Voici une brève présentation de notre dernière séquence : nous entrons, pour terminer notre année, dans l’atelier du mythe et des réécritures d’Hamlet.


« Voici plus de mille ans que la triste Ophélie / Passe… » (Rimbaud)

Objet d’étude : Les réécritures du XVIIe siècle à nos jours.

Problématique : Comment les réécritures d’Hamlet contribuent-elles à l’enrichissement du mythe ?

Quelques réflexions sur l’intertextualité

“Tout texte est un intertexte ; d’autres textes sont présents en lui, à des niveaux variables, sous des formes plus ou moins reconnaissables : les textes de la culture antérieure et ceux de la culture environnante ; tout texte est un tissu nouveau de citations révolues.”

Roland Barthes, article “Texte (théorie du)”, Encyclopaedia universalis, 1973.

“Toute écriture est un palimpseste.”

Gérard Genette, Palimpsestes, la littérature au second degré, 1982.


Les étapes de la séquence

1. Le mythe d’Ophélie, entre peinture et poésie (Millais, Rimbaud)
2. La réécriture d’un monologue mythique : “To be or not to be…” (Koltès)
3. Hamlet et le crâne de Yorick : comment faire et défaire les mythes… (Tardieu)


1. Le mythe d’Ophélie

Ophélie par John Everett Millais, 1851-1852

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2. La réécriture d’un monologue mythique

En guise d’apéritif : un monologue mythique et parodié

“A Small Rewrite”, par Hugh Laurie et Rowan Aktinson.


Hamlet réécrit par Koltès

Mise en scène par Frédéric Richaud, au théâtre des Carmes (Avignon, 2013).

Je vous invite à lire aussi, ci-dessous, le point de vue du metteur en scène Thierry de Peretti :

« On retrouve dans la pièce ces rapports familiaux qui sont si importants dans Le Retour au Désert. C’est presque du vaudeville par moments. L’image de soi, la réputation dans les petites villes y sont un souci constant. Je crois que de toutes ses pièces, c’est celle ou j’ai perçu l’émotion la plus nette, la plus directe. L’intrigue se resserre autour des quatre seuls personnages que sont Gertrude, Claudius, Ophélie et Hamlet. Je crois que c’est la pièce où Koltès avance le moins masqué. Et puis les personnages ont quelque chose d’irréel, ils sont comme des avatars de célébrités, comme s’ils n’étaient pas tout à fait eux-mêmes. Cela les rend plus libres et plus burlesques à mes yeux ! »

Extrait du dossier de presse conçu par le Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre pour la mise en scène de la pièce en 2009 par Thierry de Peretti.


Prolongement : mise en scène d’Antoine Vitez : est-ce encore un monologue ?

Antoine VItez avec Richard Fontana, 1983 au Palais de Chaillot

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