Ci-dessous, je réunis tous les éléments de nature à vous aider en vue de l’épreuve écrite. Bonne préparation !


Au sommaire


Annales

Historique, sujets et corrigés des dernières sessions

Attention, interdiction de faire des impasses !

Vous pouvez aussi consulter l’ensemble des annales.

Derniers sujets sur l’argumentation (bac S et ES)

Dernier sujet sur le théâtre (bac S et ES 2015)

  • Sujet
  • Corrigé : ne soyez surtout pas effrayés par l’aspect exhaustif et très pointu de certaines parties du corrigé. C’est un guide pour les correcteurs, mais c’est parfois loin de ce qui est attendu des élèves.

Sujets tombés dans les centres français de l’étranger

Cette année, au Liban et en Amérique du Nord.

En 2016, au Liban : La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du XVIe siècle à nos jours.

En 2016, à Pondichéry : Objet d’étude : L’écriture poétique et quête du sens, du Moyen Age à nos jours.


Erreurs à proscrire

Ces erreurs sont d’ordres divers : expression, contenu…

Conventions d’écriture, mise en pages

  • À moins que votre écriture soit à la fois lisible et très petite, sautez des lignes sur les copies d’examen (les lignes sont moins hautes que dans une copie traditionnelle ; sauter des lignes garantit la lisibilité de votre copie, (cela a été dit entre correcteurs l’année dernière).
  • Soulignez les titres des œuvres : Les Fleurs du Mal.
  • Mettez entre guillemets les extraits des œuvres (comme si au fond chaque extrait était une “citation”) : “Une charogne”.
  • Sautez une, voire deux lignes après l’introduction, ainsi qu’après chaque partie de votre devoir (I, II, III).
  • Faites des alinéas pour chaque nouvelle sous-partie.
  • Surtout pas de retour à la ligne intempestif !
  • Si vous citez deux vers au moins en commentant un poème, reproduisez la mise en pages versifiée : vous irez donc à la ligne exclusivement dans ce cas.
  • Surtout RIEN DANS LA MARGE sur une copie d’examen.
  • Si vous choisissez l’invention et qu’il s’agit d’un discours ou d’une lettre, ou de tout autre texte émanant d’un “vous” (Vous écrirez cette lettre…), NE SIGNEZ PAS de votre vrai nom : rien dans la copie anonyme par ailleurs ne doit permettre de vous identifier.
  • CONCLUEZ toujours votre devoir : si vous êtes justes pour la réponse à la question sur corpus, rédigez au moins une phrase. Pour l’exercice sur 16 points, mieux vaut renoncer à une ultime sous-partie et conclure que l’inverse.

Expression

  • Attention aux interrogatives indirectes ! Vos introductions offrent parfois une image pénalisante de votre copie lorsque que vous formulez la problématique en reprenant le sujet alors qu’il ne doit pas être répété. Revoyez mes conseils sur ce point dans la page dédiée à l’expression, dans la rubrique Méthodologie.
  • “Nous pouvons nous interroger sur la manière dont (l’auteur, ce texte)…” Attention à ne pas écrire Nous pouvons nous interroger sur comment
  • Attention : on ne dit pas décrire de mais qualifier de.

Montaigne qualifie implicitement les Européens de barbares.

  • Revoyez le vocabulaire de l’éloge et du blâme, indispensable pour l’argumentation : défendre, promouvoir, célébrer, louer, valoriser, idéaliser… contre condamner, blâmer, critiquer, dénoncer…
  • Attention aux phrases trop longues ou coupées en deux par de longues citations. N’hésitez pas à faire des phrases courtes. Au pire, utilisez le point-virgule lorsque vous écrivez un nouveau sujet grammatical.
  • Soignez l’annonce du plan, quitte à l’écrire à la fin (attention toutefois, on ne peut pas changer entre le plan développé et le plan annoncé).
  • Faites plusieurs relectures ciblées : vous connaissez vos types de fautes, revoyez par exemple si vous avez fait tous les accords nécessaires.

Voir l’ensemble des points de vigilance orthographique et syntaxique.

Contenu de la copie

Attention à la conclusion, souvent lue par le correcteur juste après l’intro. Revoyez comment ne pas vous répéter entre l’annonce de plan et la conclusion.

Conseils de relecture

Relisez votre copie de façon ciblée :

  • commencez par l’introduction et la conclusion, premiers paragraphes lus par le correcteur bien souvent. Vérifiez que les contraintes de ces seuils de la copie sont respectées.
  • Relisez le développement, partie par partie, en vous assurant que les charnières sont claires (phrases introductives et conclusives, phrases de débuts de paragraphe).
  • Relisez l’ensemble de la copie sur le plan orthographique, en ciblant vos erreurs les plus fréquentes (il vous faut les connaître : revoyez les copies de l’année, avec les deux traits qui m’ont permis de souligner vos fautes) : accords, préposition à accentuée…

Esquisse de commentaire comparé : Shakespeare / Koltès

Le commentaire comparé est “tombé” au Bac L en 2004, dans le cadre de l’objet d’étude “L’épistolaire”, disparu des programmes en 2011. Il est peu probable que cet exercice soit de nouveau proposé, mais rien n’est jamais à exclure.

Dans le cadre de ce travail, on vous demandera de faire le commentaire littéraire comparé de deux textes. Il ne s’agit pas nécessairement de réécritures, mais bien sûr, les deux ont des points communs.

Pas de panique, aucune difficulté particulière pour cet exercice, que schématiquement on peut situer entre la question sur corpus (pour la dimension comparative) et le commentaire littéraire (pour la forme du devoir et le niveau d’analyse attendus). Vous êtes déjà prêts !

En vue de l’oral, nous avons pratiqué, de fait, ce type de commentaire pour le monologue de Hamlet repris par Koltès.

Je vous propose justement, à titre d’exemple, une esquisse de commentaire pour le monologue “to be or not to be” dans les pièces de Shakespeare et de Koltès, que vous connaissez. Relisez bien les textes au préalable.

Projet de lecture

Nous verrons en quoi ce célèbre monologue prononcé par Hamlet, porteur d’interrogations existentielles, oscille entre l’hésitation chez Shakespeare et la révolte dans la réécriture de Koltès.

Analyse du projet de lecture

  • Le premier segment du projet de lecture précise tout simplement de quel texte il s’agit (et implicitement en justifie la réécriture).
  • L’apposition : “porteur d’interrogations existentielles” caractérise le propos d’Hamlet, sans toutefois expliciter l’alternative (vivre ou mourir), qui aidera à structurer le plan.
  • Le dernier segment insiste sur ce qui différencie les textes, même s’il y a de l’hésitation aussi chez Koltès, et de la révolte, ou à tout le moins de la colère dans le texte de Shakespeare.

Plan

Au sein de chaque partie, pas de surprise : on attend le même degré d'analyse que dans un commentaire. Suivant les axes qui structurent les sous-parties, on pourra passer d'un texte à l'autre, ou bien consacrer chaque sous-partie à l'un des deux textes.

I. Hamlet semble rejeter la vie, synonyme de compromissions et d’humiliations.

Dans cette partie, on veillera notamment à montrer que ce rejet est plus vif chez Koltès.

II. La mort, en revanche, paraît désirable, malgré la peur qu’elle inspire.

On se rappelle qu’au fond, c’est du suicide qu’il est question, même si les images, chez Shakespeare, enlèvent à cet acte son caractère radical et effrayant.

On insisterait dans cette partie sur l’aspect attirant de la mort dans les deux textes : elle est métaphorisée par l’image du sommeil, puis par celle du voyage, et dès lors associée au rêve. La vision de Koltès est moins plus brute, la métaphore est réduite, mais la mort d’en demeure pas moins attirante. Où Bonnefoy traduit “se donner quitus”, Koltès associe le coup de poignard à une délivrance.

III. Les deux monologues oscillent entre hésitation et révolte, mais si l’un est baroque, le second est plus brut et écorché.

Ici, on comparerait la structure des monologues. À l’équilibre shakespearien, qui montre le vacillement du personnage, le “principe d’incertitude” sur lequel est fondée toute son attitude, et toute la pièce (la formule est de Gisèle Venet), succède la révolte brute du Hamlet de Koltès, qui a arraché ce texte à ses volutes baroques.

Analyse du plan

Sans sacrifier l’analyse que l’on trouverait dans le développement, le plan s’appuie dans chaque partie sur une comparaison des textes. Il est également progressif, en ceci que les deux premières parties sont plutôt thématiques (le thème de la vie et celui de la mort, qui forment les deux termes de l’alternative hamletienne, sont étudiés successivement) ; la dernière s’attache à montrer le travail de recomposition opéré par Koltès à partir de la composition du texte shakespearien, sans laisser le sens de côté bien sûr, puisque chaque composition est porteuse d’un sens (incertitude, révolte).

Conclusion

Le devoir reste à développer, mais on reviendrait sans doute sur ce qui demeure du texte de Shakespeare et ce qui a changé, notamment l’inflexion de la question : pour Koltès, l’alternative elle-même, la peur de mourir et la réflexion qui empêchent l’action sont insupportables. L’accent est mis non sur l’hésitation, le trouble, mais sur la colère et le dépit devant cette hésitation qui fonde le rapport à la vie d’Hamlet.

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