En cette rentrée, j’emprunte ces mots à l’écrivain contemporain Pierre Bergounioux (dont je vous invite à découvrir l’œuvre, par ailleurs).

Nos vies nous sont essentiellement obscures. L’habitude en estompe les contours. Nous manquons de recul. L’ombre du passé couvre le temps qui est le nôtre, le seul réel, le présent. Depuis cinq siècles, la littérature, en France, a porté les moments successifs de notre histoire dans une clarté qui n’est que d’elle, très personnelle et revêtue, pourtant, d’une portée générale. En nous livrant notre sens enfoui, elle nous donne la possibilité d’agir plus librement, d’écrire en meilleure connaissance de cause, en conscience, le chapitre qui nous revient.

Extrait de la quatrième de couverture du Bréviaire de littérature à l’usage des vivants de Pierre Bergounioux.


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