Cette page réunit les ressources et les conseils utiles en vue de l’oral du Bac ; même si de fait, elle est encore à compléter, vous pouvez d’ores et déjà y avoir recours pour bien préparer votre deuxième oral blanc.

Ajout du vendredi 15 juin : de nombreuses pistes de réflexion pour préparer efficacement l'entretien, en vous appropriant pleinement le fil conducteur qui, au sein de chaque séquence, relie les œuvres étudiées.

Ajout du vendredi 15 juin : toutes les lectures complémentaires sont téléchargeables ci-dessous. Je les ai également réunies en un seul fichier, mais il est un peu lourd (36 Mo), cela peut poser des problèmes à l'impression.

Ajout du dimanche 10 juin : publication des notes prises en classe par les scribes, avant relecture, via Pearltrees.

Ajout du dimanche 3 juin : ajout de synthèses sur les textes étudiés récemment.

Ajout du mercredi 30 mai : le descriptif est téléchargeable ci-dessous.


Aller directement aux synthèses, texte par texte.


Télécharger les lectures complémentaires.


Préparation

Synthèses sur nos lectures

Retrouvez ci-dessous, dans la rubrique “À lire aussi”, toutes les synthèses et tous les compléments autour des textes lus pour la première partie de l’oral.

Notes prises en cours non relues

Un IMMENSE MERCI à tous les scribes de l’année ! Soyons tous reconnaissants aux élèves qui, depuis le début de l’année, ont pris d’assaut le clavier et se sont escrimés avec vaillance pour rendre compte de nos lectures.

Chers scribes, je ne vous ai pas tous nommés dans les titres ou le contenu des fichiers, par défaut de mémoire. N’hésitez pas à me signaler quelles sont les notes que vous avez prises.

Il n’y a que peu de notes prises en cours pour le poème de Cendrars, “La prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France” - nous l’avions initialement étudié dans le cadre de la lecture d’un corpus sur les paysages, entre harmnie et dysharmonie. Mais - ajout du vendredi 15 juin, pour vous aider - j’ai mis en téléchargement un exemple de corrigé de commentaire de qualité - attention, n’allez pas me l’apprendre par cœur : commencez par vous entraîner avec les questions possibles, puis comblez vos manques éventuels en confrontant votre lecture à celle-ci.

Dès que ces notes sont relues - sur le plan du contenu comme de la langue - je les publie sur Lettrines, en annexe de chacun des billets consacrés à nos lectures.

Oral du Bac : notes prises en classe MAIS NON RELUES ENCORE, avant publication sur Lettrines, par pgdanset

Attention : ce sont là des compléments à vos notes, qui restent premières dans l'ordre de ce que vous devez consulter avant de vous entraîner.

Descriptif

En annexe, vous pouvez télécharger le descriptif complet. Attention, c’est la version imprimée, signée et tamponnée qui doit être utilisée le jour de l’oral.

Textes et documents complémentaires

Vous retrouverez ci-dessous tous les documents dont vous avez besoin, y compris les pdf de l’ensemble des lectures complémentaires (textes complémentaires, devoirs…). Il manque les tout derniers, qui seront ajoutés tout prochainement.

Rappels pratiques pour le Jour J (l’oral de l’examen)

  • Avant le jour J, faites le trajet une fois pour découvrir les lieux avant l’examen. La station de métro n’est pas tout près du lycée.
  • Venez 30 minutes avant votre heure de convocation.
  • Attendez en silence près de la salle de passage. Les salles vous seront indiquées le jour même.

Le jour du Bac, ayez le matériel, les œuvres et les documents suivants :

  • Une montre, de quoi écrire, votre descriptif non annoté en deux exemplaires,
  • les œuvres étudiées en lecture intégrale (théoriquement en deux exemplaires… mais la plupart du temps le second n’est pas exigé) : Dom Juan, Un balcon en forêt, Les Fleurs du Mal, Gargantua, Des Cannibales et Hamlet (dans la traduction de Bonnefoy), tous sans annotation aucune,
  • vos documents complémentaires non annotés, classés par séquence, dans un lutin de préférence (c’est là plus qu’une vive recommandation : ne pas avoir ces documents ne fera vraiment pas sérieux, et vous pourrez y avoir recours pendant l’entretien).

L’oral est une rencontre…

  • Montrez-vous d’emblée prêt à travailler ; ne farfouillez pas dans vos affaires à la recherche de tel ou tel outil de travail.
  • Saluez votre correcteur (“Bonjour Madame, bonjour Monsieur” et non un sec “Bonjour !”).

Entraînement

La 1re partie : l’exposé

Comme pour les oraux blancs, entraînez-vous en vous mettant vraiment dans les conditions de l’épreuve. Mieux vaut procéder comme suit :

  • Relecture de toutes les synthèses
  • Relecture des textes
  • Entraînement, texte par texte, avec 30 minutes de préparation réelle, puis passage de 10 minutes, pourquoi pas avec votre téléphone en mode dictaphone.
  • En fonction des éventuels manques (sur le plan des connaissances) ou des défauts de votre prestation (sur le plan verbal et rhétorique), retravaillez tel ou tel point, tel ou tel texte.

Je vous renvoie à l’oral enregistré sur l’une des scènes de ++Dom Juan++ et aux conseils que je vous donnais cet hiver à la suite de l’écoute de vos oraux enregistrés pour cibler de nouveau, s’il en était besoin, les attentes du jury dans cette épreuve.

Pour trouver puis organiser vos idées

Mardi 12 juin, j’ai travaillé de mon côté en préparant, comme vous, une réponse à une question sur le poème de René Char. Comme plusieurs d’entre vous, j’éprouve parfois le besoin de bâtir mon plan après-coup. Je décris ma démarche de mardi dans cette page.

La 2de partie : l’entretien

Accordez-lui autant d’importance qu’à l’exposé.

Je vous renvoie aux conseils que je vous donnais lors de la préparation de votre premier oral, et que j’ai redonnés cette semaine.

J’ajoute, dans le droit fil de ce qui est écrit dans ce billet, que vous avez intérêt à reprendre pour chaque séquence la question qui sert de fil conducteur à l’ensemble de nos travaux.

Si besoin était, quelques repères de nouveau ; je puise dans quelques exemples, mais j’en reste à des esquisses : à vous de réfléchir, en amont de l’oral (c’est indispensable) et le jour même, en montrant que sur ces questions, votre réflexion est nourrie de lectures diverses, et que vous naviguez entre elles.

Séquence I

  • « Je ne sais si vous dites vrai, ou non ; 
mais vous faites que l’on vous croit » : C’est Charlotte la paysanne qui prononce cette réplique (II, 2). Elle exprime bien ce que disent de nombreux personnages de la pièce, charmés par Dom Juan : le possible mensonge dans la bouche du séducteur et du rhéteur est terriblement convaincant. Dom Juan est bien un orateur. L’une des portées de cette phrase et de cette pièce, bien entendu, est la réflexion que Molière propose sur l’hypocrisie, vice de son siècle.
  • Problématique : Comment la parole théâtrale se révèle-t-elle sur scène dans toute son ambiguïté ? Si la parole au théâtre est ambiguë, c’est d’abord peut-être parce qu’elle est produite à la fois par un personnage et, par-delà la scène, par un dramaturge. Quand Sganarelle fait l’éloge du vin émétique, Molière critique les médecins ! Mais les dramaturges dont nous avons étudié les œuvres semblent faire de cette duplicité, de cette ambiguïté de la parole théâtrale l’un des enjeux mêmes de leurs pièces : songez à la signification ou la non-signification de La Cantatrice chauve, à la difficulté de dire chez Lagarce, aux phrases inachevées chez Tardieu…

Séquence II

  • « Jamais je ne serai un héros » : merveilleuse pensée de Fabrice, plus héroïque qu’il ne croit (il est assez courageux, et humain), mais moins épique qu’il ne voudrait assurément. Toute la question que soulève cette phrase, c’est de savoir à partir de quand on a sous les yeux un héros, sachant que le mot est double : il désigne le personnage principal du roman, mais il rappelle aussi l’origine épique du genre. Or peut-on raisonnablement appeler héros le protagoniste de La disparition de Josef Mengele ?
  • Problématique : En quoi la vision d’un héros égaré change-t-elle le monde qui l’entoure ? Cette question vous invitait à voir, dans les textes que nous avons étudié, comment s’opérait la fabrique du champ de vision du personnage et du lecteur, et donc, comment autour du personnage se construisait un monde. Appliquez donc cette question à l’une des œuvres étudiées (Un balcon…) et vous trouverez rapidement des éléments de réponse. Songez aussi que le mot “vision” est assez riche : la vision du héros, c’est son regard sur le monde, mais c’est aussi la vision que nous avons de lui.

Séquence III

  • « Évoquer le printemps avec ma volonté » : c’est un extrait de “Paysage”, le poème qui ouvre la section “Tableaux parisiens” des Fleurs du Mal. Il reflète le vœu de Baudelaire, de faire ce qu’il veut de Paris : non une photographie, mais une peinture, qui s’affranchira librement du réel et qui pourra faire apparaître le printemps en plein hiver, l’éternel au milieu du transitoire, la laideur même chez les “Petites vieilles”. C’est bien du rapport à l’imaginaire et à la beauté qu’il s’agit.
  • Problématique : Comment la poésie renouvelle-t-elle notre regard sur le monde dans ce qu’il a de plus prosaïque ? Cette question vous invitait à voir comment l’un des effets, voire l’un des rôles de la poésie, est peut-être, par ses singularités (qui font qu’on distingue l’écriture poétique de toutes les autres), de révéler de la beauté là où communément, dans la “prose du monde”, nous n’en voyons pas : celle d’un paysage d’enfance chez Saint-John Perse, celle d’une nature soudain protectrice et rassérénante chez Char, celle, tourmentée mais fascinante, qui défile à travers les fenêtres du Transsibérien de Cendrars… ou celle encore de Baudelaire que j’évoquais plus haut.

Séquence IV

  • « On ne naît pas homme, 
on le devient » : rappelez-vous, Érasme réécrit cette phrase en remplaçant “chrétien” par “homme” (et Simone de Beauvoir remplacera “homme” par “femme” dans Le Deuxième Sexe). Il l’emploie dans un traité consacré à l’éducation, De pueris statim ac liberaliter instituendis (1529). C’est là dire la place nouvelle de l’Homme dans le monde et celle, centrale, de l’éducation pour que s’épanouissent toutes ses facultés. Même si nous n’avons pas étudié Érasme, c’est cet idéal et les déceptions qu’il a pu entraîner qui ont largement nourri notre réflexion.
  • Problématique : Comment l’idéal humaniste s’exprime-t-il ? Songez déjà à définir cet idéal humaniste pour répondre à cette question, en vous appuyant sur tel ou tel exemple. Pensez ensuite aux moyens : l’éducation, donc les connaissances, donc les livres mais pas seulement (Gargantua apprend l’astronomie par l’expérience, en observant le ciel). Pensez aussi aux formes au moyen desquelles cet idéal s’exprime : Rabelais nous fait rire avec un roman plein de situations burlesques, Montaigne nous fait réfléchir en inventant l’essai, etc.

Séquence V

  • « Chacun appelle barbarie
 ce qui n’est pas de son usage » : Montaigne par cette phrase extraite du chapitre “Des cannibales” nous invite avant toute chose à réfléchir à la force de la coutume, et appelle à se défaire de tout ethnocentrisme (revoyez bien le sens de ce mot pour l’employer sans crainte et à bon escient).
  • Problématique : Comment les écrivains pensent-ils la rencontre avec l’Autre ? Il s’agissait là de réfléchir à ce qu’était la rencontre avec l’Autre, et sa possibilité - celle de Montaigne avec les Indiens à Rouen n’est pas celle que fait le roi au même moment ; celle de Leiris ethnologue avec les populations africaines est nourrie de la pensée de Montaigne, mais semble s’achever sur un autre constat : avec Montaigne, l’observation et l’expérience ouvrent la voie à la compréhension de l’altérité ; ces voies paraissent fermées à celui qui a fait métier de les emprunter.

Séquence VI

  • « Voici plus de mille ans que la triste Ophélie / Passe » : si j’ai emprunté à Rimbaud ce vers d’ “Ophélie”, c’est bien parce qu’il me paraît mettre en scène non pas la jeune femme, mais le mythe qu’elle est devenue, d’œuvre en œuvre - ce que suggère l’hyperbole des “mille ans”. Il s’agissait donc de penser Hamlet et ses composantes comme des mythes : des histoires et des personnages, porteurs d’interrogations fondamentales, en libre circulation dans notre culture, dont de nombreux artistes s’emparent pour offrir à leur tour une réponse.
  • Problématique : Comment les réécritures de Hamlet contribuent-elles à l’enrichissement du mythe ? Réfléchissez bien à toutes les dimensions de la question : enrichir, c’est ajouter, mais c’est aussi transformer, modifier, moduler, transposer… Tout ce que peut faire une réécriture. Forme et sens changent à chaque fois (forme, sens, et parfois genre, lorsqu’on passe de l’éphémère du théâtre à la densité de la poésie ou à la fixité durable et marquante d’un tableau).
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