Je vous propose, à titre d’exemple, des pistes de corrigé pour la question de corpus sur laquelle vous avez travaillé pour votre premier devoir à la maison.

Ajout du 18 sept. : je vous propose de lire les copies de vos camarades Capucine et Valentine, que je remercie beaucoup de leur concours aux progrès et à la réussite de tous.


Introduction

Le corpus soumis à notre analyse comprend quatre extraits de pièces de théâtre, qui couvrent une large période, du XVIIe au XXe siècle : Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare (1595), L’Avare de Molière” (1668), Antigone d’Anouilh (1944) et En attendant Godot de Beckett (1952). Nous étudierons la manière dont ces textes jouent avec la frontière entre la scène et le public, et les effets ainsi produits sur le spectateur. Si chez Shakespeare et Anouilh, un personnage s’adresse explicitement au spectateur, le rapport entre les personnages de Molière et de Beckett et leur public paraît plus complexe.

Commentaire

Bien sûr, le plan suggéré par la question - illusion théâtrale en question, effets produits - fonctionne parfaitement ; on ne perdait pas de point en l’adoptant.


Conclusion

En conclusion, tous ces textes jouent en effet de manière intéressante avec l’illusion théâtrale et ses limites. Aux seuils de leurs pièces, Shakespeare et Anouilh prennent le parti de surprendre le spectateur et de créer avec lui un contact privilégié, marqué par une certaine proximité, en exhibant les artifices du théâtre. Dans Antigone, l’effet tragique peut également s’en trouver accru. Chez Molière et Beckett, le quatrième mur demeure en partie, mais en partie seulement, comme si les personnages prenaient conscience de ce qu’ils sont. Il reviendra au metteur en scène d’accentuer ce qui s’en dégage : comique, tragique, voire les deux à la fois. Assurément, de telles situations favorisent le plaisir et l’émotion du spectateur, au sujet desquels il peut être intéressant de prolonger la réflexion.

Commentaire

Pour dynamiser la conclusion et surtout, ne pas répéter l’annonce du plan, il convient d’apporter des réponses courtes, mais précises à la question posée. On peut aussi souligner la richesse interprétative des œuvres en évoquant le rôle décisif du metteur en scène. Facultativement, pour conserver l’attention et la bienveillance du correcteur jusqu’au bout, une phrase d’ouverture peut orienter le regard vers le sujet que vous aurez choisi de traiter par la suite (ici, la dissertation, par exemple).

Exemple d’ouverture facultative si l’on s’apprête à réaliser un commentaire :

L’étude de l’extrait d’ Antigone nous permettra d’approfondir le lien entre l’illusion théâtrale et le tragique.


Développement

Un grand merci à Capucine et Valentine. Ces copies ne sont pas des modèles, mais mieux, des exemples. Bonne lecture !

Copie de Capucine L.

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Copie de Valentine G.

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Commentaire

Je rappelle que chaque partie du développement doit permettre une confrontation des textes (deux ou plus), en balayant des points de convergence ou de divergence. Il faut citer les textes systématiquement, en dosant la longueur des extraits, de sorte qu’ils ne soient ni trop brefs, au risque d’être peu significatifs (évitez de citer un mot de temps en temps, arraché à sa phrase), ni trop longs, car ils phagocyteraient alors votre réflexion.

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