L’entretien est la seconde partie de l’oral. Il dure 10 minutes et rapporte jusqu’à 10 points également.

Mise à jour : samedi 18 novembre : corrections apportées au descriptif téléchargeable ci-dessous.

Mise à jour : lundi 21 novembre : ajout d'une autre méthode pour bien réviser et bien ciseler vos réponses lors de l'entretien.

Mise à jour : lundi 27 novembre : ajout de questions d'entraînement pour le début de la séquence II.


Au sommaire

Les enjeux de l’entretien

La clé de la réussite tient dans les propos suivants.

Dans un joyeux ping-pong avec l'examinateur, votre propos doit manifester votre compréhension de l'objet d'étude qui est au centre de l'échange (celui sur lequel vous avez été interrogé lors de la première partie, sur un texte et une question), et votre sensibilité aux œuvres étudiées, tout en se fondant sur des appréciations rigoureuses. Enfin, vous ferez à la fois preuve de force de conviction et d'esprit d'ouverture.

Attention, le stress est l’ennemi de l’oral. Or, pour ce premier oral blanc, il sera au rendez-vous. Vous le réduirez en travaillant régulièrement, en vous entraînant intensivement, et en ne cessant jamais d’approfondir les questions que les œuvres étudiées ont soulevées en cours et selon vous.

Comment réviser ?

  • Relire l’intégralité des cours, des textes, des documents (lectures analytiques et complémentaires, devoirs sur table et à la maison, tableaux, illustrations diverses, vidéos…). S’aider de la page du descriptif consacrée à chaque séquence (elle vous sera donnée très bientôt pour la première séquence) : elle récapitule les travaux effectués en classe et à la maison ; elle sert de socle aux questions de l’examinateur, donc à vos révisions également.
  • Souligner les éléments vraiment essentiels dans les textes (étudiés en lecture analytique ou non), les synthèses, et des phrases importantes extraites des textes, qu’une mémorisation par cœur permettra d’exploiter efficacement.
  • S’entraîner à répondre à des questions, en premier lieu à la problématique de la séquence.

Comment répondre ?

Je vous donne un conseil qui porte souvent, sinon systématiquement ses fruits : avoir à l’esprit et à la bouche une trame, une structure, par exemple celle-ci :

  1. Réponse brève (formuler une réponse en une phrase si possible),
  2. Illustration par un exemple (se référer à l’œuvre, à un passage précis, en le citant si possible),
  3. Prolongement (aller plus loin en tissant des échos entre les œuvres).

Exemple de travail sur la problématique de la séquence I

Comment la parole théâtrale se révèle-t-elle sur scène dans toute son ambiguïté ?

Exemple de réponse

Tout texte théâtral ne se réalise pleinement qu’une fois mis en scène. La parole théâtrale elle-même, au cœur de toute pièce, donne lieu à une transposition : elle est dite, mais le ton reste à trouver souvent, ainsi que la gestuelle, les déplacements, et au fond, tous les autres choix de mise en scène qui peuvent accompagner la voix des personnages. Et lorsque cette parole est ambiguë, comme dans les œuvres que nous avons étudiées, la mise en scène peut être particulièrement riche.

Ainsi, l’ambiguïté de la parole, dans Dom Juan, est intéressante à observer sur le plan des émotions et donc du genre de la pièce. On part du texte, avant de formuler des observations sur le travail du metteur en scène. C’est une comédie, mais qui se termine par la mort du héros, autrement dit sur une note tragique. Or, dans la mise en scène de Daniel Mesguich, la dernière réplique de Sganarelle (“Mes gages ! Mes gages !”) pourrait atténuer le tragique par un effet de contrepoint comique, comme Molière, probablement, le faisait lui-même. Mais au contraire, elle le renforce : Sganarelle semble réellement “malheureux”. La présence de tous les personnages trompés par Dom Juan, en colère pour certains, dans l’affliction pour d’autres, contribue également à souligner l’effet tragique. Cette parole qui pourrait faire rire nous émeut et suscite la compassion grâce à son ambiguïté originelle, à laquelle Daniel Mesguich donne toute sa mesure.

Autre exemple de parole ambiguë dans une scène complexe : l’échange de Dom Juan avec le Pauvre : Arnaud Denis propose un Pauvre pathétique. Dom Juan domine l’échange et révèle avec brio la corruption de sa foi. Mais le Pauvre, venu du fond de la salle, s’en retourne par le même chemin, comme s’il se fondait dans le public. Ainsi le spectateur navigue-t-il entre des sentiments contradictoires. L’ironie de Dom Juan, si décapante soit-elle, apparaît comme particulièrement blessante dans cette mise en scène, quand on pourra au contraire lui donner toute sa force d’émancipation avec d’autres choix.

À la place de ce prolongement fondé sur la mise en scène d’Arnaud Denis, on pourrait imaginer, entre autres :

  • un rapprochement avec la scène du Pauvre adaptée par Marcel Bluwal pour la télévision : cet exemple nous conduirait sans doute à nuancer notre propos, car Bluwal estompe l’ambiguïté de la scène. Le Pauvre est réellement pathétique, tandis que Dom Juan paraît hautain et cynique. Sganarelle, quant à lui, soutient ici son maître.
  • un rapprochement avec Le Tartuffe (le Pauvre étant une variante du Tartuffe, du fait de la perversion de sa foi). Je développe ce prolongement ci-dessous.

Nous avons également vu en scène un autre texte de Molière, extrait du Tartuffe, dans lequel le travail de mise en scène pourrait renforcer l’ambiguïté de la parole des personnages, et donc de la pièce. Il s’agit de la scène dans laquelle Elmire tente de piéger Tartuffe en cachant son mari Orgon sous la table. Le double jeu d’Elmire et la dissimulation d’Orgon sont certes porteurs d’effets comiques. Mais l’absence de réaction de ce dernier met son épouse en difficulté face aux avances de Tartuffe : c’est elle qui se retrouve prise au piège. Cela peut changer radicalement le ton de l’extrait selon le choix du metteur en scène.

Vous aurez noté que dans ma réponse, je n'ai traité qu'un aspect de l'ambiguïté de la parole théâtrale : la question du genre dans lequel elle s’inscrit. Je sais que j’ai laissé de côté plusieurs angles : celui du personnage, de sa parole, de l’hypocrisie… On peut aussi évoquer l’ambivalence de la parole théâtrale chez Ionesco (hantise de la mort ? pur comique burlesque ?), le vertige de la parole qui se cherche chez Lagarce, la parole inachevée que comprend le spectateur chez Tardieu… La porte est ainsi ouverte à l’examinateur pour m’inviter à poursuivre sur ce thème. On peut tout à fait imaginer d’amener aimablement l’examinateur sur un autre terrain, par une phrase “d’ouverture”, en disant par exemple :

Ce n’est là qu’un des aspects de l’ambiguïté de la pièce et de la façon dont elle se révèle elle aussi sur scène : Dom Juan est une pièce ambiguë à bien des égards.

On ne peut pas toujours amener l'examinateur sur son terrain, mais c'est ainsi qu'il faut penser cet échange, afin d'être le moins possible pris au dépourvu.

D’autres structures sont possibles et aisément mémorisables, pour développer une réponse de façon claire et complète.

Du texte à la scène :

  • Réponse brève qui prend appui sur le texte
  • avant de se poursuivre sur la question de la mise en scène
  • avec un prolongement sur une autre mise en scène (à des fins de comparaison).

OU encore

Du sens aux effets produits

  • Réponse brève et descriptive sur un aspect ambigu de la parole de Dom Juan, du texte à la scène
  • Deuxième temps sur le sens : que signifie cette ambiguïté ?
  • Les effets produits sur le spectateur (pensez en termes d’émotions, en commençant par les émotions fondamentales de la comédie et de la tragédie).

Ce qui compte, c'est d'avoir ces structures assez simples en tête, pour trouver ses mots et dynamiser son propos tout en l'agençant efficacement.


Comment bien réviser et bien répondre ? Une autre méthode, pratique et synthétique

Vous pouvez aussi adopter la méthode suivante, qui vous aidera autant à bien synthétiser ce qu’il y a à retenir sur les œuvres travaillées en classe, qu’à préparer et ciseler vos réponses lors de l’entretien.

Si l’on vous demande d’évoquer une œuvre, un corpus, un spectacle, je vous suggère la très pratique progression suivante (en plus de ma première suggestion : réponse brève, développement, prolongement).

Demandez-vous toujours, à propos de ce sur quoi on vous interroge :

  • Qu’est-ce que c’est ?
  • Qu’est-ce que ça dit ?
  • Comment ? Quelle en est la portée ?

Exemple n°1 : Que pouvez-vous dire sur le personnage de Dom Juan ?

(- Qu’est-ce que c’est ?)

C’est un personnage séducteur, séduisant, manipulateur…

(- Qu’est-ce que ça dit ?)

Il prétend être l’Alexandre des cœurs et le promoteur d’un amour véritable assimilé au désir, à la passion, aux “inclinations naissantes” dont les “charmes” sont “inexplicables”.

(- Comment ? Quelle en est la portée ?)

Il le fait de façon éloquente et théâtrale, et au fond à la fois brillante et peu crédible. C’est peut-être pour Molière une façon de nous mettre en garde contre l’éloquence et le caractère parfois théâtral des hommes - en somme, leur hypocrisie.

Exemple n°2 : comment définiriez-vous le théâtre ?

Ce terme désigne à la fois un genre littéraire et un genre de spectacle.

Le théâtre peut raconter toutes sortes d’histoires, dans toutes sortes d’époques et d’univers.

Sa particularité, c’est qu’il propose des histoires jouées et mises en scène ; les personnages sont incarnés par des comédiens de chair et d’os. Ainsi le théâtre se situe à la frontière entre réel et imaginaire. Mais c’est aussi un genre fondé sur des textes qui ne trouvent leur forme définitive qu’une fois en scène (cf. le texte d’Anne Ubersfeld : le texte théâtral est par nature incomplet). Le langage dramatique (le langage du théâtre) mêle ensemble du texte, de la musique et des effets sonores, un décor et des effets visuels, le jeu des comédiens, leurs costumes… En sorte que sur scène, c’est une polyphonie de signes qui est adressée aux spectateurs (selon la réflexion de Roland Barthes maintes fois mentionnée en classe). En somme, ce qu’on vit au théâtre repose donc sur la rencontre entre un auteur, un metteur en scène et un spectateur.

Exemple n°3 : que pouvez-vous dire du corpus de « jeux et drames de la parole » qui vous a été proposé ?

C’est avant tout un ensemble de pièces de théâtre du XXe siècle.

Dans La Cantatrice chauve, deux couples tiennent des conversations ineptes ; dans Finissez vos phrases, c’est une scène de rencontre amoureuse qui nous est proposée, dont les répliques demeurent inachevées ; enfin, l’extrait de Juste la fin du monde met en scène une dispute familiale à l’occasion du retour de Louis, un personnage singulier, auprès des siens. C’est son frère Antoine dont la colère éclate.

Malgré leurs différences, ces textes mettent tous le spectateur aux prises avec le langage, avec la parole théâtrale et ses richesses. Il tourne en rond et à vide chez Ionesco ; il tourne au comique chez Tardieu, car l’inachèvement des phrases suggère la montée du désir dans une caricature de scène de séduction ; enfin, chez Lagarce, le discours d’Antoine est dit sur le mode du ressassement, comme si sa colère ne parvenait pas à se dire vraiment, à révéler son objet profond. Ces trois textes montrent à quelle point nous pouvons être tragiquement ou comiquement prisonniers du langage. C’est tragique, car nous devons passer par le langage, mais il est fatalement plein de failles et d’ambiguïtés. Et cela peut en devenir comique, selon les textes ou les mises en scène.

Questions possibles lors de l’entretien sur la séquence I

Sur la séquence

Travaillez surtout à partir de cette série de questions. Les suivantes, importantes tout de même, vous sont données à titre indicatif. N'hésitez pas ensuite à imaginer d'autres questions dans le sillage de celles-ci.

  • Que pensez-vous du personnage de Dom Juan ? (vous verrez peut-être le nom du personnage écrit sous la forme suivante : Don Juan - on le distingue ainsi du titre de la pièce)
  • … de Sganarelle ?
  • Quelles ressemblances entre les deux ?
  • Qu’est-ce qu’un éloge paradoxal ?
  • Que pensez-vous de la mise en scène de DJ par Daniel Mesguich ?
  • Qu’en avez-vous retenu ?
  • Comment Marcel Bluwal représente-t-il la scène du Pauvre ? Quelles différences avec la vision de Jacques Lassalle, de Daniel Mesguich et d’Arnaud Denis ?
  • En quoi cette pièce est-elle baroque ?
  • Qu’avez-vous pensé des spectacles que vous avez vus ?
  • Des pièces que vous avez lues ?
  • Quel rôle joue le rapport de force entre maître et serviteur au théâtre ?
  • Selon vous, quel rôle joue un metteur en scène ? (Est-il un adaptateur ou un créateur à part entière ?)
  • Pourquoi peut-on dire, avec Anne Ubersfeld, que l’une des principales caractéristiques du texte théâtral, c’est son caractère incomplet ? Quelles sont les conséquences de cet aspect fondamental du théâtre ? (je vous propose ce célèbre texte théorique en complément ci-dessous)
  • Qu’apportent les éléments scéniques à une pièce ?
  • Les émotions éprouvées à la lecture sont-elles toujours amplifiées par la mise en scène ?
  • Quel intérêt présente le couple du maître et du valet au théâtre ? Quelle évolution connaît-il, si l’on se fonde sur le corpus que vous avez eu l’occasion d’étudier ?
  • La relation entre le maître et son serviteur a-t-elle seulement pour but de faire rire ?
  • Peut-on voir des similitudes entre des textes aussi différents que ceux de Tardieu, de Ionesco et de Lagarce que vous avez lus ?

Pourquoi peut-on dire que la parole théâtrale devient un enjeu majeur au XXe siècle ? Quelles métamorphoses subit la parole théâtrale au XXe siècle, d’après les extraits que vous avez vus ?

  • Vous avez mis en voix un extrait de Dom Juan ou d’une pièce du XXe siècle, qu’on pourrait qualifier de “drame de la parole”. Quel était votre parti pris ? Comment l’avez-vous mis en œuvre ?
  • Le théâtre doit-il absolument imiter le réel ? Doit-il mettre en évidence sa dimension artificielle (dans le cadre d’une esthétique de la théâtralité), ou viser l’illusion parfaite (dans le cadre d’une esthétique de la vraisemblance) ?
  • Comment peut-on jouer avec l’illusion théâtrale ? Avec quels effets ?

Questions de connaissances sur le genre théâtral

  • Donnez une définition du théâtre.
  • Quelles sont les particularités du texte théâtral ?
  • En quoi le théâtre se différencie-t-il des autres genres littéraires ?
  • Qu’est-ce que la double énonciation au théâtre ?
  • Quelles sont les formes de la prise de parole au théâtre ? // Définissez les termes suivants : réplique, tirade, stichomythie, monologue, aparté…
  • A quoi servent les didascalies ?
  • Définissez un genre théâtral : comédie, tragédie, drame…
  • Définissez ces registres : comique, tragique.
  • Qu’attend-on d’une scène d’exposition ? Quelles difficultés se posent au dramaturge ?
  • Quelles sont les fonctions du dénouement au théâtre ?

Questions d’histoire littéraire sur le théâtre

  • Qu’est-ce que la règle des trois unités au théâtre ?

  • Quelles sont les règles de la tragédie classique ?

  • Quelles sont les caractéristiques du théâtre classique et du théâtre moderne ?
  • Quels sont la place et le rôle des didascalies dans le théâtre moderne ?

  • Citez trois dramaturges modernes (XXe siècle).

Le théâtre comme représentation

  • Est-ce que la représentation est indispensable pour apprécier et comprendre une pièce ?
  • Expliquez la difficulté à lire une pièce de théâtre.
  • Quelle différence faites-vous entre le texte théâtral et sa représentation sur scène ? Qu’appelle-t-on la mise en scène ? A quoi sert-elle ? Quels problèmes pose-t-elle ?
  • Le théâtre peut-il se passer de mise en scène ?
  • Peut-on dire que « mettre en scène », c’est réinterpréter une pièce, lui donner un sens ? La mise en scène est-elle une illustration ou une trahison ?

  • Qui est le vrai « dramaturge » : l’auteur ou le metteur en scène ?

  • Quelle est la place du metteur en scène par rapport à l’auteur de théâtre ?
En quoi la mise en scène peut-elle influencer la réception d’une pièce par le public ?
  • Comment le théâtre prend-il en compte le spectateur ?

  • En quoi consiste le plaisir du spectateur au théâtre ?

  • Pourquoi va-t-on au théâtre aujourd’hui ?

  • Lorsque vous avez assisté à telle représentation, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ? Quelles sont les différences entre le théâtre et le cinéma ?

  • Quel est le rôle de l’accessoire ou du décor au théâtre ?


Questions génériques portant sur une œuvre intégrale ou un groupement

  • Quelle a été la genèse de la pièce que vous avez étudiée ?
  • Quelle a été la réception de la pièce que vous avez étudiée ?

  • Dans la pièce que vous avez étudiée, y a-t-il une évolution de la problématique / de l’intrigue ?
  • Quelle est la fonction de telle scène / tel acte dans la pièce que vous avez étudiée ?
  • Tel personnage / telle scène est-il/elle foncièrement nécessaire à la pièce ?
  • Que pouvez-vous dire des relations entre maîtres et valets au théâtre ?


Autres questions

  • Quelles sont les fonctions du théâtre ?

  • Le théâtre a-t-il pour fonction d’instruire ou de distraire le public ?

  • Le théâtre a-t-il nécessairement un « message » à faire passer ?

  • Le théâtre est-il nécessairement argumentatif ou illustratif ?

  • Qu’est-ce qui fait qu’une scène bascule du comique au tragique, ou vice-versa ?
  • Une comédie (genre) est-elle nécessairement comique (registre) selon vous ?
  • Une scène de théâtre est-elle toujours un affrontement ?
  • 
Qu’est-ce qui fait le succès du théâtre classique aujourd’hui ?

Questions possibles sur la séquence II

Sur la comparaison entre le tableau d’Andrieux et l’illustration de Tardi

  • En quoi ces deux images donnent-elles à voir des représentations antagonistes de la guerre ?
  • Quels procédés permettent à Tardi d’illustrer Voyage au bout de la nuit de Céline dans le dessin que vous avez vu ? Quelle impression cherche-t-il à produire ?
  • Pouvez-vous comparer cette représentation de la guerre et celle offerte par C.A. Andrieux dans son tableau sur Waterloo ?
  • Comment interpréter la place et la mise en scène du drapeau dans les deux œuvres ?

Sur le corpus autour du héros au combat

  • Comment les héros de roman que vous avez découverts dans le premier corpus (Cervantès, Voltaire, Stendhal, Hemingway, Céline) se conduisent-ils au combat ?
  • Quelle vision de la guerre offre ces écrivains ? (pensez bien à la fois à la représentation de la guerre en tant que telle et aux choix narratifs : récit à la 3ème ou à la 1ère personne ; point de vue ; rôle de la description ; rôle des dialogues insérés dans le récit ; pensées du personnage principal et modalités d’insertion - discours direct, indirect, indirect libre… ; ironie du narrateur, etc.).

Sur les romans que vous avez lus dans le cadre du café littéraire

Préparez-vous à des questions sur le personnage : son intérêt, la manière dont il est donné à voir, les choix narratifs qui permettent de le connaître, la vision du monde portée par le roman, via les actions du personnage…

Sur les rencontres avec Alice Ferney et Lola Lafon

Si vous avez participé aux rencontres, préparez des éléments de réflexion sur chacune d’elles, sur Les Bourgeois ou tout autre roman d’Alice Ferney que vous avez lu, ainsi que sur celui de Lola Lafon, si vous l’avez lu bien entendu.

Sur l’objet d’étude : le personnage de roman

À ce jour, ces questions générales paraissent difficiles à appréhender, car nous commençons seulement cette séquence. Je les copie néanmoins pour que vous vous entraîniez sur les plus évidentes.

  • Quelles visions de la société / du monde peut offrir le roman ?
  • 
Comment un personnage de roman peut-il transmettre une vision du monde au lecteur ?

  • Expliquez la construction et l’évolution du personnage de roman.
 Comment le romancier fait-il comprendre au lecteur ce que découvre son personnage ?
  • 
Quelle place le romancier accorde-t-il au corps du personnage ?

  • Comment le lecteur peut-il s’identifier au personnage ? Est-ce souhaitable ?

  • Quels rapports l’auteur entretient-il avec son personnage ?

  • Quelles qualités doit avoir un personnage de roman pour plaire au lecteur / pour être le héros du roman ?
  • Que savez-vous de l’évolution du personnage de roman au fil du temps ?
  • 
Qu’appelle-t-on un héros positif / négatif, un antihéros, un héros collectif ?
  • 
Quelles différences y a t-il entre un personnage de roman et un personnage de théâtre ?
  • Qu’est-ce qui différencie le roman des autres genres littéraires ?
  • Qu’est-ce qui caractérise l’écriture romanesque par rapport à d’autres formes littéraires ?
  • Quels sont les points communs / les différences entre un roman et un film ?
  • Quelles sont les fonctions du roman ?
  • Quel rapport le roman entretient-il avec la réalité ?
  • On dit parfois que dans un roman les descriptions sont ennuyeuses : qu’en pensez-vous ?
  • À quoi servent les descriptions dans un roman ?
  • Quelles sont les fonctions de la description dans la représentation des personnages ?

  • Quelles qualités doit avoir un début / une fin de roman réussi(es) ?
  • 
Diriez-vous que la lecture du roman que vous avez étudié cette année a contribué à modifier votre vision du monde ?
  • Quel intérêt y a-t-il à étudier un roman ?

  • Qu’attendent les lecteurs d’un roman ?
  • 
Quel est le rôle du lecteur dans la lecture d’un roman ?

  • Qu’est-ce qui fait le succès du genre romanesque ?

  • Qui est selon vous le plus grand romancier français ? Pourquoi ?
  • 
Quels sont les romans qui vous plaisent / vous déplaisent ? Pourquoi ?

  • Quelles qualités doit avoir un bon roman selon vous ?
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