Quelques conseils et pistes de travail. Que le mot examen ne vous inhibe pas : il s’agit bien sûr de vous faire vivre une semaine d’épreuves pour vous entraîner en vue du Baccalauréat. Mais que ce terme vous stimule : une bonne préparation suppose idéalement au moins un entraînement complet, dans les temps de l’épreuve, et des micro-entraînements quasi quotidiens.


Le sujet

Vous travaillerez sur un sujet de type Baccalauréat, sur la poésie, avec :

  • un corpus de 3 textes, comme en série S, ES et en série technologique ;
  • une question sur ce corpus, qui vous invitera à lire ces textes en les comparant, à travers une perspective tracée par la question (je ne vous demanderai pas d’introduction ni de conclusion pour cette première question sur corpus) ; il s’agira pour vous de rédiger deux paragraphes en citant les textes ; ni introduction ni conclusion ne seront attendues pour cette première évaluation sur cet exercice ;
  • puis, au choix, un sujet de dissertation,
  • ou un commentaire littéraire,
  • ou un sujet d’invention.

Ce qu’on attend

À ce stade de l’année, vous devez être capables :

  • d’une lecture personnelle qui aille d’une parfaite compréhension littérale des œuvres à une interprétation la plus fine possible, et bien sûr nourrie de vos connaissances ; par exemple, si l’on vous soumet un poème engagé de Hugo, ce que nous avons vu avec “L’enfant” irriguera votre interprétation : vous saurez montrer comment Hugo rend le lecteur sensible à telle ou telle cause ; vous saurez vous appuyer sur tel ou tel choix d’écriture saillant (comme la chute dans ce dernier poème : “Je veux de la poudre et des balles”) ;
  • de composer des devoirs de façon claire, construite, progressive, en respectant par ailleurs les conventions de mise en pages rappelées depuis le début de l’année, et en vous appliquant à introduire comme à conclure vos devoirs étape par étape ;
  • de proposer une expression correcte, claire et fluide.

Comment travailler

  • Relisez activement les textes lus et étudiés ensemble, ou simplement proposés dans le polycopié distribué en classe : fables (elles font pleinement partie du genre poétique), poèmes romantiques (cf. polycopié), poèmes du recueil Capitale de la douleur que nous découvrons à peine. Il va de soi que je ne vous piégerai pas avec des poèmes de ce très beau recueil : mais feuilletez-le avec avidité, emparez-vous de quelques textes, les poèmes le plus immédiatement en prise avec l’amour, par exemple, vous ne pourrez qu’y gagner.

Relire activement signifie se donner chance d’être touché à nouveau par tel poème, par tel vers, telle image, et prendre quelques notes, de façon synthétique, sur le texte en question : qu’est-ce que c’est (“L’enfant” est un poème romantique de Victor Hugo, écrit dans la période de la guerre d’indépendance menée par les Grecs contre l’Empire Ottoman) ; qu’est-ce que ça dit (Hugo déploie un paysage en ruines puis dialogue avec un enfant survivant en tentant de le réconforter ; quelle est la portée du texte (la chute peut surprendre, voire choquer le lecteur, et l’inviter à relire tout le poème pour le comprendre autrement, et s’interroger sur le rôle de l’émotion devant une catastrophe : quelle est sa part ? la sidération et l’empathie suffisent-elles ? Peut-on vraiment se mettre à la place des victimes d’un drame et les comprendre ?) ?

Vous avez dû le voir, Capitale de la douleur est composé de plusieurs sections (initialement, des recueils indépendants). Peut-être avez-vous vu aussi, lors de notre première lecture en chambre d’échos, comme certains disent la douleur du poète, lisible dès le titre, quand d’autres au contraire amorcent un renouveau. Le recueil suit globalement la courbe qui va de la souffrance à une renaissance à soi, qui se dit avec bonheur dans la dernière section, intitulée justement “Nouveaux poèmes”. C’est toujours avec profit que vous relirez un vers, une image, un poème. Je vous propose quelques microlectures pour continuer de vous approprier ce recueil.

  • Confortez puis étendez vos lectures et vos connaissances, à l’aide de votre manuel pourquoi pas, en lisant là encore activement des poèmes du chapitre 4 (à partir de la page 326) : pourquoi pas “Les séparés” de Marceline Desbordes-Valmore, “Melancholia” de Hugo, ou bien, par-delà le romantisme, ceux de Baudelaire bien sûr, comme “Parfum exotique” p. 371, ou “Spleen” p. 373, ceux de Verlaine (“Clair de lune”, “En sourdine”, pp. 356-357) ou de Rimbaud (le célèbre “Ma Bohême”, p. 359, “Sensation” puis “Le Mal” aux pages suivantes). Faites un choix : lisez et relisez ceux auxquels vous êtes sensible. On ne vous demande pas de tout connaître, mais de construire votre bibliothèque.
  • Vous pouvez aussi lire avec profit les pages d’histoire littéraire sur le Romantisme (pp. 345-346) et la poésie moderne et contemporaine (pp. 367-368). Si vous voulez devancer les quelques repères que je donnerai sur le Surréalisme, vous pouvez lire les pages d’Histoire des arts consacrées à ce mouvement (pp. 378 à 383).
  • Entraînez-vous. Faites si possible un entraînement complet, dans le temps imparti, pour vous mettre en condition, connaître vos temps de passage. Réalisez aussi des micro-entraînements, sur un sujet de dissertation ou de commentaire (analyse du sujet ou du texte, introduction, ou rédaction d’une sous-partie). Pourquoi pas “Melancholia” de Hugo pour un commentaire, et le sujet de la page 366 pour la dissertation : “La recherche de la beauté est-elle la seule finalité de la poésie ?”.
  • En complément ou plutôt en parallèle de vos entraînements, reprenez, avec vos dernières copies en main, les segments perfectibles et que j’ai commentés comme tels dans la marge ; aidez-vous des fiches méthodologiques proposées ci-dessous.
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