent pour cela).

Attention par ailleurs aux points suivants.

- 1ère phrase trop générale, à revoir.

- Attention, l'ironie n'est pas un moyen de dénoncer sans craindre des représailles.

- Orthographe : fautes d'accords fréquents.

- Syntaxe de plusieurs phrases à revoir. Privilégie les phrases simples et brèves.

M. Danset

 

34. Le dimanche 5 mars 2017, 21:16 par Victoire Marty Alléon

Exercice A :

Dans la lettre 37 du recueil des lettres persanes, Montesquieu utilise Usbek, un noble et riche persan qui quitte Ispahan, pour l'Europe et même Paris, comme couverture - le mot est plutôt familier, même si l'idée est juste : comme paravent ?. Dans cette lettre, Usbek Désacralise le Roi dès la première phrase : " Le roi de France est vieux ", ce qui fait allusion au fait qu'il devrait être remplacer. Le ton de l'ironie est fort utilisé dans l'ensemble du texte puisqu'il critique tout au long de celui-ci, comment gouverne le roi : " il gouverne avec le même génie sa famille, sa cour son Etat." Il insiste sur l'incohérence de sa façon de réfléchir : " il a un ministre qui n'a que dix-huit ans, et une maîtresse qui en a quatre-vingts" ce qui nous montre qu'au lieu de choisir un ministre assez mûr pour l'aider à gouverner, il en choisi un trop jeune, et que par contre, il choisit une femme très âgée comme compagne. Il sous entend ainsi que le roi n'est en fait bon ni pour la politique, ni pour sa situation amoureuse et souligne donc sa stupidité - incohérence suffit ; stupidité n'est pas approprié, et sans doute excessif. Il témoigne aussi de sa lâcheté et de son manque de courage : "il aime les trophées et les victoires, mais il craint autant de voir un bon général à la tête de ses troupes…qu'à la tête d'une armée ennemie ".
Et enfin il nous fait part de la superficialité et vanité du Roi : " Il a plus de statues dans les jardins de son palais que de citoyens dans une grande ville", en plus de son incapacité à gouverner.
Dans l'article " Autorité" de Diderot, celui-ci critique d'une façon plus franche, plus directe, la monarchie absolue.
Il va en effet droit au but, et se positionne directement face à la situation, contrairement à Montesquieu qui utilise l'ironie comme couverture. "Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres", dès la première phrase il critique la monarchie absolue, elle même, contrairement à Montesquieu qui lui, vise le roi, mais qui a pourtant le même but.
Il le fait ainsi d'une façon presque didactique : " La même loi qui a fait l'autorité la défait alors; c'est la loi du plus fort." Oui.
Diderot montre sa vision de la monarchie, en expliquant que le roi ne devrait pas être assimilé à un dieu : " La créature ne s'arroge pas les droits du créateur" le créateur qui fait référence à Dieu, " Toute autre soumission est le véritable crime d'idolâtrie".
Diderot a recours à l'ironie lui aussi "par le plus grand des malheurs…la famille venait à s'éteindre" - attention, l'ironie n'est pas du tout évidente ici. C'est un prolongement du raisonnement.
Ainsi, des philosophes tels que : Montesquieu ou Diderot, auront permis la remise en question des fondements de l'autorité monarchique par le biais de l'ironie, des antithèses, figures de style, (dans une phrase conclusive, on évitera la mention de procédés précis) et pour Montesquieu, par le biais de ses personnages fictifs, étrangers.

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Bon travail, construit, développé, précis.

Ton travail sur Diderot est pertinent, même si ta mention de l'ironie est à revoir. Ton propos est solide et juste aussi pour ce qui est de Montesquieu, mais il manque, en début de paragraphe, une phrase qui dise simplement que Montesquieu, par-delà la personne de Louis XIV et ses incohérences, critique en effet la monarchie absolue en ceci qu'elle confond la personne (et ses goûts, ses craintes) et le pouvoir (qui suppose d'autres exigences).

 

35. Le dimanche 5 mars 2017, 21:17 par Virgile Neveu

Exercice B

La première phrase de cette extrait du Discourd - Discours - sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes de Jean-Jacques Rousseau est identifié comme étant une un exorde. L'exorde s'utilise généralement dans des discours, notamment par les politiciens, pour s'approprier la sympathie de l'auditoire afin de rendre le discours plus agréable efficace. Ainsi l'éxorde permet d'approcher différents sujets sensibles pour les personnes qui se sentiraient consernés par des discours comportants des reproche(s) ou des remarque(s) affligeante(s) qui leurs sont adressés. Dans cet extrait la phrase "je vais parler à des hommes" se fait ressentir avec une certaine manière à flatter (excessif) l'auditoire et sert d'exorde pour le discours de Rousseau. En effet on apprend que le discours de Rousseau s'adresse à des juges lors d'un concours et que le therme "je vais parler à des hommes, car on n'en propose point de semblable quand on craint d'honorer la vérité" montre que Rousseau est près à critiquer certaines inégalités et marque son approbation de la capacité de compréhension des juges à percevoir les inégalités entre les hommes afin de remettre en cause la société actuelle (celle du XVIIIe siècles) par le choix du titre de ce discours. Cela en fait une exorde efficace.
Virgile Neveu 2H

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Bonne explication de ce qu'est un exorde.

En revanche, tu ne t'es pas (assez) appuyé sur la suggestion contenue dans la consigne, qui portait sur le sens que Rousseau donne au mot "hommes" ; ce qui fonde l'humanité selon lui, c'est justement la capacité "d'honorer la vérité" sans la craindre, en considérant, par exemple, les fondements des inégalités.

Attention également à ta syntaxe. Raccourcis encore tes phrase (regarde l'avant-dernière notamment).

M. Danset

36. Le dimanche 5 mars 2017, 23:21 par Greco Luca

Sujet B: La première partie du discours de Rousseau peut s’apparenter à une flatterie (non, terme excessif, même si nous avons pu nous en servir comme un point d'étape dans notre réflexion en classe) pour s'attirer la bienveillance de son auditoire.

« (…) je vais parler à des hommes. ». Il emploie le mot « hommes » pour désigner son auditoire et leur accorde donc un statut privilégié, leur permettant de juger selon lui « correctement » son discours. Cela peut donc être un moyen d’alléger ses propos critiques qui vont succéder dans son discours.

« Je défendrai donc avec confiance la cause de l’humanité devant les sages qui m’y invitent ». Rousseau, de part cette phrase, nous explique qu’il est disposé à dénoncer les inégalités parmi les hommes avec la permission - non justement - des personnes qui vont le juger. Il les prévient donc que certains de ses propos critiques vont désigner directement ou indirectement des personnes de leur entourage, ou parfois eux-mêmes.
Grâce à cette exorde, Rousseau est donc en état de critiquer et de débattre sur les fondements de l’inégalités parmi les hommes, en ayant au préalablement rassurer et gagné la sympathie de son auditoire.
Greco Luca 2H

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Des éléments pertinents, sur la "captatio benevolentiae" opérée par l'exorde (emploie l'expression pour être précis). Propos construit par ailleurs.

Cependant, il te faut revenir à la façon dont Rousseau considère le mot "hommes" : ce qui fonde ici l'humanité, c'est le fait d'accepter de considérer - en effet au risque d'être la cible de la critique - que les inégalités sont le fait des hommes.

M. Danset

37. Le dimanche 12 mars 2017, 15:40 par Jeanne Nahmias

Exercice A
Dans la « Lettre 37 » des Lettres persanes, un persan qui séjourne en France observe les envies contradictoires du roi Louis XIV « J’y ai trouvé des contradictions ». Il énonce toutes les contradictions du roi en mettant en avant leurs absurdités : « Il a un ministre qui n’a que dix-huit ans et une maitresse qui en a quatre-vingt ». Usbek termine sa lettre en veillant à garder une marche de respect en le gratifiant (complément manquant, revois la construction de ce verbe) « Ses armées sont aussi nombreuses, ses ressources, aussi grandes, et ses finances aussi inépuisables ». A travers cette lettre Montesquieu utilise le regard d’un étranger et l’ironie pour dénoncer sévèrement les dysfonctionnements de la monarchie absolue sous louis XIV. Dans « Autorité » extrait de l’Encyclopédie Diderot remet en question tous les fondements de l’autorité monarchique. Il exploite toute les savoirs acquis au dix-huitième siècle « si la liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison ». Au début du texte Diderot n’utilise aucune ironie pour énoncer ses idées « la puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéisse ». Il les impose et les explique de façon à ce que l’on puisse comprendre son raisonnement presque scientifique. Toutefois il finit son texte en avertissant la monarchie avec beaucoup d’ironie - ce n'est pas certain, cela fait partie du raisonnement - « C’est ce qui arriverait si par le plus grand des malheurs, la famille entière régnante venait à s’éteindre jusque dans ses moindres rejetons : alors le sceptre et la couronne retournerait à la nation ».

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Bon travail.

Textes saisis ; tu indiques bien le mode argumentatif de chacun d'eux par ailleurs (regard de l'étranger, ironie chez Montesquieu ; raisonnement progressif chez Diderot). Il manque une phrase dans ton propos sur Montesquieu pour indiquer, afin de répondre à la question, que ce dernier s'attaque à la confusion des genres dans les décisions prises par le souverain, du fait même de l'absolutisme. Pense aussi, dans le cadre d'un bref travail comme celui-là, à conclure en une phrase.

M. Danset

38. Le lundi 13 mars 2017, 15:16 par geraud cazals

sujet C
Dans ce texte, Rousseau exhorte - l'exhortation à l'action est à la fin d'un discours, pas au début - les hommes à qui il va parler de la question de l'égalité entre humains. "Je vais parler à de hommes", écrit-il, ce qui signifie qu'il va parler d'humanité aux humains. Cet exorde se montre efficace car il flatte ses lecteurs en les qualifiant d'hommes - nous sommes passés par une telle étape dans notre réflexion en classe, mais nous l'avons affinée. Il déclare qu'il a encore confiance en l'humanité, et il serait prêt à aller la défendre si "les sages" l'y invitent. En écrivant tout ceci, il incite ses lecteurs à se ranger de son coté, car ils sont eux aussi des hommes et ceux-ci se sentent donc protégés ou plus impliqués. Dans cet extrait, Rousseau déclare que cette question de l'égalité humaine ne pourrait trouver de réponses mensongères chez son auditoire - là est l'essentiel de la force de cet exorde, sur quoi vous étiez invités à réfléchir : "car on n’en propose point de semblables quand on craint d’honorer la vérité" . Rousseau décrit les hommes comme des personnes ne disant seulement la vérité ce qui peut leur donner le statut de demi-dieu, car dans la mythologie antique, ne dire que la vérité était réservée à des êtres supérieurs. Le philosophe se donne le statut de porte-parole de les hommes, et il se considère ainsi lui-même comme un homme, donc ne disant que la vérité, ce qui peut lui donner un côté arrogant, d'autan plus qu'il se présente ainsi comme le plus qualifié pour être le porte-parole des hommes.

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À relire et retravailler.

C'est l'exercice B, et non C, que tu as fait. Attention, la fin de ton paragraphe me semble perdre de vue la question qui vous était posée. L'essentiel était d'examiner l'efficacité de l'exorde, qui peut séduire l'auditoire (captatio benevolentiae) tout en amenant le sujet de façon subtile, parce que Rousseau fonde l'idée d'humanité sur celle du respect de la vérité, au risque pour chacun de devoir reconnaître ses fautes et son implication dans les fondements de l'inégalité.

M. Danset