Vous retrouverez ici tout le nécessaire pour bien relire l’extrait dans lequel Grange rencontre Mona, et vous approprier notre lecture.


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Éléments de synthèse et compléments

à venir


Questions possibles

  • En quoi Mona apparaît-elle comme un personnage ambigu ?
  • En quoi Mona et Grange sont-ils des doubles l’un de l’autre ?
  • En quoi cette rencontre est-elle placée sous le signe de l’enfance ?
  • Montrez en quoi réside la part de merveilleux de cette rencontre.
  • Comment et pourquoi le texte joue-t-il avec le conte du Petit chaperon rouge ?

Question-réponse - 1L, 2015-2016

Je travaille sur “La rencontre avec Mona” de Gracq (à mon plus grand plaisir…) et je ne comprends pas bien où est la métonymie dans ” il avait peut que le bruit de son pas n’effarouchât ce manège gracieux” et ce qu’elle apporte dans l’analyse du texte. Pourriez vous m’expliquer ?

Dans la phrase : “il avait peur que le bruit de son pas n’effarouchât ce manège gracieux”, “ce manège gracieux” est une métonymie qui renvoie à Mona (la métonymie est une figure de style qui consiste à remplacer un mot par un autre selon un principe de contiguïté, de coexistence ou de dépendance : Mona est remplacée par le manège qu’elle effectue). C’est le verbe effaroucher qui permet de dire cela. Si on avait eu le verbe interrompre, au fond, il n’y aurait pas vraiment eu de métonymie. Effaroucher réfère d’ailleurs plutôt au monde animal.

C’est bien Mona que Grange ne veut pas effaroucher, car il est (et c’est là l’effet produit par la métonymie) sous le charme de cette “danse” de Mona. C’est comme si Mona avait tissé un sortilège par sa manière d’aller, de sauter dans les flaques et de se retourner ; en sorte que si Grange ne veut pas l’arrêter, elle, c’est parce qu’elle crée un enchantement qu’il aurait peur de voir interrompu.

En somme, on pourrait dire à l’oral : “Mona crée un véritablement enchantement sylvestre que Grange souhaite voir se poursuivre ; une métonymie désigne Mona par le biais du “manège gracieux” dont elle est la créatrice ; Grange ne veut pas “effaroucher” la jeune femme, de crainte d’interrompre ce qui apparaît comme une danse et un sortilège à la fois.”

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