Voici des conseils pour prolonger notre cours, qui visait à éclairer les principaux enjeux et choix d’écriture de Ponge dans “La bougie”, par un travail personnel, afin de vous approprier le texte, et de construire une explication vivante le jour de l’oral.


Proposition de synthèse

  • C’est un poème en prose - le seul de notre parcours de lectures. Du moins l’appelons-nous poème, ce que Ponge n’aurait peut-être pas fait : c’est un texte descriptif en prose, composé de quatre paragraphes, si l’on veut s’en tenir à une première observation minimaliste (vous veillerez donc à parler de paragraphes, et non de strophes).
  • Il donne à voir d’une façon nouvelle un objet à la fois banal et chargé d’une dimension symbolique. La bougie perd de sa banalité en devenant un végétal, ainsi qu’en étant personnifiée. Elle perd aussi sa dimension symbolique (espérance, esprit, âme, présence divine : rien de tout cela ici) en étant ramenée et explorée dans toute sa matérialité. Enfin regardée de près, elle révèle sa ressemblance effective avec une plante, son pouvoir, non d’éclairage, mais de recomposition ou de transfiguration du réel ; en somme, sa capacité à nous émerveiller. De ce point de vue, il existe chez Ponge un lyrisme discret (il ne s’épanche pas sur ses sentiments à l’égard de la bougie, mais on décèle tout de même une forme de sympathie pour l’objet), puisque c’est d’une émotion « originale » que naît cette « plante singulière » à laquelle elle est comparée.
  • Enfin, c’est sans doute aussi un poème qui évoque implicitement la création poétique, considérée comme une justice rendue aux objets les plus banals, comme une « bagarre » avec l’écriture. Peut-être est-elle vouée à l’échec : loin de la « lune trop haute », motif typiquement romantique, la bougie n’est qu’un objet éphémère, qui meurt en fondant en elle-même, en s’effondrant dans sa propre matière ; et le poème lui aussi s’achève sur un retour au réel (la bougie-plante est redevenue bougie, comme si la rêverie fondait simultanément). Telle est la leçon d’humilité et d’émerveillement de la poésie selon Ponge, qui nous reconduit toujours aux « fumées originales ».

Comment relire ce poème en vue de l’oral ?

Une explication linéaire, à l’oral, je le rappelle, c’est une reconstitution de tout le travail de lecture fait en cours, puis prolongé chez vous ; on suit les mouvements du texte, sa progression, comme si on le découvrait au fur et à mesure, alors qu’on sait précisément quelle interprétation d’ensemble on souhaite en donner.

Notre poème, ici, composé de quatre paragraphes, engage une recomposition de la réalité éclairée par la bougie, laquelle est métamorphosée en plante dans les deux premiers paragraphes. Le troisième paragraphe met en scène des “papillons miteux”, probable allégorie des artistes, voire des poètes au travail. Le dernier clôt le texte sur la fonte de la bougie dans sa propre cire.

Notre lecture épousera donc ces trois mouvements, pour comprendre comment Ponge nous donne à voir la bougie, et à travers elle, le monde dans ce qu’il a de plus ordinaire, grâce à une poésie de l’objet. Je vous invite, à l’oral, après la lecture, à énoncer un projet de lecture, et à indiquer que votre explication s’attachera successivement à ces trois mouvements, qui donnent au poème sa dynamique.

Vous pouvez préférer une lecture en quatre mouvements : le second paragraphe diffère légèrement du premier : il explore d’autres dimensions de la bougie devenue plante : sa force et sa fragilité.


Pour préparer cette lecture reconstituée, voici quelques conseils.

  • Relisez le texte que vous avez écrit début septembre, dans votre carnet, sur un objet. Très souvent, vous avez su vous approcher de la démarche de Ponge, que vous n’aviez alors pas lu : célébration d’un objet ordinaire, changement de regard pour le donner à voir autrement.
  • Reprenez vos notes, bien entendu. Il vous faut, avec la synthèse proposée ci-dessus et ces dernières, reconstituer une interprétation globale du poème, pour que vous n’en perdiez pas le sens, au moment où vous préparerez une explication linéaire (c’est-à-dire une relecture, expliquée dans le détail, qui suivra la progression du texte).
  • Aidez-vous du guide de relecture ci-dessous.
  • Aidez-vous des conseils, après le guide de relecture, pour composer une introduction efficace.

Guide de relecture et de préparation à l’explication

(Premier mouvement) Le premier paragraphe donne à voir la bougie sous une forme nouvelle, celle d’un végétal.

  • Vous montrerez notamment comment se déploie la métaphore filée de la plante, dans un réseau lexical qui fait surgir la nature dans un intérieur.
  • C’est la nuit qui redonne vie à la bougie : commentez le choix du verbe “raviver”. Le poète joue sur une inversion, puisque c’est ordinairement la lumière qui permet de voir dans la nuit, donc de « raviver » la nuit. Cette ouverture paradoxale, avec une quasi personnification de la nuit, suggère le caractère indissociable de la lumière de la bougie et de la nuit. C’est la nuit qui confère à la bougie sa lumière « singulière ».
  • La bougie à son tour recrée le monde. Étudiez la comparaison, le choix du verbe décomposer (pourquoi ce verbe ? quel jeu Ponge fait-il avec ce mot ? ne serait-ce pas pour Ponge une façon de dire que le monde que nous voyons sans le regarder est une composition à défaire et à retravailler ?). Analysez le lexique de la nature, à laquelle la chambre est comme rendue.

(Premier mouvement, suite) Après avoir présenté le pouvoir de reconfiguration du monde que recèle la bougie, le poète, dans le second paragraphe, décrit de nouveau l’objet, sa force et sa fragilité.

  • Observez la série d’oppositions de termes associés par la syntaxe, autour du contraste entre lumière et nuit, blanc et noir (voir l’adverbe “très”, qui renforce “noir”, lequel s’oppose à “l’albâtre”, pierre si blanche qu’elle en est presque translucide, donc pierre très blanche). Ponge crée entre l’ombre et la lumière un rapport nouveau, enchanteur pour l’œil.
  • Montrez comment s’élabore l’image d’un objet paradoxalement simple, précieux, fragile et solide à la fois : mention du métal le plus précieux associé à la feuille (au singulier, n’est-elle pas synonyme de fragilité ?).
  • Réfléchissez de nouveau à l’emploi du terme “colonnette” : comment dit-il à la fois le sacré, la simplicité, et la fragilité ?
  • Rappelons une fois encore ce qu’est l’albâtre : une pierre blanche (presque translucide) dont on fait des statuettes ou des vases à parfum.
  • Prenez le temps de livrer une interprétation étayée par l’analyse de l’adjectif “impassible”, en revenant à son étymologie (qui n’éprouve aucune souffrance, ou aucune émotion) et à son sens actuel (revoyez le dictionnaire si nécessaire pour comprendre comment Ponge suggère la force et évacue toute émotion, en apparence du moins).

(Second mouvement) Le troisième paragraphe voit l’entrée en scène de “papillons miteux”, insectes moqués par Ponge, possible allégorie des poètes au travail.

  • Ayez l’intelligence d’inscrire l’évocation de ces papillons miteux dans le sillage de leurs prédécesseurs chez Baudelaire notamment (pensez aux volatiles chers au poète).
  • Comment et pourquoi Ponge joue-t-il sur l’adjectif miteux ? Qu’est-ce qu’une mite ? Que signifie l’adjectif ? Revoyez vos notes sur le double sens du terme, et si nécessaire, revoyez le terme et sa famille dans le dictionnaire.
  • Pourquoi opposer la lune et la bougie ? Comment s’opposent-elles dans le texte ? Comment, enfin, interpréter ces allégories et leur opposition ?
  • Je vous invite à être sensibles de nouveau aux marques d’ironie de la part du poète, qui emploie un niveau de langue familier contrastant avec celui utilisé jusqu’ici. La paronomase (figure de style consistant à jouer sur la proximité phonique de deux termes) frémissent / frénésie souligne ce trait d’ironie : qu’est-ce que Ponge tourne ici en dérision ?
  • La présence d’un terme familier, “bagarre”, attire l’œil, et rappelle que la poésie de Ponge n’est pas une poésie de l’idéal. Il s’agit de saisir la merveille, mais dans l’ordinaire. La création poétique parfaite est inaccessible, telle la « lune trop haute ». Elle aboutit non à la réussite mais à deux états extrêmes : la frénésie (ardeur enthousiaste, violence, état de forte agitation, fièvre) et la stupeur (état d’inertie et d’insensibilité profonde dû à un engourdissement général), paradoxalement « voisines », alors qu’elles sont en tout point opposées.
  • Point difficile et non vu en classe La phrase peut se lire de deux façons différentes : en effet, le français choisit traditionnellement le singulier ici (on dit qu’on est par exemple “au bord de la crise de nerfs”). Il faut donc expliquer le pluriel de “bords”. Essayons de revenir au singulier : les papillons frémissent au bord de la frénésie, ce qui signifierait à la limite, tout près de la frénésie. Revenons au pluriel : on pourrait considérer que les papillons sont parvenus aux bords d’un territoire particulier : celui de la réussite poétique ? Serait-ce une manière de dire qu’ils n’ont pas atteint la perfection poétique mais qu’ils en ont eu un aperçu ? Ou bien encore, cela voudrait dire qu’ils frémissent “sur les bords”, comme aux extrémités de leurs ailes… Leur frémissement serait alors très léger, très ténu. Ou encore, autre hypothèse : frémir aux bords pourrait signifier frémir de tous côtés… Le pluriel apparaît bien comme une invitation faite au lecteur à s’interroger avec cette distorsion grammaticale, à questionner le sens du mot, à tenter de visualiser ces papillons miteux, allégorie du poète tremblant, près et toujours éloigné de la réussite poétique.
  • Ces analyses seraient corroborée par l’emploi de vanner : dans son emploi familier, le verbe signifie épuiser (être vanné) ; dans son sens propre, il désigne le procédé agricole qui consiste à secouer des grains dans un van (panier en osier) pour les séparer de la paille et de la poussière, à faire un tri… entre les bons et les mauvais poètes ? Ceux qui s’approchent de la flamme, et ceux qu’elle détruit avant toute approche ?

(Dernier mouvement) Enfin, le dernier paragraphe clôt le poème et simultanément évoque la fin de la bougie, qui fond dans sa propre cire, consumée et consommée dans sa propre matière. Un sens nouveau peut apparaître, qu’on n’avait peut-être fait qu’entrapercevoir.

Points importants à travailler

  • À quoi s’oppose l’adversatif “cependant” en début de paragraphe ? Faut-il y voir un contrepoint à ce que disait le premier mouvement : la force de la bougie, son impassibilité ? Qu’en pensez-vous ? Si la bougie est une métaphore de la création poétique, comment comprendre ce “cependant” ?
  • Dans le moment où fond la bougie, quel son entend-on en particulier, grâce à l’harmonie imitative orchestrée par Ponge, comme pour faire entendre ce qui ordinairement se voit ?
  • Prenez le temps de réfléchir à l’effet produit par l’emploi du verbe « s’incliner », à entendre sans doute au sens littéral et au sens figuré, très souvent usité (d’autant plus pertinent ici que la bougie a été personnifiée). Que signifie ce verbe, si l’on y lit une syllepse de sens (c’est-à-dire une figure de style consistant à employer en même temps le sens propre et le sens figuré d’un mot) ? Quelle image de la bougie cela nous laisse-t-il ? Diriez-vous que vous décelez ici de l’émotion de la part du poète, devant la fonte et la disparition de l’objet ? Et quelle émotion ?
  • La bougie meurt, mais le lecteur fait son apparition dans cet ultime paragraphe. Ce serait une clé de lecture nouvelle pour réinterpréter le poème comme une métaphore de la création poétique. La bougie métaphoriserait le poème. En fait, on peut sans doute supposer la présence du lecteur – nous ! – depuis le début du texte. Essayons d’imaginer : nous voici, par l’acte de lecture, transportés en effet dans une « chambre meublée », et tout se passe comme si nous étions ceux qui lisent à la lueur d’une bougie… un poème sur la bougie (attention, il ne faut pas réduire les poèmes de Ponge à cette dimension autotélique - un texte autotélique est un texte qui parle de lui-même, de la condition de sa propre production - mais on ne peut négliger cet aspect du texte. Cela vaut pour la plupart des poèmes de Ponge, et pour tous ceux du Parti pris des choses).
  • Cette interprétation - la bougie comme métaphore du poème - renforce l’hypothèse que nous aurons pu faire sur ce que représentent ironiquement les papillons miteux.
  • Le rôle de la bougie par rapport au lecteur reste à déchiffrer. Il repose sur une étrange expression, parce qu’incomplète. Vous noterez en effet l’absence de complément (second) après encourager (la construction normale est la suivante : encourager quelqu’un à faire quelque chose). On pourrait considérer que Ponge fait simplement l’économie du verbe lire. Mais on peut aussi “tenir compte des mots” et donc lire le verbe encourager grâce à son étymologie : il signifie donner du cœur. La bougie, devenue vivante, tremblante à peine, mais éclairant d’une lumière chaleureuse et mobile, redonne du cœur au lecteur (les deux mots courage et cœur sont synonymes au Moyen Âge ; on en a gardé la trace dans une expression telle que « mettre du cœur à l’ouvrage »). Il y aurait un écho intéressant entre le premier verbe du poème, “raviver”, et celui-ci…
  • Vous aurez peut-être noté, par ailleurs, une construction syntaxique étrange. La phrase peut être comprise comme la description de la fin de la bougie, en trois étapes : « du vacillement (…) au brusque dégagement ». Ou bien il faut l’interpréter comme si le vacillement des clartés était la conséquence du dégagement des fumées : « par le vacillement (…) (qui se produit) au dégagement (…).» L’essentiel est peut-être de comprendre que la clarté vacille à la fin de la bougie, donc à la fin du poème : c’est-à-dire que le sens vacille lorsqu’apparaît le mot « lecteur », et qu’on est invité à relire le poème pour le saisir dans sa dimension autotélique, c’est-à-dire à comprendre “la bougie” comme une métaphore de la création poétique.
  • Pourquoi l’adjectif “originales” après fumées ? Je propose quatre interprétations possibles et non exclusives les unes des autres : le « brusque dégagement » des fumées inviterait le lecteur à retourner au début du poème, à son origine, pour le lire désormais plus clairement ; mais “originales” pourrait aussi être entendu au sens de singulières (comme la bougie végétalisée) ; enfin, si elles sont originales, ces fumées, c’est peut-être parce qu’une fois encore Ponge aspire à « dé-symboliser » l’objet bougie : il ne s’agit plus ici des fumées de l’encens des églises, qui manifestent la présence de l’Esprit Saint, mais des fumées premières, propres à la bougie. Ponge écrit dans Proêmes : « C’est à un homme simple que nous tendrons. (…) / À sortir des brumes et des fumées religieuses et métaphysiques – des désespoirs… ». J’ai une préférence, toute personnelle, pour cette dernière hypothèse. Par exemple, Ponge dit nettement à la fin du “Pain” qu’il doit être objet de consommation, non de respect : c’est là inviter à ôter au pain la dimension symbolique et sacrée que lui a donnée le christianisme.
  • Le jeu d’échos finaux entre ces trois noms (vacillement, dégagement, aliment) incite à les rapprocher, à les extraire de la phrase : ils dessinent alors une progression qui est celle de l’interprétation du lecteur. Le sens du texte vacille comme la lumière de la bougie, puis se dégage comme la fumée et enfin fournit un aliment, une nourriture nouvelle au lecteur. Nous consommons le poème.

Et si on allait plus loin ? La bougie serait une métaphore du poème ; le poème serait un objet équivalent à la bougie.

Tout le texte peut être relu à l’aune de cette métaphore. Les « massifs d’ombre » pourraient être les paragraphes ; c’est « la nuit », autrement dit l’encre noire, qui raviverait le texte, qui le ferait exister sur la page. La page elle-même serait « colonnette d’albâtre », au creux de laquelle se trouve le texte, « pédoncule très noir ». Frémissement, « frénésie » et « stupeur » évoquent les mots, immobiles, « impassibles » sur la page, mais mis en mouvement par le « vacillement des clartés », par l’œil du lecteur et par le travail de l’interprétation, qui déploie les significations de chacun et de l’ensemble qu’ils forment. L’assiette (blanche) et l’aliment (blanc, puisque c’est la cire) rappellent encore que le poème s’écrit et s’achève sur une page blanche, et qu’il est, pour son créateur comme pour son lecteur, toujours à recommencer.


Pour une introduction intéressante : quelques rappels et compléments

  • Francis Ponge (1899-1988), Résistant à partir de 1940, publie Le parti pris des choses en 1942, Proêmes en 1948, La Rage de l’expression en 1952.
  • Deux ambitions poétiques essentielles et liées : « Le parti pris des choses » ; être une sorte de nouveau Lucrèce en composant, à la manière du poète latin, une cosmogonie (une explication et un récit de création du monde). Lucrèce, poète latin du 1er siècle av. J.-C., écrivain matérialiste, disciple d’Épicure, a écrit De natura rerum (De la nature des choses / De la nature de la réalité), grand poème didactique en six chants, véritable encyclopédie sur le monde tel que les matérialistes le percevaient. Ponge écrit dans son Introduction au galet (Proêmes) : « si ridiculement prétentieux qu’il puisse paraître, voilà quel est à peu près mon dessein : ce ne sont pas des poèmes que je veux composer, mais une seule cosmogonie ». Il entend arracher la poésie à l’introspection et au lyrisme, ou plutôt œuvrer à un lyrisme nouveau, qui procède de l’étonnement devant les choses.
  • Seconde ambition : « Le parti pris des mots » ; une telle encyclopédie est impossible à réaliser, Ponge le sait. Il entend en réalité opposer la contemplation à l’évasion, rendre justice aux choses, usées par le regard des hommes, et pour cela rendre hommage aux mots, qui sont finalement des choses comme les autres, à ceci près que leur matière est la langue. Il s’agit de partir d’une émotion, pour voir les choses et les mots d’un œil neuf, et donner à lire les mots dans leur matérialité graphique et phonique, en rompant avec leur emploi utilitaire et définitionnel. Réanimer les mots, et grâce à eux, les choses, doit permettre aussi de remettre l’homme en mouvement (cf. « La promenade dans nos serres »). Telle est la vocation de sa poésie. La forme du poème ne se calque pas sur l’objet, comme le font les calligrammes d’Apollinaire, mais en est un équivalent verbal.
  • Ces deux ambitions, Ponge les lie dans l’équation suivante : « Parti pris des choses égale compte tenu des mots. » (Méthodes, “My creative method”, 1947).
  • Le parti pris des choses comprend des poèmes aussi variés que « L’huître », « Le pain », ou encore « La bougie » (mélange d’objets « naturels » et « culturels »). « La bougie », septième poème du recueil, est située entre « Le cageot » et « La cigarette » (deux autres objets‑combustibles).
  • Présentation succincte du poème : dans ce poème en prose, Ponge invite à voir d’un œil neuf la bougie, objet à la fois banal et symbolique (la flamme peut représenter l’esprit ou l’espoir ou la présence du divin, mais Ponge refuse précisément que les objets représentent autre chose qu’eux-mêmes). Il la compare à une plante, et ce faisant lui donne vie et mort à l’issue d’un combat qui la voit triompher d’étranges papillons « miteux ».
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