Voici des propositions de réflexions, au choix.

  • Répondez à l’une de ces questions d’ici vendredi 13 au soir en ajoutant un commentaire au bas de cette page.
  • Au début de votre réponse, indiquez la lettre correspondant à l’exercice choisi.
  • Abstenez-vous de lire les réponses des autres, de préférence, avant de déposer la vôtre, afin de livrer une réflexion authentiquement personnelle. Toutefois, cela fait, n’hésitez pas à parcourir le travail de vos camarades, non dans un esprit de compétition, bien entendu, mais pour faire vôtres, une fois prochaine, les réflexions et les tournures qui vous paraîtront intéressantes.

A

À votre avis, est-il intéressant de mêler le tragique et le comique au théâtre ? Pourquoi ? Appuyez-vous sur un ou deux exemples.


B

Dans la mise en scène de Didier Bezace, d’Arnolphe ou d’Agnès, quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ? Vous pouvez revoir au besoin l’acte II, scène 5 et l’acte V, scène 4.


C

Lorsqu’on voit Arnolphe et Agnès dans la mise en scène de Didier Bezace (vous pouvez revoir au besoin l’acte II, scène 5 et l’acte V, scène 4), peut-on encore parler de comédie pour L’École des femmes ? Ou faut-il selon vous comprendre le terme comédie autrement ? N’hésitez pas à vous appuyer, comme point de départ pourquoi pas, sur la définition du mot “comédie” que vous donnent les dictionnaires les plus usuels.


D

Pourriez-vous expliquer ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel, en vous appuyant sur un ou deux exemples précis ?


E

Selon vous, les personnages de théâtre imitent-ils les hommes de façon d’autant plus vraisemblable qu’ils agissent et s’expriment de façon démesurée ?


F

“Il n’y a pas moyen de vous apprendre à être raisonnable”, dit Monsieur Jourdain à Mme Jourdain, dans la scène de dénouement du Bourgeois gentilhomme. Le théâtre de Molière vise-t-il d’après vous à corriger les mœurs des hommes, comme il a pu l’écrire lors de l’affaire du Tartuffe (quelques repères sur cette affaire ont été donnés aux 1L1, dont vous pouvez consulter l’essentiel ici), ou bien à les exposer sur scène, dans tous leurs excès, afin de nous divertir ?

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Commentaires

1. Le vendredi 6 octobre 2017, 10:11 par M. Danset

N'oubliez pas de bien indiquer la lettre correspondant à l'exercice choisi au début de votre réponse.

2. Le dimanche 8 octobre 2017, 18:24 par Alexandra Michaut

Question A

Mêler le tragique et le comique au théâtre peut être intéressant.

Ajouter du comique dans le tragique permet de rendre l’atmosphère d’une pièce moins pesante. Ainsi, dans la version tragi-comique du "Cid" de Corneille, le lecteur éprouve de la compassion pour Rodrigue et Chimène ; il est triste des malheurs qui leurs arrivent. En résumé, Rodrigue doit choisir entre sauver l’honneur de sa famille en tuant le père de Chimène ou épouser cette dernière. Le choix tragique qu’il fait de tuer don Gomès est atténué par un dénouement heureux c’est-à-dire par le mariage avec sa bien-aimée qui finit par faire le deuil de son père. Ceci amène plus de légèreté à la pièce et rend le lecteur plus heureux.

Associer le tragique et le comique permet également de rendre la pièce plus réaliste. En effet, la vie n’est pas définitivement triste ou gaie, elle alterne entre des phases de malheur et de bonheur.

Enfin, les protagonistes de tragédie et de comédie sont stéréotypés. Mélanger les deux styles permet d’avoir des personnages plus réalistes et avec des traits de caractère plus nuancés et complexes. Par exemple, dans la pièce de Molière "l’Ecole des femmes", Arnolphe n’adopte pas uniquement une attitude de barbon ; il ne s’oppose pas aux désirs d’Agnès et d’Horace en raison de son vieil âge mais car il l’aime. Le public peut donc s’attacher ou s’identifier plus facilement à lui.

3. Le lundi 9 octobre 2017, 20:34 par Alexis Raison

Lettre B
Le personnage le plus touchant est pour moi Arnolphe.
Je trouve ce personnage intéressant car il a la capacité de faire rire et d'apitoyer en même temps le spectateur.
En effet, dans cette pièce, il n'a peur que d'une chose: être "cocu".Il va donc éduquer Agnès en faisant en sorte qu'elle ignore tout de ce qu'est l'amour. Mais ce plan va se retourner conter lui quand celle-ci lui apprend qu'un jeune homme, Horace, est venu lui faire la cour et l'embrasser. Elle s'est laissée naïvement faire car elle ignorait tout ce qu'est l'amour et elle ignorait aussi ce que voulait Arnolphe.

Arnolphe est donc désespéré devant tout ce que tout ce que lui raconte Agnès: il sait que c'est trop tard et qu'elle va finir par se marier avec Horace, et lui ainsi que les spectateur savent que cette lutte est vaine.
Le personnage d'Arnolphe se rapproche donc plus d'un personnage tragique que d'un personnage comique malgré qu'il fasse rire le public, ce qui le rend touchant

4. Le mardi 10 octobre 2017, 18:08 par Irène Weng

Question D

Si les œuvres de Molière ne sont jamais dépassées par le temps, c’est qu’il y a plusieurs raisons.

Tout d’abord, dans la comédie L’Avare, Molière dénonce l’avarice des Hommes en mettant en scène Harpagon, un homme qui vit dans la peur de se faire voler sa bourse et qui préfère l’argent à ses enfants. Lorsqu’il s’aperçoit que quelqu’un lui a volé son argent, il est pris d’angoisse et paraît ridicule aux yeux des spectateurs, ce qui suscite leurs rires. Cette comédie invite les Hommes à réfléchir à l’avarice et à l’intérêt de garder son argent sans en profiter, tout en les divertissant. Molière s’attaque à ce vice intemporel qu’a et qu’aura toujours l’Homme.

Ensuite, dans L’École des femmes, les nombreux sous-entendus présents dans le texte et le caractère particulier de chacun des personnages divertissent le public. En effet, la jalousie dévorante d’Arpholphe qui le rend pathétique ainsi que la naïveté et l’innocence d’Agnès font rire le public. Les spectateurs ne voudrait pas paraître aussi ridicules que le sont le barbon et la jeune première, Molière les invite donc à réfléchir sur les caractères qu'a l'Homme.

Le rire est intemporel. Dans chacune de ses pièces, Molière explore la nature humaine et mène les hommes à réfléchir sur ce qu’ils sont tout en les divertissant et en les faisant rire. Les comportements humains dont il se moque seront toujours d’actualité et les spectateurs se sentiront toujours concernés, ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel. Ce génie de la comédie utilise le rire, mais n'y a-t-il pas d'autres manières de donner un caractère intemporel à une œuvre ?

5. Le mardi 10 octobre 2017, 18:33 par Alexandra Michaut

Question A (2ème jet)

Mêler le tragique et le comique au théâtre peut être intéressant.

Les protagonistes de tragédie et de comédie sont stéréotypés. Mélanger les deux styles permet d’avoir des personnages plus réalistes et avec des traits de caractère plus nuancés et complexes. Par exemple, dans la pièce de Molière l’Ecole des femmes, Arnolphe n’adopte pas uniquement une attitude de barbon ; il ne s’oppose pas aux désirs d’Agnès et d’Horace en raison de son vieil âge mais car il l’aime. Le public peut donc s’attacher ou s’identifier plus facilement à lui.

De plus, le tragique et le comique permet également de rendre la pièce plus réaliste. En effet, la vie n’est pas définitivement triste ou gaie, elle alterne entre des phases de malheur et de bonheur.

Au-delà du comique, dans certaines pièces tragiques, un dénouement heureux permet de rendre l’atmosphère d’une pièce moins pesante. Ainsi, dans la version tragi-comique du Cid de Corneille, le lecteur éprouve de la compassion pour Rodrigue et Chimène ; il est triste des malheurs qui leurs arrivent. En résumé, Rodrigue doit choisir entre sauver l’honneur de sa famille en tuant le père de Chimène ou épouser cette dernière. Le choix tragique qu’il fait de tuer don Gomès est atténué par son mariage avec sa bien-aimée qui finit par faire le deuil de son père. Ceci amène plus de légèreté à la pièce et rend le lecteur plus heureux.

6. Le mardi 10 octobre 2017, 19:12 par Gabin Glaenzer

Dans la mise en scène de Didier Bezace, d’Arnolphe ou d’Agnès, quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ? Vous pouvez revoir au besoin l’acte II, scène 5 et l’acte V, scène 4.

Dans la mise en scène de Didier Bezace c’est le personnage d’Arnolphe qui m’a le plus touché. Il est tellement amoureux d’Agnès qu’il est capable de tout pour la garder pour lui. Il prêt à la garder cloitrer dans une maison toute son enfance de manière à ce qu’elle ne connaisse rien de la vie sentimentale, il prêt à tuer (quand il demande à Agnès de lancer une pierre sur la tête d’Horace, il est également prêt à ce flageller voir à ce tuer pour lui prouver son amour. Il est tellement amoureux et jaloux de l’amour qu’elle porte à Horace qu’il en arrive à devenir violent avec elle. Avec ce personnage d’Arnolphe, qui en théorie incarne le bourbon, Molière retourne le schéma de la comédie et le fait passer pour le protagoniste dont les projets sont toujours contre-carré par les , en théorie jeune gens qui au final deviennent les barbons. Au final on s’identifie plus au personnage d’Arnolphe qu’aux protagonistes.
Ce personnage est touchant également par la fatalité de son histoire, il a bau échafauder des plans pour piéger Horace on sait d’avance qu’il ne pourra jamais vivre son histoire d’amour avec Agnès qui ignore tout de ses sentiments pour elle. On sait par avance que les « jeunes » vont être heureux ensemble et le barbon qui représente le « vieux » est voué a rester seul est malheureux.
Ce qui est intéressant avec ce personnage c’est le fait que l’on ne sache pas ou se placer par rapport à lui, on ne sait si l’on doit être triste pour lui quand il s’aperçoit qui ne se mariera jamais avec Agnès ou s’il on doit être en colère contre lui quand il empêche Agnès et Horace de vivre leur histoire d’amour en paix.

7. Le mardi 10 octobre 2017, 20:21 par Adèle Kohler

Sujet D, l'intemporalité de l'oeuvre de Molière

Les œuvres de Molière, sont toujours étudiées aujourd’hui et le seront probablement encore dans cinquante ou cent ans. Pourtant Molière, est un célèbre dramaturge du XVIIe siècle.
Si ses œuvres sont encore étudiées, jouées, lues et appréciées c’est pour leur caractère intemporel ; les sujets que traitait Molière il y a presque quatre cent ans sont toujours d’actualité.
Par exemple, une de ses pièces les plus célèbres, L’Avare, met en scène Harpagon, père de deux jeunes gens, et complétement obsédé par son argent au point de faire vivre toute sa famille dans des conditions de vie assez restreintes voire austères. L’avarice est un caractère, défaut humain qui existe depuis que la notion de matérialité et de possession existe. Dans la pièce de Molière, les relations entre le père et ses enfants se tendent lorsqu’il refuse à sa fille d’épouser celui qu’elle aime pour la faire épouser un vieil homme riche (avec l’idée que son mari meurt et lui laisse sa fortune). A notre époque, et dans notre société il est extrêmement fréquent de voir des familles se déchirer, des frères et sœurs rompre tout contact pour des questions d’argent, et d’héritage.
Dans une autre de ses pièces, L’école des femmes, Molière aborde l’amour et la jalousie, l’un n’allant jamais sans l’autre. Arnolphe qui enferme Agnès pour l’empêcher d’en aimer un autre, incarne, avec excès, la folie que peut entraîner l’amour. Molière s’interroge et nous interroge sur les limites de ce que l’Homme peut faire par amour. Question que l’Homme se posera tant que l’Homme aimera. Arnolphe, profondément blessé par le fait qu’Agnès en aime un autre devient jaloux avant d’être amoureux, et devient violent avec la jeune femme tant physiquement que moralement. Il est dans la nature de l’Homme d’être jaloux, que ce soit par amour ou autre.
Molière aborde des caractéristiques, qui seront d’actualité tant que l’humanité existera, tant elles sont propres à l’Homme. Il pose des questions auxquelles personne n’aura jamais de réponse définitive et expose des situations intemporelles ; il y aura toujours des amours non réciproques, des Hommes égoïstes, ambitieux et ridicules. Et surtout, il y aura toujours un public pour en rire ou pour s’en émouvoir !

8. Le mardi 10 octobre 2017, 20:37 par Inès Weng

Sujet D- Pourriez-vous expliquer ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel, en vous appuyant sur un ou deux exemples précis ?

Les pièces de Molière ont toujours suscité la fascination des hommes même après sa mort. Elles continuent d’émerveiller le public à travers les époques. D’où vient le caractère intemporel de ses pièces?

La plupart des personnages des pièces de l’exceptionnel Molière amuse et marque le spectateur par leur personnalité et leur caractère débordant de folies. La représentation des éternels défauts des Hommes à travers des personnages complètement ridicules donne aux pièces de Molière un caractère intemporel. C'est le cas dans l’Avare où Molière présente un homme dont le seul intérêt est l’argent. Il est rongé par la folie lorsqu’il pert sa cassette pleine d’or et en vient à soupçonner ses proches. C’est alors un personnage hystérique et désespéré qui se présente devant nos yeux à l’acte IV scène 7. Ce personnage avare nommé Harpagon mis en scène avec toujours plus d’exagération et vivant que pour son trésor réussit à amuser et divertir tous les hommes, des plus pauvres aux plus riches, des plus jeunes aux plus vieux. Sa folie et ses excès délivrent une réflexion sur les défauts de l’Homme d’hier et d’aujourd’hui.

Le caractère intemporel des oeuvres de Molière vient également de leur capacité à dénoncer les travers de la société qui persistent à travers les époques. C’est le cas dans Le Bourgeois gentilhomme, une pièce qui présente un riche bourgeois qui veut imiter le comportement et le genre de vie des nobles. Monsieur Jourdain n’a qu’un seul rêve: devenir un noble. Prêt à tout pour que cela devienne réalité, il s’offre les services de maître de musique, maître à danser et de philosophie. A l’acte II scène 4, Monsieur Jourdain répète les voyelles que le maître de philosophie exagère. Il croit apprendre quelque chose de très scientifique ce qui le rend ridicule et amuse le spectateur. Molière montre par la satire à quel point les désirs des hommes de toutes les époques sont puissants et ridicules.

Pour conclure nous pouvons dire que ce qui rend intemporel les oeuvres de Molière est sa capacité à dénoncer les défauts éternels de la société tout en divertissant ses spectateurs de tous âges et de tous milieux sociaux, du plus jeune au plus vieux, des plus riches aux plus pauvres. Molière utilise le rire mais quel autre outil pourrait utiliser un dramaturge pour laisser sa trace dans la comédie ?

9. Le mercredi 11 octobre 2017, 09:04 par Jade Vautier

Question C

La comédie, dans son sens usuel, est une pièce de théâtre qui a pour but de divertir en représentant les ridicules d'une société.
Or, la pièce L'École des Femmes de Molière ne montre pas seulement l'aspect ridicule du barbon, Arnolphe, mais aussi le caractère tragique de son amour à sens unique pour Agnès. Il n'est pas qu'un "élément perturbateur" entre les jeunes premiers, Agnès et Horace. Il peut même être le personnage principal, par ses tourments et ses souffrances.
Ici, la comédie se rapprocherait donc plus d'une pièce de théâtre qui est la représentation des caractères et des mœurs des hommes dans leur ensemble, que de la représentation uniquement comique de ceux-ci.

10. Le mercredi 11 octobre 2017, 11:55 par Gérald SHIMARU

Q° E
Pourriez-vous expliquer ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel, en vous appuyant sur un ou deux exemples précis ?

Molière critique tous les ridicules de la société de son époque. Toutefois, la nature humaine est essentiellement la même : nous sommes touchés par les mêmes travers.
Par exemple, certains d’entre nous peuvent devenir snob, c’est à dire sine nobilitate, sans noblesse : c’est le fait de vouloir paraître bien mieux que l’on est réellement.
Nous pouvons faire le parallèle avec le Bourgeois Gentilhomme de Molière : M.Jourdain, un riche bourgeois, veut se faire passer pour quelqu’un de raffiné, intelligent, cultivé, l’archétype du noble. Il prend donc des cours pour rattraper une éducation qu’il n’a pas eue. Mais ne sommes nous pas un peu similaires ? N’a-t’on pas parfois la tentation de mentir, et nous mentir à nous-mêmes pour faire bonne impression ? Nous pouvons raccrocher cela aux réseaux sociaux. Quand on partage un bout de notre vie aux autres, on essaie souvent de paraître le plus heureux possible, voire même d’exagérer de vanter certains aspects tout en occultant d’autres.

Encore plus rattachée à notre société actuelle, se trouve l’hypochondrie : c’est la crainte perpétuelle de tomber malade, en interprétant chaque changement comme le début d’une maladie. Molière ridiculise cette pathologie dans le Malade Imaginaire. Argan, le protagoniste de l’histoire dépense des sommes astronomiques pour des soins complètements inutiles. Sa paranoïa le poussera même à vouloir faire épouser à sa fille un docteur contre son gré…
Cette manie s’est encore accrue de nos jours, où pour un rhume on utilisera des remèdes excessifs, et pour un coup de fatigue, on ira à l’infirmerie. Nous vivons dans la crainte des pandémies, cette étrange peur invisible parfois exagérée par les médias. Encore plus loin, des personnes se forcent à adopter une étique de vie très stricte, comme avoir une alimentation avec des règles trop contraignantes. D’autres utilisent des gadgets pour savoir combien ils ont dépensé de calories, surveiller leur rythme cardiaque… Mais concrètement est-ce vraiment utile ?
Il ne s’agit pas d’avoir une mauvaise hygiène de vie, mais au delà du respect de son propre corps, il faut savoir aussi accepter la réalité de notre condition humaine.

Ainsi, même si au premier abord, les œuvres de Molière semblent désuètes, de part la mise en scène, ou le français de l’époque, elles délivrent un message intemporel. Curieusement, ce message critique est d’autant plus pertinent de nos jours.

11. Le mercredi 11 octobre 2017, 16:12 par Paul-Louis ROGY

E - Selon vous, les personnages de théâtre imitent-ils les hommes de façon d’autant plus vraisemblable qu’ils agissent et s’expriment de façon démesurée ?

On pourrait commencer, pour répondre à cette question, par se demander quel sens a le mot « démesuré ». Il signifie « qui dépasse la mesure habituelle » selon Larousse. Cela veut donc dire que les comportements des hommes ont des mesures, et que dans le théâtre, afin de rendre plus percutant, plus vraisemblable un personnage, on se doit de dépasser cette mesure. Je dois donc vous dire que je répondrai à cela positivement. Oui, les personnages de théâtre se doivent d’agir et de s’exprimer d’une façon démesurée. Prenons par exemple l’Avare de Molière, qui sera certainement maintes fois cité en exemple. Dans cette pièce écrite au XVIIe siècle, Molière fait évoluer un personnage, Harpagon, qui est avare, égoïste voire acariâtre, qui présente donc une large gamme de défauts, afin de critiquer ardemment les personnes qui, pour pouvoir garder un maximum d’argent, décident de le cacher et de n’en donner à personne même à leur famille la plus proche. Dans cette optique, la plupart des metteurs en scène, qui veulent suivre scrupuleusement le personnage d’Harpagon créé par Molière, font jouer de la manière la plus excessive le comédien, afin de rendre plus percutant le message subliminal (ou pas) de cette pièce intemporelle.

12. Le mercredi 11 octobre 2017, 17:35 par Elisa Chen 2A

Sujet B
Dans la mise en scène de Didier Bezace, d’Arnolphe ou d’Agnès, quel personnage vous a le plus touché et pourquoi?

Dans cette pièce de théâtre, Arnolphe possède trois visages différents, c'est un barbon jaloux (figure ridicule), un homme qui tombe éperdument amoureux et souffre profondément, mais aussi un monomaniaque qui affirme que sa façon de penser est la bonne.
Agnès, est une jeune femme recueillie par Arnolphe lorsqu'elle était jeune. Elle ne connaît aucune histoire d'amour.

Dans l'acte 2, scène 5, Agnès raconte sa rencontre avec un jeune homme à Arnolphe. Ici, Arnolphe est désespéré face à son histoire, il y a un coté comique face à ses réactions ( pour les spectateurs). Agnès semble plutôt heureuse et le barbon souffrant. Il est bloqué et ne peut ni poser des questions, ni faire une déclaration, car il pourrait tout révéler de l'amour. Arnolphe est énormément jaloux.
Dans l'acte 5, scène 5, Arnolphe s'énerve et commence à devenir violent. Agnès a l'air d'avoir peur mais insiste sur son amour envers Horace. Arnolphe semble pouvoir faire l'impossible pour cette jeune femme, mais Agnès lui répond que son discours ne vaudra jamais Horace.

Selon moi, Arnolphe est le personnage qui m'a le plus touché. Il est vrai qu'il a peut-être eu tord de vouloir recueillir une jeune fille, l'élever, puis l'épouser tout en lui interdisant tout contact avec l'amour, mais malgré tout, il aime celle-ci et pourrait tout faire pour elle. Arnolphe m'a d'abord un peu effrayé dans sa façon d'agir, il crie, tire , devient violent mais il fait sa déclaration à la fin. Sa déclaration, est selon moi, l'un des moments qui m'a le plus ému. Il en vient à vouloir mourir pour lui prouver qu'il est vraiment amoureux de la femme. Lorsqu'il devient fou à l'idée qu'Horace aurait pu lui prendre sa virginité, son inquiétude face à cette idée m'a aussi fortement touché car ceci signifie qu'Arnolphe lui apporte de la protection. Je pense qu'il serait aussi possible qu'Arnolphe ne supporte pas l'idée de perdre Agnès, après tout ce qu'il a fait pour elle et donc en conclure qu'il ne l'aime pas vraiment.
Agnès possède également un côté touchant mais qui ne m'atteint pas car je pense qu'elle est aussi inconsciemment cruelle, sûrement car elle n'a encore jamais vécu de la tristesse dans une histoire d'amour. Son côté cruel a surtout été flatté lorsqu'elle a répondu à Arnolphe, après sa déclaration.
Arnolphe m'a donc le plus touché.

13. Le mercredi 11 octobre 2017, 17:47 par Marguerite Yaniv

Question B

Le personnage m'ayant le plus touché dans la mise en scène de Didier Bezace est Arnolphe.
En effet, dans les extraits regardés en classe, on découvre Arnolphe, un homme qui essaye d'empêcher Agnès d'avoir des rapports amoureux avec d'autres personnes que lui. Il paraît barbon aux yeux du public mais aussi pathétique. Alors qu'il lui dit qu'il est prêt à tout pour elle, Agnès joue avec le fait qu'il l'aime et qu'elle aime Horace.
Dans le manuscrit, Arnolphe est un barbon et dans certaines mises en scène, il est même violent avec Agnès au point de la blesser. Dans celle-ci, il est joué comme un homme digne de pitié et qui ne veut rien d'autre qu'Agnès. Didier Bezace réussi à changer en quelque sorte la position du spectateur à propos d'Arnolphe. Il passe de barbon ayant peur d'être "cocu" à un homme qui est ridiculisé par la femme dont il s'est occupé pendant toute sa vie.
Mais Arnolphe peut aussi bien être pathétique que drôle. Quand il apprends tout ce qu'a fait Agnès avec Horace, il ne peut lui poser des questions sur, par exemple, sa virginité, car il ne sait pas s'il va devoir lui expliquer ce que c'est et lui apprendre quelque chose sur l'amour ou si elle connaît déjà la signification.
Même s'il est touchant car il n'aura jamais le cœur d'Agnès, Arnolphe reste un barbon qui s'oppose à l'amour entre Horace et sa bien-aimée.

14. Le mercredi 11 octobre 2017, 19:24 par Naya Brancadoro

B-Dans la mise en scène de Didier Bezace, d’Arnolphe ou d’Agnès, quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ?

Dans cette mise en scène, nous pouvons observer deux caractères et états d'esprits totalement
différents; deux personnages que tout opposent. D'un côté, Agnès est jeune, naïve et souriante. D'un autre, Arnolphe est un homme d'âge mur, quelque peu agressif et malin.

Dans le contexte de la scène, Arnolphe est fou de rage car Agnès, sa "prétendue" bien-aimée, aime un autre homme. La naïveté d'Agnès est touchante mais, contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle n'éprouve aucune compassion à l'égard d'Arnolphe qui semble abattu et fort malheureux. Celui-ci paraît être un barbon, mais je pense que son amour pour Agnès est si fort qu'il ne peut s'empêcher d'être aussi jaloux et en colère.
C'est un personnage profond et émouvant, qui suscite en nous une certaine empathie. Il serait prêt à tout même à se tuer pour qu'elle l'aime en retour. La scène est légèrement pathétique et un peu intrigante car l'amour d'Arnolphe est-il si fort au point d'envisager la mort? Il est rempli de passion, authentique, et c'est le personnage qui m' a le plus touché, de part sa transparence car il dévoile absolument toutes les facettes de sa personnalité en passant de la haine à l'amour, et de part la profonde tristesse qui l'envahi.

15. Le jeudi 12 octobre 2017, 17:24 par Emilie Cougouliègne

Sujet C
Lorsque l’on voit Arnolphe et Agnès dans la mise en scène de Didier Bezace, peut-on encore parler de comédie pour L’école des femmes ? Ou faut-il selon vous comprendre le terme comédie autrement ?

On peut encore parler de comédie dans l’école des femmes de Molière mise en scène par Didier Bezace, étant donné qu’une comédie est destinée à provoquer le rire au travers événements de la vie de tous les jours et qu’Arnolphe et Agnès nous font rire grâce à des procédés comiques variés. Pourtant ici Molière a mélangé à la fois la comédie et la tragédie créant ainsi un nouveau type de « grande comédie » ce qu’a su retranscrire Didier Bezace.

Dans cette pièce, l’absence de décor et la mise en scène très sobre rendent le texte encore plus essentiel donnant un aspect tragique mais elle renforce aussi le côté comique grâce au jeu des acteurs.

En effet, la mise en scène est entièrement centrée sur le jeu des deux acteurs qui jouent les rôles d’Arnolphe (le barbon qui s’oppose à l’amour entre Agnès et Horace) et d’Agnès. Ils suffisent à apporter le comique de la pièce. Les acteurs n’ont pas besoin d’accessoires pour nous faire rire, ceux-ci sont d’ailleurs réduits au strict minimum. Le comique est ressenti par l’exagération du jeu d’acteur surtout celui d’Arnolphe qui joue beaucoup sur les mimiques et la gestuelle mais également par la diction appuyée des deux acteurs.

On peut donc bien parler de comédie puisque les acteurs provoquent le rire même dans les moments les plus tragiques.

16. Le jeudi 12 octobre 2017, 18:02 par Eva Ren

Sujet B
Dans la mise en scène de Didier Bezace, d’Arnolphe ou d’Agnès, quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ?

Cette pièce de théâtre a été écrite par Molière. L’école des Femmes est une comédie en 5 actes créée en 1662.
C’est l’histoire d’un barbon Arnolphe qui prétend qu’une femme ne peut être sage et vertueuse que quand elle est ignorante face à l’amour. C’est pour cela qu’il élève Agnès en la gardant isolé de tout. Mais un jour Agnès rencontra un jeune premier Horace dont elle tomba amoureuse. Arnolphe prit de rage et de colère était jaloux, agressif, triste… Tous les sentiments et émotions étaient présents.

Dans la mise en scène de Didier Bezace, Arnolphe est le personnage le plus touchant. Dans la scène nous voyons un personnage pathétique, triste, en colère, violent, désespéré, jaloux face à une jeune première toute contente de son amant, toute ignorante du mal qu’elle fait au barbon. Arnolphe qui avait tout donné à Agnès de sa maison jusqu’à son coeur, son amour pour elle n’a pu guère atteindre le coeur d’Agnès aveuglée par l’amour porté à l’égard d’Horace.

Son comportement face à Agnès nous révèle à quel point le barbon est tombé amoureux de la jeune première et qu’il était tellement pathétique quand on le voit triste, assis sur la scène criant sa déclaration, en mettant de la puissance à chaque mot qu’il disait, à Agnès qui l’interprétait tout cela en rigolant. Tous ces mots qu’il disait pour la retenir près de lui, jusqu’au mot mourrir pour elle, ne la faisait point changer d’avis.
Je pense que Arnolphe s’est attaché à Agnès durant toutes ses années passées avec elle et le fait qu’elle choisisse une autre personne que lui est tout simplement inconcevable.

Cette histoire qui fait rire les spectateurs nous fait en réalité culpabilisé d’avoir ri à une chose aussi tragique, l’amour donné à une personne qui ne ressent point la même chose, un amour non réciproque, c’est la chose qu’on remarque lorsqu’on voit de plus près la mise en scène et le comportement d’Arnolphe. Donc c’est pour cela qu’Arnolphe m’a le plus touché.

17. Le jeudi 12 octobre 2017, 19:58 par Paul Chevillotte

Question A :

Mêler le tragique et le comique au théâtre a-t-il sa raison d’être ? Probablement, mais encore faut-il que le spectateur puisse l’appréhender.
Pour commencer, la comédie a pris au cours des siècles des formes variées comme peuvent l’être la grande comédie, la comédie ballet ou la comédie tragique. Cette spécificité du théâtre, permet aux spectateurs de se distraire jusqu’à provoquer le rire, tout en ayant la vertu de pouvoir rire de soi-même.
D’un autre côté, le théâtre tragique vise à émouvoir le public autrement, à travers différents registres (dramatique, tragique ou pathétique) suscitant ainsi l’étonnement, une autre émotion qui maintient le spectateur en attente, en haleine.
Mêler ces deux genres théâtraux provoquent des sourires, même des rires ou, expriment la gravité d’une peur jusqu’aux larmes d’un spectateur qui y perçoit un aspect tragique où certaines vérités sont difficile à accepter. Dans « L’école des Femmes » de Molière acte II scène 5, un comique de situation a lieu au moment où le couple discute d’un sujet précis tout en ayant une pensée différente (concernant Horace). Mais l’auditeur de cette pièce comprend aussi que les craintes inespérées d’Arnolphe prennent vie et qu’une forme de fatalité s’abat sur lui. Ce genre théâtral a toujours été apprécié par Molière, tant il mêlait des sentiments opposés et des émotions contradictoires. Il pouvait s’exprimer davantage en écrivant des pièces généralement plus longues que la moyenne (visant ainsi à imiter les règles conventionnelles de la tragédie qui étaient en 5 actes).
Finalement, mêler la tragédie et les principes de la comédie assurent aux spectateurs de ressentir une palette d’émotions inattendues (passer de la joie à de la tristesse, d’aborder des thèmes difficiles par de l’ironie, d’éveiller une réflexion plus profonde au détour de la légèreté d’un texte. Nombreux auteurs de théâtre (en particulier Molière) ont trouvé dans cette association de sentiments, une source d’inspiration et de pensée.

18. Le jeudi 12 octobre 2017, 20:41 par Marina

Question A :

A votre avis, est-il intéressant de mêler le tragique et le comique au théâtre ?
Pourquoi ?

Mêler le tragique et le comique dans une pièce de théâtre, peut être intéressant car bien qu’il s’agisse de deux genres divergents, ils se rejoignent et se complémentent également.

La comédie permet de mettre en scène des personnages stéréotypés qui provoquent le rire dans des actions entravées par des obstacles dus aux mœurs de la société tout comme la tragédie. Par ailleurs, la comédie poursuit également d’autres fins, jusqu’à même invoquer la tragédie.
La tragédie, de son côté, permet aux spectateurs d’être touchés par la scène et des sentiments de tristesse, pleurs et étonnement surgissent. Il y a une progression dramatique, caractérisée par un dénouement heureux et on y retrouve des conflits intérieurs chez les personnages.

Il arrive parfois que l’auteur mêle le tragique et le comique dans une pièce de théâtre et on se demande alors s’il veut nous inviter à pleurer, rire ou réfléchir au contexte mis en œuvre.
Dans « Le Tartuffe », l’auteur, Molière, a réussi à travers les personnages à créer une nouvelle sorte de théâtre rebondissant à la fois sur les rires et les pleurs. C’est une comédie tragique où toutes les intrigues de Tartuffe menacent toute une famille. Tartuffe est un escroc dont le nombre de méfaits est assez important et sa cible dans l’œuvre est Orgon un homme bigot et acariâtre. A la fin de l’œuvre, Tartuffe se fait arrêter par le roi qui lui-même rend tous les biens à Orgon. .
Molière se moque de ceux qui utilisent la religion à leurs propres fins pour obtenir ce qu’ils veulent. De plus, l’hypocrisie est un moyen dans la pièce visant à peindre et ridiculiser un vice et accentue cette part de comédie dans l’œuvre. Tartuffe en est la personnification.
Le caractère odieux d’Orgon et son omnipotence lorsqu’il ordonne à Marianne d’épouser Tartuffe et la dramaturgie d’engrenage, nous montrent bien la part de tragédie dans l’œuvre. Mais, Molière a également recours à des procédés comiques dans certaines situations, comme par exemple, la déclaration d’amour de Tartuffe à Elmire alors qu’Orgon est caché sous la table suscite le rire.

Ainsi, le mélange du comique et du tragique permet la mise en scène des passions qui aveuglent l’homme au point de le faire sombrer dans le ridicule pour la comédie et de le conduire vers sa malheureuse destinée dans la tragédie.
En mêlant ces deux genres, le lecteur permet de s’intéresser d’avantage à la pièce car il se met dans la peau des personnages. L’association du comique et du tragique s’entremêlent, remettent en question les frontières entre ces deux genres et rendent l’œuvre plus réaliste.

19. Le jeudi 12 octobre 2017, 21:01 par Joseph Mouscadet

Question B

Arnolphe est le personnage qui m'a le plus touché durant cette scène. Il est présenté comme un barbon, un vieil homme s'opposant aux deux jeunes personnes de la pièce, à savoir Agnès et Horace.

Arnolphe est touchant car il est amoureux, ce qui augmente la profondeur de sa personnalité. De même, Molière, en mélant tragique et comique dans son personnage, réussit à créer un personnage nous faisant rire tout en le rendant pathétique. Il améliore ainsi l'intérêt de ce personnage que le spectateur lui porte. Un barbon, personnage caractéristique de la tragédie, s'oppose normalement aux jeunes premiers sans aucune raison "valable". Alors qu'ici, Arnolphe aime Agnès et donc le spectateur se surprend à éprouver de la pitié pour celui-ci, alors que le personnage est antipathique, violent et cruel, indigne de pitié donc.

Arnolphe est aussi touchant car il est désepéré : en effet, lorsque Agnès lui anonce qu'elle aime Horace, il devient violent et montre qu'il est prêt à tout pour qu'elle l'aime, allant même jusqu'au suicide.

20. Le jeudi 12 octobre 2017, 21:11 par Marion Lopez-Pia

Sujet C :

La comédie est un genre théâtral utilisé pour faire rire le spectateur. Molière a choisi de lier la tragédie à la comédie dans plusieurs de ses œuvres. L'école des femmes est une pièce comique. Mais dans la mise en scène de Didier Bezace, cette comédie prend un air tragique.

Agnès de par son ignorance envers les intentions du barbon Arnolphe à son égard, renforce ce côté tragique et nous permet d'éprouver de la tristesse pour cette jeune femme enfermée.
Arnolphe quant à lui, montre qu'il n'est pas un simple barbon, notamment quand il souhaite mourir pour l'amour d'Agnès. Cette scène peut nous faire ressentir de la pitié.
Nous pouvons aussi nous rendre compte qu'Arnolphe est très attristé par cet amour qu'il lui porte et qui n'est pas partagé et par cette relation qu'Agnès entretien avec ce jeune premier.

Le jeu d'acteur, les expressions sur les visages et la gestuelle accentuent le côté tragique de cette mise en scène.

A la suite de cette scène et après l'avoir vu une seconde fois plus attentivement, nous nous apercevons que cette mise en scène n'a plus rien de comique et qu'elle nous pousse à réfléchir à la condition des femmes à l'époque de Molière.

21. Le jeudi 12 octobre 2017, 21:54 par LE LEAP Marie

SUJET A :
La comédie et la tragédie sont deux aspects différents du théâtre qui se concrétisent selon des caractères très précis. Dans certaines pièces l'auteur entremêle tragédie et comédie.La disparition des contraintes et des codes remet donc en question les frontières entre les genres.

Ainsi, ne pas respecter le mode traditionnel du théâtre apporte à la pièce une certaine diversité et singularité. Comme dans l'Avare de Molière qui suscite chez le spectateur aussi bien le rire que le grincement de dents, voire même la remise en question face à l'ambiguïté du personnage d'Harpagon, à la fois comique et tragique. Cela provoque un contraste avec d'un côté la tragédie et de l'autre la comédie qui vient apporté de la légèreté par rapport à la tragédie qui elle est plus imposante.

Il y aussi beaucoup d'autres pièces qui associent tragédie et comédie comme Dom Juan de Molière ainsi que le misanthrope.
Molière est traditionnellement associé à la comédie mais on peut découvrir ses pièces d'un point de vue tragi-comique. Les personnages sont enfermés dans des obsessions que cela en devient absurde au point que cela provoque une transition émotionnelle chez le spectateur passant de la tragédie au rire.

C'est ainsi que l'auteur provoque une instabilité émotionnelle chez le spectateur en entremêlent tragédie et comédie ce qui apporte un nouvel intérêt pour le théâtre.

22. Le jeudi 12 octobre 2017, 22:18 par M. Danset

@LE LEAP Marie :

Ce travail est en partie copié sur l'interview d'un metteur en scène, disponible sur le site du journal La Dépêche :

http://www.ladepeche.fr/article/200...

23. Le vendredi 13 octobre 2017, 17:04 par Victor Chen

Q:A

     Il peut être intéressant de mêler le tragique et le comique au théâtre.
Au XVIIe siècle, le théâtre était soit une comédie ou une tragédie . Une comédie est un genre théâtral qui permet de faire rire le spectateur par des personnages stéréotypés comme M.Jourdain dans  le bourgeois gentilhomme de Molière. Puis, la tragédie met en scène des personnages avec une action destinée à provoquer la pitié ou la terreur donc mêler le tragique et la comédie fut presque impossible au théâtre à l'époque.  Mais Molière a mis de la tragédie dans ses comédies car il veut faire des tragédies.

Mêler les deux genres dans une pièce de théâtre peut être intéressant car les deux genres sont complètement opposé mais peuvent être complémentaire et pourrait apporter au spectateur de multitudes sentiments positives ou négatives . Dans «l'école des femmes» de Molière, l'acte II scène 5, Molière met en scène un barbon, Arnolphe, qui est amoureux de Agnès qui ne connaît pas l'amour et va se moquer de lui en lui faisant croire qu'une personne a pris sa virginité . Cela rend la scène comique et ridicule mais si on prend du recule . On observe que la scène est ecrite en vers comme dans les tragédies. Dans cette scène, Arnolphe est pathétique par le registre du tragique dans le dialogue. Donc Molière essaie de raprocher la comédie de la tragédie par Arnolphe cela veut dire que cette comedie est aussi une tragédie si on creuse plus la scène.

 Donc mélanger ses deux genres apportent une modernité dans le théâtre à l'époque et maintenant aussi car cela apporter au lecteur plusieurs émotions positives ou négatives.
24. Le vendredi 13 octobre 2017, 17:29 par LE LEAP Marie

SUJET A :
La comédie et la tragédie sont deux aspects différents du théâtre qui se concrétisent selon des caractères très précis. Dans certaines pièces l'auteur entremêle tragédie et comédie.L'absence des règles traditionnelles remet donc en question les frontières entre les genres.

Ainsi, ne pas respecter le mode traditionnel du théâtre apporte à la pièce une certaine diversité et singularité. Comme dans l'école des femmes avec d'un coté Agnès une jeune fille innocente et naive elle incarne donc la comédie et d'un autre côté Harpagon qui lui,est prit d'un amour passionnel pour la petite Agnès. Mais Agnès est amoureuse d'un jeune garçon c'est ainsi que dans cette pièce harnolph est un barbon, il est pathétique il incarne donc la tragédie. Tout de long de cette pièce nous serons partagé entre la naiveté d'Agnès et la colère,tristesse d'Harnolph. Cela provoque un contraste avec d'un côté la tragédie et de l'autre la comédie qui vient apporté de la légèreté par rapport à la tragédie qui elle est plus imposante.

Il y aussi beaucoup d'autres pièces qui associent tragédie et comédie comme Dom Juan de Molière ainsi que le misanthrope.
Molière est traditionnellement associé à la comédie mais on peut découvrir ses pièces d'un point de vue tragi-comique. Les personnages sont enfermés dans des obsessions que cela en devient absurde au point que cela provoque une transition émotionnelle chez le spectateur passant de la tragédie au rire.

C'est ainsi que l'auteur provoque une instabilité émotionnelle chez le spectateur en entremêlent tragédie et comédie ce qui apporte un nouvel intérêt pour le théâtre.

25. Le vendredi 13 octobre 2017, 17:32 par LE LEAP Marie

SUJET A :
La comédie et la tragédie sont deux aspects différents du théâtre qui se concrétisent selon des caractères très précis. Dans certaines pièces l'auteur entremêle tragédie et comédie.L'absence des règles traditionnelles remet donc en question les frontières entre les genres.

Ainsi, ne pas respecter le mode traditionnel du théâtre apporte à la pièce une certaine diversité et singularité. Comme dans l'école des femmes avec d'un coté Agnès une jeune fille innocente et naive elle incarne donc la comédie et d'un autre côté Harpagon qui lui,est prit d'un amour passionnel pour la petite Agnès. Mais Agnès est amoureuse d'un jeune garçon c'est ainsi que dans cette pièce harnolph est un barbon, il est pathétique il incarne donc la tragédie. Tout de long de cette pièce nous serons partagé entre la naiveté d'Agnès et la colère,tristesse d'Harnolph. Cela provoque un contraste avec d'un côté la tragédie et de l'autre la comédie qui vient apporté de la légèreté par rapport à la tragédie qui elle est plus imposante.

Il y aussi beaucoup d'autres pièces qui associent tragédie et comédie comme Dom Juan de Molière ainsi que le misanthrope.
Molière est traditionnellement associé à la comédie mais on peut découvrir ses pièces d'un point de vue tragi-comique. Les personnages sont enfermés dans des obsessions que cela en devient absurde au point que cela provoque une transition émotionnelle chez le spectateur passant de la tragédie au rire.

C'est ainsi que l'auteur provoque une instabilité émotionnelle chez le spectateur en entremêlent tragédie et comédie ce qui apporte un nouvel intérêt pour le théâtre.

26. Le vendredi 13 octobre 2017, 17:46 par Audrey Bocquez

Sujet B

Agnès pourrait être attachante si elle n'était pas aussi innocente et naïve à la limite de la niaiserie.
C'est Arnolphe qui m'a le plus touché. Ce "Barbon" nous fait rire dans la comédie, mais sous l'angle de la tragédie nous touche en étant pathétique.
Cette obsession d'isolé Agnès du monde extérieur et de l'amour afin de la préserver pour lui même, l'entraine dans une folie, qui malheureusement le rend éperdument fou d'elle. Mais il n'est pas payé en retour pour cet amour aveugle qu'il voue à Agnès. Et son malheur continu lorsqu'il découvre les sentiments de cette dernière envers Horace. Lorsqu'il lui ouvre son cœur elle lui affirme qu'aucune de ses déclarations ne pourront valoir l'amour qu'elle porte à son amant.
L'égoïsme et l'innocence d'Agnès prête à croire le premier homme lui promettant monts et merveille, blesse et brise Arnolphe, qui serait prêt à tout, jusqu'à mourir pour elle.
Dans cette pièce Arnolphe qui au départ était le plus détesté selon les règles de la comédie, devient le protagoniste de l'œuvre "l'école des dames" de Molière.

27. Le vendredi 13 octobre 2017, 18:01 par LEMOINE Amaury

SUJET : D

Pourriez-vous expliquer ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel, en vous appuyant sur un ou deux exemples précis ?

Depuis le décès de Molière en 1673, ses pièces ont toujours continué à être jouer, apprécier et envier par les écrivains de son époque. Qu’est ce qui donne aux oeuvres de Molière leurs caractères intemporel?

Dans ses pièces de théâtre ce qui amuse le plus le public ce sont les personnages qui sont souvent loufoques voir pathétique.
C’est ainsi qu’à travers le Bourgeois Gentilhomme Molière arrive à divertir les spectateurs en leurs présentants des scènes les plus étonnantes les unes que les autres. Prenons par exemple la scène de « La leçon d’orthographe » ( Acte II scène IV) ou M.Jourdain est tellement surexcité d'apprendre comment prononcer les voyelles et les consonnes qu'il ne se rend pas compte qu'il se fait profiter par son professeur de lettres qui doit en tirer de bonnes recettes. Les hommes depuis le nuit des temps cherche à êtres divertit, c’est pourquoi on peut dire que ses pièces restent apprécié mêmes après des décennies.

Un des nombreux caractères intemporels de Molière est qu’il fait passer des morales en dénonçant les travers de la société à son époque. C’est ce qu’il a notamment fait avec Les Fourberies de Scapin (1671). Scapin devenu valets de Léandre par la faute de Géronte se venge en soutirants de l’argent à deux vieillards. ( Acte II scène VI ) La morale de cette oeuvres de Molière est qu’il faut toujours se méfié de ses serviteurs car ils peuvent,t êtres fourbes ou mal intentionné, cette morale n’est plus vraiment d’actualité mais elle l’était autrefois. C'est ainsi que Molière rend ses oeuvres intemporels à travers les âges.

Ainsi, nous pouvons dire les ouvres de Molière sont intemporels car elles visent à divertir le public et à faire passer des messages sur la société a son époque mais qui peuvent encore êtres d’actualité, on peut dire que ses oeuvres sont souvent porteuse de morales.

PS : Je ne sais pas comment mettre des accents sur les u.

28. Le vendredi 13 octobre 2017, 18:29 par Tatiana Bonnet

SUJET B : Dans la mise en scène de Didier Bezace, d’Arnolphe ou d’Agnès, quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ?

Dans la mise en scène Didier Bezace, le personnage de que je trouve le plus touchant est Agnès.

Arnolphe, informé de la rencontre entre Horace et Agnès, essaie de faire dire à celle-ci ce qui s’est passé entre eux durant son absence. Arnolphe s’imagine qu’ils ont eu des relations intimes alors qu’en réalité ils se sont contentés de témoigner quelques paroles aimables et d’échanger des marques d’amitié relativement innocentes. Le malentendu se poursuit quand Arnolphe lui parle de mariage. Agnès s’imagine un mariage avec Horace alors qu’en réalité Arnolphe envisage de l’épouser lui-même.
Cette scène bâtie sur un quiproquo rend Agnès comique, car, n’ayant aucune connaissance de l’amour et de la séduction, elle ne comprend pas le réel sens des questions posées par le barbon, qui cherche à savoir ce qui s’est passé pendant son absence entre cette dernière et Horace. Elle répond donc aux questions d’Arnolphe de manière complètement inattendues et incongrues. Dans le mise en scène de Didier Bezace, Agnès est donc un personnage comique, par ses nombreuses lacunes sur le plan de la vie en société.
Agnès est également naïve et innocente. En effet, ayant été enfermée depuis son plus jeune âge, elle ne connaît aucune règle de la société. Quand elle rend visite à Horace, elle ne réalise pas que celui-ci la courtise. De plus, lorsqu’Arnolphe la bouscule brutalement, elle ne comprend pas ce qui se passe, ce qui laisse penser qu'elle est naïve voire stupide. Ainsi, dans la mise en scène étudiée, Agnès est personnage qui apparaît simple et dans son monde.
Enfin, l’innocence et la naïveté d’Agnès la rendent à la fois sympathique et drôle, ce qui fait d’elle un personnage attachant tout en créant de la part du spectateur un sentiment de pitié envers elle.

29. Le vendredi 13 octobre 2017, 18:55 par Marina

Question A (2):
A votre avis, est-il intéressant de mêler le tragique et le comique au théâtre ?
Pourquoi ?
Mêler le tragique et le comique dans une pièce de théâtre, peut être intéressant car bien qu’il s’agisse de deux genres divergents, ils se rejoignent, se complémentent également et permettent de rendre une œuvre plus réaliste.
La comédie permet de mettre en scène des personnages stéréotypés qui provoquent le rire par le biais d’actions entravées par des obstacles dus aux mœurs de la société tout comme la tragédie qui permet d’exprimer avec tristesse le comportement des hommes. Par ailleurs, la comédie poursuit également d’autres fins, jusqu’à même invoquer la tragédie.
La tragédie, de son côté, est souvent caractérisée par une dramaturgie d’engrenage et des conflits intérieurs naissent chez les personnages.
Il arrive parfois que l’auteur mêle le tragique et le comique dans une pièce de théâtre et on se demande alors s’il veut nous inviter à pleurer, rire ou réfléchir au contexte mis en œuvre.
Dans « Le Tartuffe », l’auteur, Molière, a réussi à travers les personnages à créer une nouvelle sorte de théâtre rebondissant à la fois sur les rires et les pleurs. C’est une comédie tragique où toutes les intrigues, les actions de Tartuffe menacent toute une famille. Tartuffe ou également l’Imposteur est un escroc dont le nombre de méfaits est assez important et sa cible dans l’œuvre est Orgon un homme bigot et acariâtre. A la fin de l’œuvre, Tartuffe se fait arrêter par le roi qui lui-même rend tous les biens à Orgon. .
Molière se moque de ceux qui utilisent la religion à leurs propres fins pour obtenir ce qu’ils veulent. De plus, l’hypocrisie est un moyen dans la pièce visant à peindre et ridiculiser ce vice et accentue cette part de comédie dans la pièce. Tartuffe en est la personnification.
Le caractère odieux d’Orgon et son omnipotence lorsqu’il ordonne à Marianne d’épouser Tartuffe et la dramaturgie d’engrenage, nous montrent bien la part de tragédie dans l’œuvre. Mais, Molière a également recours à des procédés comiques dans certaines situations, comme par exemple, la déclaration d’amour de Tartuffe à Elmire alors qu’Orgon est caché sous la table suscite le rire.
Ainsi, le mélange du comique et du tragique permet la mise en scène des passions qui aveuglent l’homme au point de le faire sombrer dans le ridicule pour la comédie et de le conduire vers sa malheureuse destinée dans la tragédie.
En mêlant ces deux genres, le lecteur permet de s’intéresser davantage à la pièce car il se met dans la peau des personnages jusqu’à même oublier la frontière entre le comique et le tragique ce qui rend l’œuvre plus réaliste.

30. Le vendredi 13 octobre 2017, 18:56 par Sarah SENOVILLE

B

Dans la mise en scène de Didier Bezace, d’Arnolphe ou d’Agnès, quel personnage vous a le plus touché et pourquoi ? Vous pouvez revoir au besoin l’acte II, scène 5 et l’acte V, scène 4.

Le personnage m'ayant le plus touchée dans la mise en scène de Didier Bezace est Arnolphe.

Certes, Agnès est un personnage m'ayant également émue. Cette jeune femme reste constamment cantonnée à sa maison par la faute du Barbon, et ignore en conséquence tout du monde qui l'entoure ; on pourrait dire qu'Agnès est sote. De plus, en raison de sa situation, la jeune femme ne sait pas ce qu'est l'amour, ce qui est totalement tragique. Elle ignore donc ce qu'est ce sentiment sensé être magique et magnifique. La jeune femme est en quelque sorte sous l'emprise d'Arnolphe. Elle ne ressent pas toute la beauté du monde dans lequel elle vie et nous pouvons dire qu'Agnès habite dans une sorte de "bulle". De plus, lorsque la demoiselle tombe sous le charme d'un jeune homme nommé Horace, Arnolphe devient violent et Agnès subit les actes de ce dernier. Par ailleurs, elle ne semble pas vraiment comprendre la souffrance qu'elle inflige au vieil homme puisque lorsque ce dernier lui demande si elle souhaite qu'il se tue pour lui prouver son amour, Agnès lui répond : " Tous vos discours ne me touchent point l'âme". La jeune femme est naïve et crédule. Pour ces raisons, Agnès provoque donc un sentiment de compassion et de tristesse chez le spectateur.

Pourtant, Arnolphe reste le personnage m'ayant le plus touchée. Il est vrai qu'il est totalement atroce d'emprisonner une jeune demoiselle qui devrait normalement profiter de la beauté de la vie, de sa liberté. Toutefois, on voit bien que le Barbon est profondément affecté par l'amour qu'Agnès porte à Horace, et non à lui. Il est extrêmement effrayé à l'idée d'être cocu, mais je pense qu'outre cela,il éprouve de sincères sentiments pour la jeune femme. Ainsi, lorsque le vieil homme apprend que sa bien-aimée a rencontré un jeune homme qui l'a toute chamboulée, Arnolphe est horrifié à l'idée qu'Agnès tombe amoureuse de Horace. Il est d'ailleurs effaré à l'idée que le jeune homme ait pu prendre quelque chose à sa bien-aimée mais est très soulagé lorsqu'il apprend que cette chose n'est autre qu'un ruban. Arnolphe n'est pas qu'un simple Barbon. C'est un être qui éprouve de réels sentiments pour la jeune femme ; il souffre terriblement du fait qu'Agnès ne ressent pas ce que lui ressent. Lorsque les deux personnages entretiennent une discussion sur le fait qu'Agnès fréquente Horace, Arnolphe est tout d'abord violent avec la demoiselle ; il vocifère. Puis, comprenant qu'il ne peut pas changer les sentiments qu'Agnès éprouve pour Horace, il finit par la lâcher, s'adoucir, et déclarer qu'il ne peut en vouloir à sa bien-aimée. Ainsi, je pense que l'affection d'Arnolphe pour Agnès est authentique . Pour moi, le vieillard est le personnage qui me fait ressentir le plus de compassion puisque qu'aimer et ne pas etre aimé en retour est un sentiment horrible, d'où le proverbe " comme la pluie peut se transformer en glace, l'amour peut se transformer en douleur". Arnolphe est pathétique ; il va jusqu'à demander à Agnès si elle souhaite qu'il se tue, tout cela afin de lui prouver son affection. De plus, le fait que la jeune femme semble ne pas être touchée par les paroles du Barbon, ce qu'elle lui annonce de vive voix. Cette situation provoque davantage de mélancolie chez le spectateur. Une grande douleur s'installe dans le coeur de celui dont les sentiments éprouvés ne sont pas partagés. S'ajoute à tout cela le fait que le spectateur comprend bien avant l'aboutissement de la pièce que les luttes d'Arnolphe pour obtenir la tendresse d'Agnès seront vaines . Il sait pertinemment que la jeune femme trouvera l'amour avec Horace et que le dénouement de la scène sera heureux pour les deux tourteraux. Cela renforce de plus belle la douleur qu'éprouve le spectateur pour le Barbon.

Ainsi, Arnolphe est le personnage m'ayant le plus touchée puisque qu'aimer une personne qui, de son côté,n'éprouve rien pour vous est l'un des pires sentiments pouvant exister. Un amour non-partagé est une situation extrêmement douleureuse. C'est donc pour cela que le Barbon est le personnage qui m'a fait éprouvé le plus de compassion.

31. Le vendredi 13 octobre 2017, 18:59 par Louise MURARASU

Sujet D:

Bien qu' écrient il y a 3 siècles, les pièces de Molière sont toujours appréciées et modernes.
Elles soulèvent des sujets d'actualité. Il met en scène la vie quotidienne. Par exemple l'argent, le mariage et l’éducation sont les thèmes les plus fréquents dans ses pièces.
Les personnages sont toujours très caricaturaux. Les œuvres sont connues par tous, les expressions et les personnages font partie de notre culture commune. On traite les avares d'Harpagon, les imposteurs de Tartuffe. " Ah la belle chose que de savoir quelque chose" ( Le bourgeois gentilhomme ), " le poumon, le poumon, vous dis-je" ( le Malade Imaginaire ).
Molière est devenu un modèle pour des écrivains, des cinéastes, et des humoristes. Les pièces sont toujours jouées et avec des mises en scène revisitées.

32. Le vendredi 13 octobre 2017, 19:08 par Oryane Guyat

Sujet C :

Quand Molière a écrit L’Ecole des femmes, il a écrit une comédie. Cependant, ayant vu que Molière était hanté par le désir de faire des tragédies, l’on pourrait se poser la question suivante : lorsque l’on voit Arnolphe et Agnès dans la mise en scène de Didier Bezace, peut-on encore parler de comédie pour L’Ecole des femmes ?

Il est tout d’abord important de préciser le sens de “comédie“. Le mot comédie signifie, d’après le Larousse : « pièce de théâtre destinée à provoquer le rire par la peinture des mœurs, des caractères ou la succession de situations inattendues ».
Pour autant L’Ecole des femmes ne provoque pas que le rire chez les spectateurs, mais a également la particularité de nous faire éprouver un sentiment de pitié face au personnage d’Arnolphe.
La mise en scène joue ici un rôle important, car même si on a vu que dans celle de Didier Bezace le personnage d’Arnolphe était pathétique et désespéré, il est évidemment possible que ce même personnage d’Arnolphe soit représenté différemment. Dans une autre mise en scène il serait possible qu’il ne fasse pas éprouver autant de pitié, et la pièce serait alors en effet une comédie puisqu’elle provoquerait seulement le rire.
De plus, au cours de la pièce on sait déjà que Arnolphe va échouer et qu’Agnès ne l’aimera pas. Ce modèle rapproche encore une fois cette comédie de la tragédie. En effet, la fin est déjà connue comme dans la tragédie «Antigone» de Jean Anouilh avec le Prologue.

Finalement, L’Ecole des femmes reste une comédie car elle fait principalement rire mais il est vrai que nombreux sont les éléments qui la rapproche de la tragédie.

33. Le vendredi 13 octobre 2017, 20:01 par Simon CAILLY

Sujet B

Dans la mise en scène de Didier Bezace, les deux personnages sont émouvants : Arnolphe l'est par sa jalousie et sa douleur mais c'est Agnès qui m'a le plus touché par sa naïveté et sa sincérité.

On est, tout d'abord, attendri par son ignorance du sentiment amoureux, son innocence qui lui font conter à Arnolphe sans retenue sa rencontre avec Horace et la déclaration et les manifestations d'amour de cet inconnu. En effet, comme elle a été enfermée par Arnolphe depuis toujours, elle ignore totalement ce qu'est l'amour et ne se rend donc pas compte qu'Arnolphe puisse être profondément blessé par ce récit. Elle va même, en parfaite ingénue jusqu'à lui avouer cruellement mais sans volonté de le peiner, son amour naissant pour Horace.

Elle est également attendrissante par sa bonté : apprenant qu'elle a blessé Horace elle accède à sa demande de le recevoir durant l'absence d'Arnolphe dans un soucis de bienveillance et de charité. Et cette âme pure ne comprend même pas que cette blessure est en fait l'amour qu'éprouve déjà Horace pour elle.

Agnès est également touchante par sa sincérité qui peut la conduire à un manque de tact qui n'est que le reflet d'une exigence d'honnêteté. En effet, lorsque Arnolphe lui déclare sa flamme, elle lui déclare sans détour qu'elle n'est pas réceptive à ses avances alors qu'Horace a su la séduire en seulement deux mots. Elle ne calcule absolument pas les conséquences de cette franchise et n'envisage pas que cela puisse finir d'anéantir Arnolphe.

Ainsi, la situation fait d'Arnolphe la victime et d'Agnès la coupable de la douleur de celui-ci, ce qui pourrait provoquer de l'empathie pour ce barbon et pourtant cette coupable est touchante par sa pureté et son ingénuité.

34. Le vendredi 13 octobre 2017, 20:06 par lquesnel

Question D

Un caractère intemporel est quelque chose sur lequel le temps n’a pas d’emprise et que l’on peut transposer facilement d’une période à une autre. La vision que Molière à des Hommes et de leurs relations dans la société est réellement moderne. A travers ses pièces de théâtre, il se moque, par le biais de la comédie, de la société du XVIIe siècle. On pourrait se croire à notre époque.

Par exemple, dans le Bourgeois Gentilhomme, l’auteur se moque des bourgeois qui souhaitent imiter les nobles. Notamment à l’Acte II, Scène IV, où M. Jourdain demande à un maitre de philosophie de lui enseigner à élaborer des billets d’amour. Le comique de cette scène est que le professeur se moque des nobles qui en disloquant leurs phrases pensent écrire des vers. Aujourd’hui, les différences entres classes sociales persistent et la manière de s’exprimer permet aux individus de se reconnaitre. Une personne qui n’adopte pas les codes du groupe auquel il souhaite s’identifier n’a aucune chance d’en faire partie comme M. Jourdan.

Dans la pièce de L’école des Femmes écrite en 1662, un vieil homme tyrannique et égoïste veut priver une femme d’éducation pour la garder dans l’ignorance, et ainsi, assouvir ses propres désirs. Ce que dénonce Molière dans cette pièce me fait penser aux difficultés que la femme rencontre encore dans la société d’aujourd’hui. Elle doit toujours faire face à des hommes abusifs comme Arnolphe. Faire de bonnes études est la condition pour garantir sa liberté.

35. Le vendredi 13 octobre 2017, 20:08 par LEMOINE Amaury

SUJET : D (volet 2 je me suis trompé de document)

Pourriez-vous expliquer ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel, en vous appuyant sur un ou deux exemples précis ?

Depuis le décès de Molière en 1673, ses pièces ont toujours continué à être jouées, appréciées et enviées par les écrivains de son époque. Qu’est ce qui donne aux oeuvres de Molière leur caractère intemporel?

Dans ses pièces de théâtre, ce qui amuse le plus le public, ce sont les personnages qui sont souvent loufoques voir ridicules.
C’est ainsi qu’à travers le Bourgeois Gentilhomme, Molière arrive à divertir les spectateurs en leur présentant des scènes les plus étonnantes les unes que les autres. Prenons, par exemple, la scène de « La leçon d’orthographe » ( Acte II scène IV ) où M.Jourdain est tellement excité d'apprendre comment prononcer les voyelles et les consonnes qu'il ne se rend pas compte qu'il se fait abuser par son professeur de lettres. Les hommes, depuis le nuit des temps, cherchent à être divertis, c’est pourquoi, on peut dire que ses pièces restent appréciées même après des décennies.

Un des nombreux caractères intemporels de Molière est qu’il fait passer des morales en dénonçant les travers de la société de son époque. C’est ce qu’il a notamment fait avec Les Fourberies de Scapin (1671). Scapin, devenu valet de Léandre par la faute de Géronte, se venge en soutirant de l’argent à deux vieillards. ( Acte II scène VI ). La morale de cette oeuvre de Molière est qu’il faut toujours se méfier de ses serviteurs car ils peuvent être fourbes ou mal intentionnés, ces comportements humains sont toujours d’actualité. C'est ainsi que Molière rend ses oeuvres intemporelles à travers les âges.

Ainsi, nous pouvons dire que les oeuvres de Molière sont intemporels car elles visent à divertir le public et à faire passer des messages sur la société a son époque mais qui peuvent encore êtres d’actualité, on peut dire que ses oeuvres sont souvent porteuse de morale c’est ce qui les rends encore intéressante au XXIème siècle.

36. Le vendredi 13 octobre 2017, 20:46 par marie moguelet

Question A
Le fait de mêler le tragique et le comique au théâtre peut être intéressant car il peut élargir le jeu des acteurs et donner un aspect plus réel à la pièce.

Durant de nombreuses années, la tragédie était considérée comme une œuvre réservée aux personnes de la haute société; cherchant à émouvoir les spectateurs tandis que la comédie était plus réservée, au peuple ; le but étant de faire rire à tout prix.

Aussi, Molière obligé d’écrire des pièces de théâtre comiques, mais passionné par la tragédie ; décide de mêler le tragique et le comique ; désireux que ses pièces puissent être appréciées par tout le monde et ne voulant pas tout à fait renoncer à la tragédie.

Dans « L’Avare », Harpagon intéresse et fait rire le spectateur par son caractère tragique, égoïste, et même pathétique lorsqu’il souhaite épouser la jeune femme dont est épris son fils. Le fait qu’il soit désespéré et obsédé par son argent amuse le spectateur.
« L’école des femmes », à l’acte V scène IV, Arnolphe se trouve pris au piège de son stratagème. Le personnage d’Arnolphe nous fait compatir et nous fait rire. Il n’a pas pu empêcher, au final, Agnès de découvrir l’amour ce qui contrarie et blesse d’une certaine façon Arnolphe.

Les traits de caractère des personnages et leur situation nous poussent ainsi d’une scène tragique, voir inquiétante à une scène comique où le dénouement est heureux ; ce qui tient en haleine le lecteur et le divertit.
Le fait que les émotions transmises puissent être complètement opposées (de l’angoisse à la joie) donne du suspense à la pièce.
Tout ceci conduit à rendre la pièce plus vivante, intéressante, attachante, voir mémorable et intemporelle. Ainsi mêler le tragique et le comique dans une pièce de théâtre peut garantir beaucoup d’émotions au spectateur, et le fait rire malgré l’aspect tragique de la situation de certains personnages.

37. Le vendredi 13 octobre 2017, 21:24 par Pierre Armand de Tanoüarn

Sujet B
Dans la mise de Didier Bezace qui met en scène l'école des femmes de Molière, les deux personnages sont très différents l'un de l'autre car d'un côté, nous avon Agnès qui est ignorante sur tout spécialement sur l'amour et de l'autre Arnolphe, un barbon qui croit pouvoir prendre le coeur d'une femme en l'enfermant pendant sa jeunesse pour qu'elle lui appartienne sans lui demander son avis sans même avoir la pleine conscience intellectuelle d'Agnès.
Le personnage qui me fascine le plus dans cette pièce est Agnès par sa candeur et son ignorance de l'amour. Elle ne se rend pas compte qu'elle détruit le coeur d'Arnolphe en lui disant droit dans les yeux qu'elle aime Horace. De plus, dans cette mise en scène, l'actrice qui joue Agnès a une voix qui je trouve accentue son aspect candide vis à vis des spectateurs.
Je la trouve également fascinante car nous pourrions dire qu'elle a deux faces sans s'en rendre compte car elle annonce d'un côté qu'elle aime Horace à Arnolphe lui même sans se rendre compte du mal qu'elle lui fait et d'un autre côté lorsqu'Arnolphe fait son discours sur le fait qu'il serait prêt à tout même à se tuer pour elle, Agnès pleure ce qui prouve qu'elle a un coeur mais, juste après ce discours, Agnès dit à Arnolphe qu'elle ne changera toujours pas d'avis.
Elle me fascine aussi par le fait qu'elle ne prenne jamais rien au sérieu par exemple Arnolphe lui explique qu'il l'aime en faisant des exemples pour lui prouver qu'il l'aime ("Je t'aimerais nuit et jour...") elle rie à côté de lui ce qui prouve que dans sa tête, elle à une relation avec lui qui va de l'ordre parents-enfants et que dans sa tête elle ne l'aimeras jamais.
C'est pour tout ces arguments que je trouve qu'Agnès est le personnage le plus fascinant de la pièce entre Arnolphe et elle.

38. Le vendredi 13 octobre 2017, 22:29 par Yvinec Naomi

D
Pourriez-vous expliquer ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel, en vous appuyant sur un ou deux exemples précis ?

Marc Levy a dit un jour : L’art naît du sentiment, c’est ce qui le rend intemporel, immortel.
Molière a révolutionné la comédie, l’élevant au même rang que la tragédie (bien plus considéré à cette époque). Ainsi, Molière est resté l’un des grands noms de la littérature française.
En effet, de nos jours, les œuvres de Molière continuent d’être joués lues et étudiés et n’ont jamais cessés de l’être.
Nous pourrions considérer les œuvres de Molière comme intemporelles due a leur représentation de l’homme si exacte que toute personne quelque soit son « rang social » pourrait s’y reconnaitre lui-même ainsi que ses paires. Mais aussi car, les sujets dont traitent ses œuvres sont toujours implantés dans nos mœurs.
Nous pouvons tout d’abord parler de l’intemporalité de ses œuvres en donnant comme exemple : « Le Malade Imaginaire »
Dans cette œuvre, Molière met en scène le besoin toujours présent de nous autres créatures mortelles d’avoir toute l’attention concentré autour de nous, ce besoin étant pour certains d’entre nous bien plus présent que pour d’autres. Le personnage mis en scène ici est avide d’attention et cherche par le biais de ses « maladies imaginaire » une présence et un intérêt des personnes extérieurs basés uniquement sur lui. Nous pouvons retrouver ce caractère dans un des fléaux de notre société d’aujourd’hui : Les réseaux sociaux. En affichant ainsi nos vies aux yeux du monde nous cherchons quelque part l’attention et l’approbation d’autrui sur notre style de vie. Certains vont jusqu'à mentir concernant leur vie ou n’en monter que des exagérations afin d’obtenir cette attention si demandé ainsi qu’une admiration L’Homme cherchant toujours à atteindre le modèle de la « perfection » fixé par la société.
Dans une autre des ses pièces : « l’Avare », Molière aborde le sujet (comme son nom l’indique) de l’avarice et de l’égoïsme dont Harpagon (le personnage principal) est emplis. Il nous montre jusqu’ou l’etre humain est prêt à aller pour satisfaire ses désirs. Ici celui de posséder encore et toujours plus d’argent. Ce personnage ayant une telle aversion pour les dépenses, il se laisse lui ainsi que sa famille vivre dans des conditions déplorables. Peu lui chaut les désirs d’autrui, ne l’importe que sa satisfaction personnelle, il est ainsi même prêt a marier ses enfants a des personnages exécrables dans le seul but de leur en soutirer la fortune.
Nous pouvons encore une fois retrouver l’intemporalité de ce caractère dans sa présence a toute les époques. En effet l’argent est au cœur de tous les maux et occupe une place importante dans nos vies. Il nous est certes indispensable mais il est pour certain une denrée si désirée qu’ils mentent et manipulent à leur guise afin d’en avoir a profusion. La corruption, le mensonge et la manipulation font désormais partis de notre quotidien et nous ne risquons pas de nous en défaire de si tôt.
Il conviendra donc de dire que les œuvres de Molière ont dépeint et dépeignent encore aujourd’hui les vices et les maux, de la société. Menant donc à leur intemporalité.

39. Le vendredi 13 octobre 2017, 22:29 par Yvinec Naomi

D
Pourriez-vous expliquer ce qui donne aux œuvres de Molière leur caractère intemporel, en vous appuyant sur un ou deux exemples précis ?

Marc Levy a dit un jour : L’art naît du sentiment, c’est ce qui le rend intemporel, immortel.
Molière a révolutionné la comédie, l’élevant au même rang que la tragédie (bien plus considéré à cette époque). Ainsi, Molière est resté l’un des grands noms de la littérature française.
En effet, de nos jours, les œuvres de Molière continuent d’être joués lues et étudiés et n’ont jamais cessés de l’être.
Nous pourrions considérer les œuvres de Molière comme intemporelles due a leur représentation de l’homme si exacte que toute personne quelque soit son « rang social » pourrait s’y reconnaitre lui-même ainsi que ses paires. Mais aussi car, les sujets dont traitent ses œuvres sont toujours implantés dans nos mœurs.
Nous pouvons tout d’abord parler de l’intemporalité de ses œuvres en donnant comme exemple : « Le Malade Imaginaire »
Dans cette œuvre, Molière met en scène le besoin toujours présent de nous autres créatures mortelles d’avoir toute l’attention concentré autour de nous, ce besoin étant pour certains d’entre nous bien plus présent que pour d’autres. Le personnage mis en scène ici est avide d’attention et cherche par le biais de ses « maladies imaginaire » une présence et un intérêt des personnes extérieurs basés uniquement sur lui. Nous pouvons retrouver ce caractère dans un des fléaux de notre société d’aujourd’hui : Les réseaux sociaux. En affichant ainsi nos vies aux yeux du monde nous cherchons quelque part l’attention et l’approbation d’autrui sur notre style de vie. Certains vont jusqu'à mentir concernant leur vie ou n’en monter que des exagérations afin d’obtenir cette attention si demandé ainsi qu’une admiration L’Homme cherchant toujours à atteindre le modèle de la « perfection » fixé par la société.
Dans une autre des ses pièces : « l’Avare », Molière aborde le sujet (comme son nom l’indique) de l’avarice et de l’égoïsme dont Harpagon (le personnage principal) est emplis. Il nous montre jusqu’ou l’etre humain est prêt à aller pour satisfaire ses désirs. Ici celui de posséder encore et toujours plus d’argent. Ce personnage ayant une telle aversion pour les dépenses, il se laisse lui ainsi que sa famille vivre dans des conditions déplorables. Peu lui chaut les désirs d’autrui, ne l’importe que sa satisfaction personnelle, il est ainsi même prêt a marier ses enfants a des personnages exécrables dans le seul but de leur en soutirer la fortune.
Nous pouvons encore une fois retrouver l’intemporalité de ce caractère dans sa présence a toute les époques. En effet l’argent est au cœur de tous les maux et occupe une place importante dans nos vies. Il nous est certes indispensable mais il est pour certain une denrée si désirée qu’ils mentent et manipulent à leur guise afin d’en avoir a profusion. La corruption, le mensonge et la manipulation font désormais partis de notre quotidien et nous ne risquons pas de nous en défaire de si tôt.
Il conviendra donc de dire que les œuvres de Molière ont dépeint et dépeignent encore aujourd’hui les vices et les maux, de la société. Menant donc à leur intemporalité.

40. Le vendredi 13 octobre 2017, 22:50 par Solveig COULAUD

Sujet E : Selon vous, les personnages de théâtre imitent-ils les hommes de façon d’autant plus vraisemblable qu’ils agissent et s’expriment de façon démesurée ?

Cette question s'axe,je pense, atour de trois mots clés : les personnages de théâtre, la notion de vraisemblable et la démesure ("de façon démesurée"). La notion de vraisemblable, vraisemblable étant synonyme de vrai ou de plausible, introduit une idée de rapprochement à la réalité."Les personnages de théâtre " exclut la possibilité de mener de propos autour de l'intrigue ou de morale de la pièce, mais favorise avec l'idée de démesure l’introduction de leur mise en scène. En effet, la démesure se manifeste au théâtre non seulement dans la mise en scène des protagonistes que dans le ton pris pour chaque parole, l'intonation donnée à chaque marque de ponctuation, dans des gestes brusques et vifs ou encore dans une apparence exagérée. Ainsi, la question en elle même suppose un débat. Nous pourrions nous demander si la démesure des personnages de théâtre les rapprochent de la "réalité" , de la "vérité" de l'homme, ou si au contraire elle les en éloigne.
L'Avare, comédie écrite par Molière en 1668, raconte une vieil homme, acariâtre, avare, obsédé par son argent : Harpagon. Harpagon veut marier ses deux enfants contre leur gré, son fils avec une avec une vieille dame riche dont il espère la mort prochaine pour récupérer l'héritage, sa fille avec un seigneur qui l'accepterait sans dot : sa passion démesuré grossit, grossit et prend toute la place, elle rythme toute la pièce. Un monologue par ci, une dispute retentissante par là, un quiproquo, des cris, toute une cacophonie. L' Avare ne raconte pas une histoire, mais un personnage, une angoisse, une obsession, cette avarice gangreneuse et envahissante. Tout cela mène,je pense, à deux arguments contradictoires. D'un côté, cette prééminence montre à quel point l'homme peut être hanté par ses passions,rempli de ses obsessions, au point que comparé à ça, le reste n'est rien. Cependant, d'un autre côté, la démesure de ces personnages exclu le reste de la personnalité et efface une part de la "vérité" de l'homme.
Mais, car il y a un mais, la nature humaine comprend ses non dits et le théâtre ses sous entendus. L'école des femmes de Molière, comédie écrite en 1662, met en scène Arnolphe, barbon dont la hantise est de devenir cocu. Il décide donc d'élever une pupille, Agnès, dans l'ignorance de l'amour pour ensuite l'épouser sans risque. Cependant, malgré tous les efforts déployés, Horace, jeune premier, tombe amoureux d'Agnès et bien qu'elle n'y connaisse rien, Agnès, jeune première, tombe amoureuse d'Horace. Arnolphe, entre temps lui aussi tombé amoureux , se retrouve alors perdant absolu : il devient pathétique pour le spectateur. Mais Arnolphe est brutal et cruel et secoue Agnès comme un poirier; fou d'un amour exacerbé par la jalousie, il propose de mourir pour elle. Et il crie, et il gigote, et il désespère, et il s'énerve. Que de gestes vifs et éperdus (voir désespérés), d'apartés, de monologues, de répliques mordantes : ce que nous faisons (ou pensons), Arnolphe le fait (ou le dit) en cent fois plus grand, plus frappant, plus vrai.Dans sa colère, sa détresse, son amour, son désespoir, sa cruauté, sa peur, il exprime ici la complexité de la nature humaine, son instabilité intérieure., une instabilité que le plus souvent l'homme cache derrière mille et un artifices.

Ces arguments peuvent paraître quelque peu contradictoires, voir opposés, mais comme toute chose, le théâtre contient sa part de contradictions. Loin d'utiliser cela comme justification, je conclurai en disant qu'à première vue peut la démesure des personnages au théâtre peut mettre en avant une partie de la nature humaine au détriment d'une autre. Cependant, il comporte une nuance à appréhender, qui est de voir derrière les personnages, au delà du mur implicite et de sentir leur sous entendus.

N.B.: A propos de l'Ecole des femmes, il est à noter que quand bien même mon paragraphe n'est pas centré dessus, le personnage d'Agnès (et sûrement celui d'Horace, que je connais moins) peut être intéressant pour répondre à la question.
2ème N.B.: Nous aurions pu faire un troisième paragraphe centré sur une mise en scène pourquoi pas original qui accentuerait l'idée de démesure et illustrerait de façon plus concrète le propos. (paragraphe que je n'ai pas eu le temps de développer)

41. Le vendredi 13 octobre 2017, 22:59 par Charlotte Hiblot

Question B

Le personnage qui m'a le plus touchée dans la mise en scène de Didier Bezace de L'École des Femmes est Arnolphe. En effet, ce personnage qui aux premiers abords n'est pas le plus apprécié, dévoile une face cachée de son caractère, celui d'un homme fou amoureux. Arnolphe est tout d'abord violent, fou d'amour, puis se radoucit, et dit à Agnès ses plus profonds sentiments, le rendant ainsi pathétique. On peut alors éprouver de la compassion pour Arnolphe, qui n'est pas pris au sérieux par Agnès, qui elle semble se moquer de lui, devant sa sincérité. Dans cette scène, Arnolphe est en proie à un lourd chagrin, car Agnès dit ouvertement qu'elle aime Horace. Il sait donc qu'il l'a perdue, désormais, et que tout ce plan qu'il avait échafaudé dès le début dans l'espoir d'épouser Agnès lorsqu'elle en aurait l'âge, s'effondre. Il montre donc toute sa tristesse à la jeune fille, mais sans effet. C'est ce qui le rend presque attachant dans cette scène, car il n'est plus un personnage méprisable par sa jalousie, mais bien un protagoniste empris d'un chagrin d'amour, qui peut toucher le spectateur en plein coeur.

42. Le vendredi 13 octobre 2017, 22:59 par Charlotte Hiblot

Question B

Le personnage qui m'a le plus touchée dans la mise en scène de Didier Bezace de L'École des Femmes est Arnolphe. En effet, ce personnage qui aux premiers abords n'est pas le plus apprécié, dévoile une face cachée de son caractère, celui d'un homme fou amoureux. Arnolphe est tout d'abord violent, fou d'amour, puis se radoucit, et dit à Agnès ses plus profonds sentiments, le rendant ainsi pathétique. On peut alors éprouver de la compassion pour Arnolphe, qui n'est pas pris au sérieux par Agnès, qui elle semble se moquer de lui, devant sa sincérité. Dans cette scène, Arnolphe est en proie à un lourd chagrin, car Agnès dit ouvertement qu'elle aime Horace. Il sait donc qu'il l'a perdue, désormais, et que tout ce plan qu'il avait échafaudé dès le début dans l'espoir d'épouser Agnès lorsqu'elle en aurait l'âge, s'effondre. Il montre donc toute sa tristesse à la jeune fille, mais sans effet. C'est ce qui le rend presque attachant dans cette scène, car il n'est plus un personnage méprisable par sa jalousie, mais bien un protagoniste empris d'un chagrin d'amour, qui peut toucher le spectateur en plein coeur.

43. Le vendredi 13 octobre 2017, 22:59 par Charlotte Hiblot

Question B

Le personnage qui m'a le plus touchée dans la mise en scène de Didier Bezace de L'École des Femmes est Arnolphe. En effet, ce personnage qui aux premiers abords n'est pas le plus apprécié, dévoile une face cachée de son caractère, celui d'un homme fou amoureux. Arnolphe est tout d'abord violent, fou d'amour, puis se radoucit, et dit à Agnès ses plus profonds sentiments, le rendant ainsi pathétique. On peut alors éprouver de la compassion pour Arnolphe, qui n'est pas pris au sérieux par Agnès, qui elle semble se moquer de lui, devant sa sincérité. Dans cette scène, Arnolphe est en proie à un lourd chagrin, car Agnès dit ouvertement qu'elle aime Horace. Il sait donc qu'il l'a perdue, désormais, et que tout ce plan qu'il avait échafaudé dès le début dans l'espoir d'épouser Agnès lorsqu'elle en aurait l'âge, s'effondre. Il montre donc toute sa tristesse à la jeune fille, mais sans effet. C'est ce qui le rend presque attachant dans cette scène, car il n'est plus un personnage méprisable par sa jalousie, mais bien un protagoniste empris d'un chagrin d'amour, qui peut toucher le spectateur en plein coeur.

44. Le dimanche 15 octobre 2017, 15:19 par Capucine Nisole

Un Misanthrope, un Tartuffe, ces titres de comédies de Molière sont devenus des noms communs (antonomases), ce qui prouve combien les travers de l'homme qu'il dénonçait ont transcandé le siècle où il les a écrit et mit en scène.
Toujours le plus étudié, le plus représenté, Molière est le dramturge qui a inspiré aux metteurs en scène contemporains le plus de tentatives d'actualisation, car derrière les quiproquos et coups de bâton, il fut l'observateur avisé d'une nature humaine qui, contrairement aux décors et costumes datés, est intemporelle.
Quant en 1995 Ariane Mouckine présenta son Tartuffe à Avignon, elle reprit le combat de Molière contre l'instrumentalisation d'une religion à des fins hypocrites et intressées (spoliation des biens de Orgon, mariage forcé, tentative d'adultère). Elle choisit un décor musulman (patio, costumes) pour dénoncer les dérives dangereuses du fanatisme religieux. Sa scénographie audacieuse donna lieu à des polémiques, répliques de "la cabale des Dévots".
Cependant, Molière sait que le public vient au théâtre pour se divertir, mais, à travers des comédies-ballet plus légères, nous retrouvons sa dénonciation d'autres travers et obsessions qui n'ont varié que "d'emballage". Le Bourgeois Gentilhomme éclaire, sur la musqiue de Lully, une croyance erronnée de l'homme plus que jamais d'actualité : c'est le pouvoir de l'argent qui semble permettre de s'approprier une classe sociale qui n'est pas nôtre. Leçons de danse, de musique, par vanité de paraître, monsieur Jourdain se perd dans sa recherche d'une identité fausse et met en péril l'équilibre de sa famille. Les "nouveaux riches" qui cherchent à faire la couverture des "magazines people" sont tous des monsieurs Jourdain aveuglés par leur monomanie : désir de paraître.
"L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour des vertus". En une réplique, Molière résume tous les défauts, toutes les obsessions cachées d'une nature humaine que seule l'époque ou le lieu habille differement, d'où l'intemporalité de ses oeuvres.