Voici un entraînement sur le corpus sur Peletier du Mans, Ronsard et Du Bellay.

(Je rappelle que Peletier peut s’écrire avec un ou deux L).

À faire pour lundi 20 mars au soir.


Consignes

  • Relisez le corpus sur les premiers repères sur l’Humanisme (vu en demi-groupe au cours de la semaine du 6 mars).
  • Choisissez et faites l’un des exercices indiqués ci-dessous.
  • Cliquez sur “Ajouter un commentaire” en bas de cette page, et recopiez votre texte.
  • Au début de votre commentaire, indiquez de quel exercice il s’agit (Exercice A, B, C…)
  • Dans votre propos, liez toujours fond et forme. Certaines des pistes proposées sont fondées sur l’un ou l’autre de ces aspects ; ce sont donc des pistes de départ, qui doivent vous amener, si elles portent sur le fond, à articuler votre réponse avec la forme, et réciproquement.
  • Évidemment, abstenez-vous de lire les travaux des autres avant de poster le vôtre !

A

  • L’un des arguments qui apparaît, en creux, dans le propos de Peletier du Mans comme de Du Bellay, concerne la prétendue “pauvreté” de la langue française.
  • Que suggère Peletier du Mans au “poète qui n’écrit qu’en latin”, si jamais il trouve le français pauvre ?
  • Selon Du Bellay, qu’est-ce qui prouve que le français n’est ni pauvre, ni infertile ?
  • Citez brièvement les textes pour justifier votre réponse.

B

Comment s’exprime l’admiration pour l’Antiquité et les “Anciens” dans les trois textes ?

Votre réponse s'apparentera presque ici à une partie de question sur corpus.


C

  • Imaginez une question sur ce corpus.
  • Rédigez la phrase d’annonce du plan que vous élaboreriez pour y répondre.
  • Rédigez une des deux ou trois parties qui formeraient votre réponse.

Surtout n'ayez pas peur de vous retrouver sur la même question qu'un de vos camarades ; pour un tel corpus, il n'y a pas cinquante questions possibles. L'essentiel est bien de s'entraîner à concevoir un plan efficace et à rédiger rapidement grâce à trois ou quatre points dans chaque partie.

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Commentaires

1. Le samedi 18 mars 2017, 11:22 par Sophie Y

Le corpus soumis à notre analyse est composé de trois textes s’inscrivant dans le genre littéraire de l’humanisme : « A un poète qui n’écrivait qu’en latin » texte en vers de Peletier du Mans publié en 1547 ; un extrait du manifeste de Du Bellay «Défense et illustration de la langue française », 1549 ; ainsi qu’un sonnet de Ronsard « Continuation des Amours » datant de 1555. Nous nous demanderons comment ces textes défendent l’utilisation de la langue française tout en faisant l’éloge des auteurs grecs et latin.
Les trois auteurs tentent de promouvoir le français à une époque où la langue officielle était le latin. Nous pouvons donc observer que Peletier du Mans dresse un véritable éloge du français, en témoignent ces vers (1-3):
« J’écris en langue maternelle,
Et tâche de la mettre en valeur,
Afin de la rendre éternelle »
Du Bellay essaie également de défendre l’utilisation du français et tente de «montrer que notre langue n’a point eu à sa naissance les dieux et les astres si ennemis qu’elle ne puisse un jour parvenir au point d’excellence et de perfection, aussi bien que les autres, entendu que toutes les sciences se peuvent fidèlement et copieusement traiter en icelle. » (L 16-18). Par ailleurs, les trois textes évoquent l’impossibilité d’imiter les plus grands auteurs grecs et latins tels que Virgile, Homère ou Ovide.
En effet, selon Peletier du Mans,
« Mieux vaut être ici des meilleurs,
Que des médiocres ailleurs » (v34-35) ou encore,
« Toi qui t’es si fort exercé t’es
Et qui en latin écris tant,
Qu’es-tu sinon qu’un imitant ? » (v12-14). Du Bellay quant à lui «n’estime pourtant notre vulgaire, tel qu’il est maintenant, être si vil et si abject, comme le font ces ambitieux admirateurs des langues grecque et latine » (l 1-2).
Ronsard, tout comme Du Bellay et Peletier du Mans défend le fait que le français soit propre à l’art. Le sonnet est au XVIème siècle une forme d’écriture extrêmement moderne, Ronsard illustre ici ce que l’on peut écrire grâce au français, langue moins formel que le latin ou le grec. Nous rentrons de plus dans l’intimité du poète, impression de rapprochement due encore une fois à l’utilisation de notre « langue maternelle » (v1 du texte en vers de Peletier du Mans).

2. Le dimanche 19 mars 2017, 10:41 par Eden

J'ai travaillé sur l'exercice A.

Au XVI° siècle, les poètes écrivent traditionnellement en latin dans la volonté de se placer dans le sillage des auteurs antiques tels que Virgile. Or, à la moitié du siècle se forme un groupe de poètes qui défend la langue française : la Pléiade.
En quoi la langue française serait légitime en tant que langue poétique ?

Il semble aux poètes du XVI° siècle que le latin est plus riche que le français, qui vient tout juste d'apparaître. Peletier du Mans va à l'encontre de cette tradition poétique en rappelant que le latin à déjà été le matériau d'une poésie que l'on ne saurait plus atteindre. S'entêter à n'écrire "qu'en latin" réduirait le poète à un "imitant"v14 ; il pose ainsi une question rhétorique destinée à convaincre le lecteur :
"Crois-tu que ton poème approche
De ce que Virgile écrivait ?" v15-16.
A l'inverse, le français est une langue neuve dans laquelle le poète peut briller. En effet, elle se construit au fur et à mesure et le poète peut donner de "Nouveaux mots aux nouvelles choses" v47. De cette façon, il n'a qu'à lui-même inventer cette langue qui contient la richesse de ce qui n'est pas encore achevé.

Du Bellay, également membre de la Pléiade, mène le même combat que Peletier du Mans dans Défense et illustration de la langue française. Il s'attaque aux poètes qui considèrent que le français est une langue "vulgaire"l1, comme si établir un lien entre poésie et français serait une forme d'abaissement, d'avilissement. Lui aussi use de questions oratoires pour mieux convaincre : "Que dirai-je des Hébreux ?"l12 dit-il en évoquant la Bible. En effet, Du Bellay rappelle que de nombreux ouvrages ont été "traduits en français" l19 ce qui prouve bien que le français peut saisir les textes tout autant que les langues antiques. Il devient ainsi incohérent de refuser d'écrire de la poésie en français alors même que les textes latins ou grecs sont d'ores et déjà retranscrits en français, d'autant plus que Du Bellay a conscience de vivre à un siècle de renouveau artistique grâce à l'impulsion de François Ier.

En somme, ces deux textes défendent l'usage du français en poésie. D'une part, Peletier du Mans souligne la richesse du français par sa dimension malléable. D'autre part, Du Bellay prouve de façon empirique sa capacité poétique en invoquant la traduction des textes en langue française.

3. Le lundi 20 mars 2017, 16:24 par Selma Landqvist

Les textes de ce corpus sont écrits par des auteurs de la Pléiade, au XVIème siècle, en pleine Renaissance humaniste, privilégiant la langue française à la langue latine des Anciens. Afin de défendre l’utilisation de la langue française, des auteurs comme Peletier du Mans et Du Bellay exposent leurs idées à travers genre argumentatif.

Dans « A un poète qui n’écrivait qu’en latin », Peletier du Mans affirme que c’est justement parce que la langue française est pauvre qu’il faut la composer afin de l’enrichir.
« S’il y a de la pauvreté,
Qui garde que tu ne composes
Nouveaux mots aux nouvelles choses » v.45-49
En effet, ce n’est pas en imitant les auteurs antiques que l’écrivain du XVIème siècle atteindra la perfection, la langue latine n’a plus la verdeur su temps de Virgile.
« Et qui en latin écris tant,
Qu’es-tu sinon qu’un imitant ?
Crois-tu que ton poème approche
De ce que Virgile écrivait ? » v.13-16
Peletier du Mans invite ainsi ses contemporains à réinventer la langue française, à innover en imitant Virgile plus noblement en s’inspirant intelligemment dans une nouvelle langue.

Du Bellay, quant à lui, cherche à montrer que la langue française c’est ni pauvre, ni infertile dans le chapitre IV de « Défense et illustration de la langue française ». Par un éloge de François Ier qui a promu le langage français dans les arts et sciences et l’a « rendu élégant » (l.10), Du Bellay prouve que le français n’est pas pauvre en justifiant son apprentissage « philosophes, historiens, médecins, poètes, orateurs grecs et latins ont appris à parler français » (l.11-12). De plus, de nombreux « livres grecs et latins, voire bien italiens, espagnols et autres » (l.18-19) ont été traduits en Français, prouvant que cette langue a suffisamment de richesse de vocabulaire pour évoquer les mêmes sujets que ceux des auteurs antiques. « Les Saintes Lettres » (l.12) traduites en français viennent aussi appuyer ce propos.

Ainsi, l’utilisation de la langue française s’appuie sur différents arguments. Pelletier du Mans propose d’enrichir la langue française afin d’imiter les auteurs de l’Antiquité plus noblement, tandis que Du Bellay démontre sa richesse en évoquant les traductions existantes en français.

4. Le lundi 20 mars 2017, 17:37 par Pierre-Louis Serre

Exercice B:
De l'implicite à l'explicite, ces trois textes témoignent d'une admiration de l'Antiquité et des "Anciens", pionniers de leurs écrits.
D'une part, pour Pelletier du Mans « les Grecs sont fort fameux » (v8) et
« les Latins sont aussi tels » (v9). Ainsi, il dit de ces langues qu'elles sont « immortels » dont les écrits ont irrigué son époque: «  Qu'es-tu sinon qu'un imitant ? » (v14). De plus, il attribue aux savants de ce temps une valeur presque inaccessible que nul ne peut égaler :
« Crois-tu que ton poème approche
De ce que Virgile écrivait ? » (v16)
Par ailleurs, il dépeint l'Antique comme une époque où tout semble d'ores et déjà acquis :
« Les arts sont réduits et compris
Avec les naturels secrets » (v36 et 37)
D'autre part, J. Du Bellay se voit plus défenseur de la langue française qu'admirateur de l'Antique et des « Anciens ». Cependant, son troisième texte témoigne d'une admiration plus implicite. Le latin semble être une langue de persuasion, une langue noble, une langue qui ne s'apparente pas au vulgaire : « ces ambitieux admirateurs des langues grecque et latine, qui ne penseraient, et fussent-ils la même Pytho, déesse de persuasion, pouvoir rien dire de bon, si n'était en langage étranger et non entendu du vulgaire. » (1 à 3)
Enfin, Ronsard parle de l'Illiade d'Homere, un livre qu'il souhaite lire en trois jours

« pour faire apès un an de bonne chere. ».(v8). C'est ainsi qu'il pense avoir accès à un savoir inestimable dont il peut se nourrir.

En somme, l'Antique et les « Anciens » sont perçus par ces poètes de la Pléiade comme fondateur, avec des écrits universels et intemporels.

5. Le lundi 20 mars 2017, 20:02 par felicien !!

J'ai choisi le sujet A

Au XVIème siècle le français est appelé péjorativement « patois », l’orthographe n’est pas uniformisée , peu d'ouvrages portent sur sa grammaire : il est qualifié de vulgaire. Cependant, la pléiade, un groupe de poète, défend la langue française et tente de l’élever au rang de langue noble.
Nous verrons en quoi Pelletier du Mans et Du Bellay prônent l’utilisation de la langue française.

Du Bellay dans Défense et Illustration de la Langue française condamne les « admirateurs des langues grecs et latines » qui considèrent que le français est vulgaire. Il invoque la déesse « Pytho »l2, « Dieu »l7 et les « astres »l16 insufflant ainsi de la noblesse dans son texte. De plus, Du Bellay évoque François 1er, il s’inscrit à l’égal de ce roi dans l’idée de renouveau artistique et littéraire en prônant la langue française. Il exprime l’universalité de la langue française à travers des accumulations « Et qu’ainsi soit, philosophes, historiens, médecins, poètes, orateurs grecs et latins{…} »l11. Il rappelle que de nombreux ouvrages ont été « traduits en français » , ce qui prouve que le français peut assimiler le latin et qu’il est par conséquent lu même une langue noble, une langue qui peut parvenir « au point d’excellence et de perfection ».

Pelletier du Mans illustre les propos de Du Bellay— qui loue au français une valeur poétique—en versifiant son texte. Le français est également une langue novatrice et complexe composée de nouveaux mots » et de « nouvelles choses », il est universel et connue en « Italie et en Espagne » et en « Angleterre et en Allemagne ». Du Bellay insiste sur le fait que le français est une langue lyrique et noble en abandonnant les sujets antérieurs médiévaux et marotiques pour privilégier les maîtres antiques «  Virgile »l16, « les Latins »l9. Il se détache cependant de ses ancêtres en considérant que la poésie ne doit plus être écrite en latin mais en français, il pose ainsi de nombreuses questions rhétoriques :
« Et qui en latin écris tant,
Qu’es-tu sinon un imitant ? »V13-14
Il considère qu’il est impossible de revenir à la force des textes antiques par le média du latin et du grec ; il faut donc s’approprier le français, l’enrichir, l’uniformiser pour écrire de la poésie nouvelle et puissante.

Ces deux textes défendent l’usage de la langue française ; Du Bellay nous convainc à travers une argumentation riche et développé, tandis que Pelletier du Mans nous persuade en illustrant les propos de Du Bellay à travers un poème versifié et lyrique.
Même si l’on ne pourra pas—selon les poètes de la pléiade et les humanistes— réellement surpasser la poésie et la littérature antiques, on pourra néanmoins s’en affranchir et construire dessus avec le français ; Montaigne déclarera en effet « Nous ne faisons que nous entregloser. ... Nous échelonnons ainsi de degré en degré. Et advient de là que le plus haut monté a souvent plus d'honneur que de mérite. Car il n'est monté que d'un grain sur les épaules du pénultième. »

6. Le lundi 20 mars 2017, 21:51 par Léa G

Consigne B

Les trois textes de ce corpus sont deux poèmes et un manifeste et leurs trois auteurs sont membres de la Pléiade. Défenseurs de la langue française, ils restent admiratifs du grec et du latin.
Dans son poème, Peletier du Mans traite le poète "d'imitant" (v14) s'il n'écrit qu'en latin. Aux vers 15-16, il montre que l'on ne peut qu'imiter le travail de Virgile et non espérer l'égaler. Pour lui, le grec et latin sont des langues qui constituent l'héritage du français et dont celle-ci doit s'inspirer pour faire aussi bien que Virgile dans sa propre langue, le français.
Chez Ronsard, le poète espère lire l'Iliade d'Homère "en trois jours" au vers 1 sans être dérangé par quoique soit hormis des nouvelles de sa fiancée. Pas même par Dieu. Il place donc la religion à un second rang, donnant encore plus d'importance à l'Iliade. Pour lui, rien est plus important que de s'imprégner de cette dernière, oeuvre des Anciens, dont il est donc admiratif.
Enfin, dans son manifeste, Du Bellay argumente en faveur de la langue française rejoignant le propos de Peletier du Mans. Le français tire son héritage de ces deux langues savantes et poétiques. Néanmoins, le français est capable de faire aussi bien avec "les excellentes plumes de son temps" (l.19).
Pour tous les trois, il y a une admiration non dissimulée pour les Grecs et les Latins, bien que leur propos suggère une opinion critique. Ils restent admiratifs des Anciens mais argumentent en faveur de modernité dans la langue poétique et savante.

7. Le lundi 20 mars 2017, 22:25 par Anaïs

Les trois auteurs de ces textes font partie de la Pléiade. Et c'est dans ce groupe de poètes créé au XVIe siècle que Pelletier du Mans, du Bellay ou encore Ronsard vont exprimer leur admiration pour l'Antiquité et les "Anciens".
Nous pouvons voir d'une part que Pelletier du Mans ne cache pas son admiration. Il dit en effet : "les Grecs sont si fort fameux", "les latins sont aussi tels" et il rajoute ensuite "on pense toujours que des vieux le style vaut encore mieux". De plus il leur donne cette allure de dieu que personne ne peut atteindre : "qu'es-tu sinon qu'un imitant? Crois-tu que ton poème approche de ce que Virgile écrivait?"
Pour du Bellay, comme le dit le titre de son œuvre, il défend et illustre la langue française plus qu'il n'admire les "Anciens". Cependant, en défendant certains ouvrages, il évoque un "grand nombre de livres grecs ou latins, ..., traduits en français" ce qui montre tout de même son extase pour les œuvres de l'Antiquité qui ont eu la chance d'être traduites en français.
Ronsard quant à lui évoque l'Iliade d'Homère comme un livre incontournable qu'il veut lire en seulement trois jours, "Trois jours, pour faire après un an de bonne chere".
Ainsi, nous avons pu voir que l'Antiquité et les "Anciens" sont énormément admirés notamment par les auteurs très reconnus de la Pleiade qui souhaitent faire aussi bien que leurs ancêtres.

8. Le mardi 21 mars 2017, 19:04 par Jeannette

J’ai réalisé l’exercice B

Ces trois auteurs de la Pléiade, qui sont Du Bellay, Ronsard et Pelletier du Mans, expriment leur admiration pour les « Anciens », auteurs de l’Antiquité, de manière plus au moins catégorique.

Ronsard est le plus explicite. Dans son « Sonnet 65 » qui nous est proposé, il « veus lire en trois jours l’Iliade d’Homère » (v.1) « pour faire après un an de bonne chere » (v.8). A ses yeux, lire cette œuvre majeure lui permettra de vivre reposé et nourri du savoir qu’Homère nous propose, durant toute une année et qui lui permettra peut être, de l’inspirer.

Pelletier du Mans est assez catégorique lui aussi, malgré le ton ironique de son œuvre A un poète qui n’écrivait qu’en latin. Les auteurs de le Pléiade défendait leur langue tant aimée, le français ; mais reconnaissaient s’inspirer des œuvres de l’Antiquité, qui représentaient la perfection. Pelletier du Mans écrit « J’écris en langue maternelle,/ Et tâche de la mettre en valeur,/ Afin de le rendre éternelle/ Comme les vieux ont fait la leur, » (v.1-4). En ces quatre vers, il confie son admiration des « Anciens » qui sont parvenus à rendre leur langues, le grec et le latin, éternelles et universelles. Lui écrivain de la pléiade qui tente de défendre sa langue, il utilise l’autodérision pour faire un éloge de Virgile en écrivant « Crois-tu que ton poème approche/ De ce que Virgile écrivait ? » (v.15-16).

Du Bellay est de loin, le moins explicite. Il préfère défendre le français dans Défense et illustration de la langue française. Malgré tout, il reconnaît timidement « qu’elle ne puisse un jour parvenir au point d’excellence et de perfection, aussi bien que les autres (…) comme on peut voir en si grand nombre de livres grecs et latins » (v.16-18).

Ainsi, même à travers leurs œuvres qui tentent de défendre leur nouvelle langue le français, leur respect reste inconditionnel envers l’Antiquité.

9. Le mardi 21 mars 2017, 20:09 par Anaïs

Ah oui pardon j'ai oublié de dire que j'ai travaillé sur l'exercice B

10. Le mardi 21 mars 2017, 20:35 par Selma

J'ai aussi oublié de préciser que j'ai pris l'exercice A

11. Le mardi 21 mars 2017, 21:52 par Louis

Exercice A :
Pelletier du Mans et Du Bellay, deux poètes humanistes du XVIe siècle membres fondateurs de la Pléiade délivrent dans ce corpus leur vision de l'utilisation de la langue française en poésie et plus généralement en littérature et à l'écrit.

Pelletier du Mans, dans "A un poète qui n'écrivait qu'en latin" (1547) s'adresse à ceux qui défendent l'utilisation des langues classiques grecque et romaine, tandis que lui s'exprime en français et défend l'utilisation de cette langue «maternelle» (l 1).
Plutôt que de chercher à reproduire sans arriver à leurs niveaux les œuvres antiques des « Grecs si fort fameux» et des «Latins» l 8-9, le poète ferait mieux de s'intéresser au Français, le «seul qui voit» l 19 :
«Si les Grecs sont si fort fameux, / Si les Latins sont aussi tels, / Pourquoi ne faisons-nous comme eux, / Pour être comme eux immortels ? »
Peletier du Mans qualifie ensuite les poètes qui n'écrivent qu'en latin d'«imitants» l 14. Pour démontre la richesse du Français, le poète rappelle son utilisation en «Espagne et Italie» et en «Angleterre et Allemagne» l 31-32. Les arts Grecs et Latins sont «réduits et compris», dans ce sens qu'ils ont atteints une perfection certes magnifique et pure mais inaltérable; tandis que le Français, cette langue vivante, «maternelle», est toute à découvrir, à modeler et le poète doit encore composer «nouveaux mots et aux nouvelles choses», pour enfin insuffler au Français une beauté comparable à celle des la langue de «Virgile» l 16.

Du Bellay, dans Défense et illustration de la langue française paru deux ans après le poème de son confrère pléiadien, se place comme l'indique le titre en ambassadeur et défenseur de la langue Française dans la littérature. Face aux accusations d'«être vil et abject» et d'une langue «pauvre» et «infertile», Du Bellay est le «cultivateur» du Français (l 6), en invoquant juste après «Dieu» et «Francois, premier de ce nom et de toutes vertus ?» mettant ainsi le Français -et par extension le poète qui écrit en français- au dessus de Dieu et du Roi. François Ier est d'ailleurs celui qui fera beaucoup pour la "démocratisation" du français dans la littérature et qui fera beaucoup pour l'art en son siècle en général. Du Bellay fait lui aussi écho aux auteurs latins classiques mais aussi aux «Hébreux» et aux «Saintes Lettres», amenant ainsi son discours à un niveau supérieur et utilisant des arguments religieux impressionnants. Enfin, la traduction d'«un si grand nombre de livres grecs et latins, voire bien italiens espagnols et autres, traduits en français par maintes excellentes plumes de notre temps.» montre à quel point la langue française a fait ses preuves à l'écrit, et qu'il ne reste maintenant plus qu'à créer avec celle-ci.

PS : Excusez ma structure parfois un peu destructurée

12. Le mardi 21 mars 2017, 21:59 par sophie hautrive

J'ai travaillé sur le sujet A.
Pelletier Du Mans, poète de la Pléiade, considère que les écrivains de son siècle (XVIe) qui persistent à écrire en latin ne sont en somme que des "imitants" (vers 14): ils écrivent en latin pour donner une allure savante, belle et classique à leurs écrits, car leurs œuvres de référence ont été écrites par des auteurs latins:"On pense toujours que des vieux/Le style vaut encore mieux." Pelletier Du Mans leurs reproche cette forme de facilité, et cet abandon de la langue française, et leurs recommande de faire "véritablement" comme les auteurs latins: écrire dans leur langue maternelle de nouveaux textes de littérature. Au cas où ils persisteraient à dénigrer le français, et à lui reprocher d'être trop "pauvre", il les incite à inventer le français pour le développer et l'enrichir:"S'il y a de la pauvreté,/Qui garde que tu ne composes/Nouveaux mots et nouvelles choses/Si même à l'exemple te mires/De ceux-là que tant tu admires?"
Du Bellay, lui aussi poète de la Pléiade, rappel à ceux qui qualifieraient le français "vulgaire" de "pauvre" et "infertile" que de très nombreux textes latins et grecs ont déjà été "traduits en français", et que par conséquent, le français parvient entièrement à saisir toute la richesse et toute la fertilité des textes latins. En évoquant François Ier, Du Bellay s'inscrit dans la liste des artistes participants à la transition artistique, et notamment littéraire, qui s’opère à cette époque.

bonsoir Monsieur, je ne remarque que maintenant que je rend ce devoir avec un jour de retard, toute mes excuses.

13. Le mardi 21 mars 2017, 22:13 par Léo

Exercice B

Ces trois textes datant du 16éme siècle dont les auteurs, Pelletier du Mans, Du Bellay et Ronsard, sont tous membres du groupe de la pléiade, exprime une admiration pour l'Antiquité et les « Anciens ».
Premièrement, Pelletier du Mans voit les langues anciennes comme des exemples et tente de rendre la langue française aussi intemporelle,

« Afin de la rendre aussi éternelle, Comme les vieux ont fait la leur » vers 3-4. Et Pelletier du Mans prend aussi les « Anciens » comme des êtres majestueux « Si les Grecs sont si fort fameux » vers 8, et qu'un poète écrivant en latin ne peut être considéré que comme un « imitant » vers 14. De surcroît Du Bellay exprime son admiration d'une autre manière, en effet, pour lui la langue française, bien qu'il la défende tout de même, ne peut égaler la sagesse des « Anciens » et de leur langues « elle ne puisse parvenir un jour au point d'excellence et de perfection, aussi bien que les autres, entendu que toutes sciences se peuvent fidèlement et copieusement traiter en icelle, comme on peut voir en si grand nombre de livres grecs et latins » lignes 17-18.

Enfin chez Ronsard l'admiration s'exprime par le fait que l'auteur veuille lire « en trois jours l'Iliade d’Homère » v.1 pour faire « un an de bonne chere » v.8. Cette lecture lui instruira donc tout le savoir et les connaissances dont il a besoin.

Ces trois auteurs de la pléiade exprime donc tous une admiration pour l’antiquité et les Anciens, il est important de noter aussi qu'à cette époque le latin était encore la langue officielle de l'administration, de l’Église et surtout la langue savante.

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