Quelques rappels tout simples, si vous souhaitez vous rafraîchir la mémoire avant de vous engager dans cette belle épreuve !


Conseils qu’il peut être bon de relire

Dans votre dernier temps de préparation (ce vendredi et ce week-end),

ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier : balayez des sujets et des objets d’étude divers (par exemple ceux que je vous ai donnés cette semaine), entraînez-vous à l’élaboration d’un plan, mais aussi au développement d’un paragraphe dissertatif ou de commentaire, revoyez comment briller dès l’introduction, etc. Si vous pensez à la dissertation, revoyez bien vos exemples comme le suggère cette page sur les fiches, notamment au paragraphe intitulé “Quels éléments retenir ?”.

Pour le jour de l’épreuve,

j’ai insisté sur ce point lors de nos derniers entraînements cette semaine : le moment de prise de connaissance du sujet est capital : attentes liées à l’objet d’étude, empan chronologique du corpus, thème de ce dernier, auteurs et/ou mouvements littéraires reconnaissables, lecture de la dernière page avec tous les exercices (même ceux que vous pensez ne pas choisir peuvent éclairer votre lecture de l’ensemble), première lecture en diagonale de tous les textes, avant une lecture approfondie de chacun.

Pour le commentaire comme pour la dissertation (voire pour l’exposé à l’oral),

prenez vraiment le temps, une fois vos idées couchées sur le papier, de construire les phrases qui forment la charpente du devoir : phrases introductives et conclusives de parties, premières phrases des sous-parties. Ne figez pas votre réflexion au brouillon dans des titres, forcément courts et peu puissants argumentativement et rhétoriquement. En dissertation, rappelez-vous : chaque première phrase de sous-partie peut être trouvée en se demandant : “pour quelle raison” on a affirmé telle idée directrice (par exemple : pour quelle raison peut-on dire que le roman permet d’accéder à l’intériorité d’une conscience ? Pour la raison 1 / sous-partie 1, pour la raison 2 / etc.)

Au cours de l’épreuve,

concentrez-vous sur l’instant présent, le geste juste, la phrase simple, courte, claire que vous êtes en train d’écrire, et non sur l’enjeu (le Bac, Parcoursup, votre destinée tout entière, tout le tralala). Soyez des artisans, façonnez votre copie. La note ? C’est le correcteur qui s’en occupe. Votre charge à vous, c’est de fabriquer, phrase après phrase, un bel objet d’intelligence, de culture et de sensibilité.

N’hésitez pas à consulter de nouveau la rubrique Méthodologie sur tel ou tel point précis de ces exercices, en fonction de vos besoins.


Erreurs à proscrire

Ces erreurs sont d’ordres divers : expression, contenu…

Conventions d’écriture, mise en pages

  • À moins que votre écriture soit à la fois lisible et très petite, sautez des lignes sur les copies d’examen (les lignes sont moins hautes que dans une copie traditionnelle ; sauter des lignes garantit la lisibilité de votre copie, (cela a été dit entre correcteurs l’année dernière).
  • Soulignez les titres des œuvres : Les Fleurs du Mal.
  • Mettez entre guillemets les extraits des œuvres (comme si au fond chaque extrait était une “citation”) : “Une charogne”.
  • Sautez une, voire deux lignes après l’introduction, ainsi qu’après chaque partie de votre devoir (I, II, III).
  • Faites des alinéas pour chaque nouvelle sous-partie.
  • Surtout pas de retour à la ligne intempestif !
  • Si vous citez deux vers au moins en commentant un poème, reproduisez la mise en pages versifiée : vous irez donc à la ligne exclusivement dans ce cas.
  • Lorsqu’une citation, pour être bien intégrée à votre phrase, appelle des changements, vous emploierez des crochets.
  • Surtout RIEN DANS LA MARGE sur une copie d’examen.
  • Si vous choisissez l’invention et qu’il s’agit d’un discours ou d’une lettre, ou de tout autre texte émanant d’un “vous” (Vous écrirez cette lettre…), NE SIGNEZ PAS de votre vrai nom : rien dans la copie anonyme par ailleurs ne doit permettre de vous identifier.
  • CONCLUEZ toujours votre devoir : si vous êtes justes pour la réponse à la question sur corpus, rédigez au moins une phrase. Pour l’exercice sur 16 points, mieux vaut renoncer à une ultime sous-partie et conclure que l’inverse.

Expression

  • Attention aux interrogatives indirectes ! Vos introductions offrent parfois une image pénalisante de votre copie lorsque que vous formulez la problématique en reprenant le sujet alors qu’il ne doit pas être répété. Revoyez mes conseils sur ce point dans la page dédiée à l’expression, dans la rubrique Méthodologie.
  • “Nous pouvons nous interroger sur la manière dont (l’auteur, ce texte)…” Attention à ne pas écrire Nous pouvons nous interroger sur comment
  • Attention : on ne dit pas décrire de mais qualifier de.

Montaigne qualifie implicitement les Européens de barbares.

  • Revoyez le vocabulaire de l’éloge et du blâme, indispensable pour l’argumentation : défendre, promouvoir, célébrer, louer, valoriser, idéaliser… contre condamner, blâmer, critiquer, dénoncer…
  • Attention aux phrases trop longues ou coupées en deux par de longues citations. N’hésitez pas à faire des phrases courtes. Au pire, utilisez le point-virgule lorsque vous écrivez un nouveau sujet grammatical.
  • Soignez l’annonce du plan, quitte à l’écrire à la fin (attention toutefois, on ne peut pas changer entre le plan développé et le plan annoncé).
  • Faites plusieurs relectures ciblées : vous connaissez vos types de fautes, revoyez par exemple si vous avez fait tous les accords nécessaires.

Voir l’ensemble des points de vigilance orthographique et syntaxique.

Contenu de la copie

Attention à la conclusion, souvent lue par le correcteur juste après l’intro. Revoyez comment ne pas vous répéter entre l’annonce de plan et la conclusion.

Conseils de relecture

Relisez votre copie de façon ciblée : les grandes étapes de la copie, les types d’erreurs et de fautes d’orthographe que vous savez commettre :

  • commencez par l’introduction et la conclusion, premiers paragraphes lus par le correcteur bien souvent. Vérifiez que les contraintes de ces seuils de la copie sont respectées.
  • Relisez le développement, partie par partie, en vous assurant que les charnières sont claires (phrases introductives et conclusives, phrases de débuts de paragraphe).
  • Relisez l’ensemble de la copie sur le plan orthographique, en ciblant vos erreurs les plus fréquentes (il vous faut les connaître : revoyez les copies de l’année, avec les deux traits qui m’ont permis de souligner vos fautes) : accords, préposition à à accentuer…
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