Voici le tout dernier de vos guides de relecture, pour prolonger notre travail sur Gargantua, et mesurer combien est riche la postérité de Rabelais. Même si le texte de Molière a plusieurs sources, le dramaturge reprend un même matériau, la farce, mais aussi des thèmes comparables, comme la méfiance à l’égard des apparences.

Je publie ce guide samedi 8 juin au soir, afin que vous l'ayez rapidement, mais sans doute y reviendrai-je avec un regard plus frais et plus lucide, pour vérifier qu'il est sans erreur ni coquille.


Quels projets de lecture possibles ?

À cette date de l’année, vous êtes mûrs pour en élaborer, en toute autonomie. Gare à la pêche aux problématiques hasardeuses sur internet ! Je vous ai donné un extrait dont les délimitations sont très particulières.

Rappelez-vous :

  • C’est une scène sérieuse quant à sa matière, comique quant à sa manière : théâtre dans le théâtre, éloge de l’ignorance, défense de la foi chrétienne sous la forme de croyances mêlées, démonstration en acte de ce qu’est la Création… sur une scène de théâtre…
  • Sganarelle y a l’initiative : mais le personnage en réalité est grandement subversif (scandaleux si vous préférez).
  • Le débat porte sur la foi de Dom Juan, et sur les arguments de son prosélyte de valet habillé en médecin (tous les signes du charlatanisme et de la bouffonnerie réunis !) pour tenter de le “convertir”.
  • C’est aussi une parodie d’argumentation, de discours rhétorique, que le silence de Dom Juan, habilement pensé par le dramaturge, tend à exhiber. Sganarelle, beau parleur, imite son maître. Mais compte tenu de ce qu’il dit, le texte revêt une dimension satirique bien perçue à l’époque par les adversaires de Molière.

Avec tous ces “ingrédients”, pour reprendre le mot du valet, vous avez de quoi bâtir un projet de lecture convaincant.


Pour situer l’extrait

  • Je vous renvoie à la contextualisation proposée en cours. Elle était construite non comme le serait une page de présentation classique de la pièce Dom Juan, mais de manière à faire ressortir les points communs intéressants avec Gargantua. Si vos notes sont incomplètes, prenez appui sur un de vos camarades.
  • J’ai insisté sur les points suivants : la farce nourrit le théâtre de Molière comme elle nourrissait le roman de Rabelais ; la recréation de Dom Juan par Molière en 1665 (la pièce ayant d’abord été inventée par un moine espagnol, Tirso de Molina, sous le titre : L’Abuseur de Séville et le convive de pierre, en 1630) est liée à l’affaire Tartuffe, du nom de la pièce interdite par Louis XIV en 1664 sous la pression du “parti dévot” (et notamment de la Compagnie du Saint-Sacrement). Dans cette dernière, Molière fustigeait l’hypocrisie des faux dévots, qui sous le couvert d’une très grande ferveur religieuse, servaient d’abord leurs intérêts particuliers.
  • Pour terminer, situez bien l’extrait de la scène dans l’histoire de Dom Juan et de Sganarelle (leur fuite devant les frères d’Elvire, dernière épouse abandonnée par le séducteur). Les deux personnages sont dans une forêt : lieu par excellence où, symboliquement, l’on s’égare…

Les mouvements du texte

Trois mouvements composent le texte :

  • le jeu de questions-réponses à l’initiative de Sganarelle, achevé par le credo paradoxal et provocant de Dom Juan ;
  • une tirade de Sganarelle sur les bienfaits de l’ignorance et la preuve de l’existence de Dieu que constitue la création ;
  • une dernière réplique de Sganarelle, qui fait l’éloge de l’homme, mais s’achève, littéralement, par une chute, au sol.

Sganarelle, en habit de médecin, entend connaître les pensées de son maître “à fond”, autrement dit en matière de foi.

  • Pensez à commenter la didascalie initiale, qui indique les déguisements adoptés par les personnages pour n’être pas reconnus. Quel lien avec d’autres œuvres de Molière ? Éventuellement (ou pour l’ouverture), quel écho intéressant avec Gargantua ? Sur ce dernier point, ne vous attardez pas outre mesure si vous le développez au début de votre explication. Mais soyez capable de montrer ce que déguisement porte et ce en quoi il programme la suite : le théâtre dans le théâtre (Sganarelle joue un médecin) ; “l’esprit” dont se targue désormais le valet et qui lui permet de compenser son infériorité sociale ; la question des apparences trompeuses (c’est le moment de se rappeler le fameux adage sur l’habit qui…) ; le lien sous-jacent avec Tartuffe, pièce interdite, qui portait sur l’hypocrisie religieuse… Tout cela est important : les spectateurs de Molière en avaient conscience.
  • Je vous invite à noter le glissement de la médecine du corps à celle des… « autres choses » : l’expression relève de l’euphémisme : qu’est-ce que Sganarelle préfère ne pas nommer, par prudence ?
  • Que pensez-vous de ce groupe de mots : “laissons là la médecine, où vous ne croyez point” ? Quelle tension mettre en évidence ?
  • Au risque d’être plus directif que d’habitude dans ce guide de relecture, j’insiste, après l’avoir fait en cours, sur ce que ce début annonce de scandaleux. C’est donc Sganarelle, donc un valet, un bouffon, qui est chargé de défendre la foi chrétienne auprès d’un maître que l’on sait éloigné de Dieu ; de surcroît, il le fait en s’autorisant de l’habit du médecin, qui le rendrait savant : or, on sait d’après le théâtre de Molière que pour lui, les médecins sont des charlatans.
  • Je l’écris ici, mais cela vaut pour l’ensemble de l’extrait, n’hésitez pas à vous référer, lorsque cela est éclairant ou enrichissant, à la mise en scène de Daniel Mesguich, avec Christian Hecq.
  • Prenez un instant pour commenter la dernière phrase de la première réplique. L’adverbe “bien”, et même toute la proposition, “vous savez bien”, est une demande d’autorisation implicite, qui force un peu la main de Dom Juan. Récapitulons : le valet profite d’une triple opportunité : l’histoire semble suspendue à l’acte III, la poursuite se faisant moins menaçante, et les personnages étant perdus en foret ; l’habit de médecin l’inspire ; et son maître l’autorise à « disputer » avec lui) pour entamer ce qui ressemble fort à un jeu. Rappelons-le, le verbe “disputer” signifie débattre au XVIIe siècle : pas de reproches, donc (les “remontrances” interdites), mais une possible “dispute”. Sganarelle, médecin, prosélyte, se prépare à être orateur. (Pensez aux orateurs moqués dans Gargantua : les sophistes raillés par Alcofribas, au premier rang desquels Janotus de Bragmardo et sa fameuse harangue : je vous évite à écouter l’audio que je vous ai proposé sur cet épisode).

  • Pensez bien à la façon dont votre explication va s’organiser au moment de commenter les questions-réponses. Vous pourriez très bien, par exemple, grouper toutes les répliques de Sganarelle, puis celles de Dom Juan, dans cet échange qui s’apparente à des stichomythies (répliques brèves, possible enchaînement rapide, quoiqu’ici, d’autres choix puissent être envisagés : témoin la mise en scène de D. M.).
  • Inventoriez les objets de foi énumérés par Sganarelle : qu’observez-vous ? Rappelez-vous que le “Ciel” désigne Dieu, au XVIIe siècle : la périphrase est habituelle. Mais j’ajoute que cette désignation indirecte est sans doute bien pratique pour Molière, qui évite à son héros de proférer d’emblée un blasphème en professant son athéisme de manière trop claire. Car, insistons-y : jurer qu'on ne croit pas en Dieu est blasphématoire et puni à l'époque : bien sûr, Dom Juan demeure un personnage, mais tous les spectateurs entendraient un blasphème... Molière joue avec les limites et surtout les pouvoirs de la fiction théâtrale.
  • Que pensez-vous de la référence au “Moine-Bourru” ? À sa position dans l’interrogatoire de Sganarelle ? Ce procédé de l’intrus, rappelez-vous, ne nous est pas inconnu.
  • Les plus fins adversaires de Molière, notamment l’auteur des Observations sur la comédie de Molière intitulée Le Festin de pierre, connu sous le seul pseudonyme de Sieur de Rochemont, verront bien que Sganarelle est au fond un personnage bien plus subversif, bien plus scandaleux que son maître (et ce n’est pas peu dire !). Molière poursuit en fait ici la question qui sous-tendait sa pièce interdite en 1664, Le Tartuffe ou l’imposteur, du nom de ce dévot hypocrite qui se servait du manteau de la religion pour prendre le pouvoir dans une maison bourgeoise. N’hésitez pas à vous renseigner sur « L’affaire Tartuffe », évoquée plus haut.
  • Bien sûr, Sganarelle n’est pas un hypocrite : mais sa foi pose un autre problème. Je l’ai dit dans l’une des classes : c’est, au fond, un Tartuffe qui s’ignore.
  • Qu’est-ce qui caractérise les répliques de Dom Juan ? Quelles interprétations possibles ? Pourquoi répond-il si peu ? On peut répondre à cela en interprétant ce choix de la part du personnage, mais aussi de la part de l’auteur.
  • Deux répliques marquent une inflexion (un changement) dans cet échange : tour à tour, Dom Juan puis Sganarelle ne s’adressent plus l’un à l’autre. À quoi voit-on cela ? À qui s’adressent-ils ?
  • À quels mots voit-on que les questions du valet tournent court ? Observez comment il se trouve amené à interroger son maître autrement.
  • De nouveau, quelle tension, quel contraste mettre en évidence dans la réplique de Dom Juan : “Je crois…” ?
  • Notez la solennité (sincère ? amusée ?) avec laquelle Dom Juan prononce cette réplique, comme le suggère l’adresse à son valet.
  • Si vous avez besoin de termes pour caractériser le personnage de Dom Juan ici, je vous renvoie à notre cours : on parlait de pensée matérialiste ; on peut dire du personnage qu’il est un “libre penseur” : il s’affranchit des dogmes de l’Eglise chrétienne.
  • Faut-il voir là une pirouette ? Une façon de se moquer de son valet ? Un véritable credo ? Une façon pour Molière de faire dire indirectement à Dom Juan qu’il est athée, et de valoriser ainsi une autre conception du monde que celle qui domine à l’époque ?
  • En tout cas, cette profession de foi paradoxale sert de point de départ à la tirade de Sganarelle.

Le valet du séducteur profère alors une tirade très riche de sens.

Méthodologie : je le rappelle, on évitera à l'oral de dire : "je vais commencer mon deuxième mouvement..." (qui n'est d'ailleurs pas le nôtre), ou toute béquille dans ce genre. Soyez clairs, mais élégants si possible. Une phrase, avec un verbe, qui fasse écho aux mouvements tels qu'annoncés au début de votre propos : voilà qui garantira un discours intelligible et construit.

  • Que dire des premières phrases ? Surprise ? Ironie ? Imitation parodique du séducteur, mille fois observé par Sganarelle dans ses conquêtes amoureuses ? Étayez votre interprétation en vous fondant sur la syntaxe (pas de verbe dans la première phrase), la ponctuation, le sens de la phrase interrogative sur la “religion” de Dom Juan. (En passant : c’est une interrogation intéressante pour la question de grammaire.)
  • Quelle tension de nouveau, entre les termes du début de la tirade ?
  • Toujours au service du discours que tient Sganarelle, sur le savoir et l’ignorance, je vous invite à observer tous les procédés généralisants par lesquels le valet se fait rhéteur : tournure impersonnelle (“il faut avouer…”, “il se met…”), pluriels, référence à la « tête des hommes ».
  • Mais aussi : concession (“pour avoir bien étudié” signifiant même si on a beaucoup étudié.
  • Que dit Sganarelle du savoir ? Quel regard porte-t-il sur les ignorants ? Rappelez-vous la référence implicite à l’évangile selon Saint-Matthieu : “Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux !”). En quoi peut-on parler ici d’un détournement parodique, par l’appropriation qu’en a faite Sganarelle ?
  • Peut-on parler de comique ici ? À cause de quelle phrase ?
  • L’interjection « Dieu merci » est anodine… mais aussi bien, ici, elle prend rétroactivement un sens comique : Sganarelle remercie Dieu, car, pauvre en savoir, il peut mieux s’approcher de lui : n’hésitez pas d’ailleurs à voir de nouveau comment Christian Hecq dit cette phrase.
  • Un parallèle possible : pensez à la première éducation de Gargantua, qui apprenait sans comprendre, et qui n’accède à Dieu qu’au terme du second apprentissage : il s’éloigne alors de ce que sera Sganarelle ; d’une certaine façon, Molière pense, comme Rabelais avant lui, qu’étudier permet de penser par soi-même, loin des superstitions et des illusions religieuses.
  • Mais comme les pauvres d’esprit dans l’Evangile de Matthieu, Sganarelle dit mieux « comprendre » les origines divines du monde que son maître. Il a d’autres atouts que le savoir : intuition et sagesse populaire qu’il désigne ainsi : « mon petit sens et mon petit jugement ». Que dire de ces deux expressions, comment les interprétez-vous ? Rappelez-vous, nous parlions d’antiphrase et de litote pour les adjectifs ici.
  • L’expression hyperbolique « tous les livres » joue évidemment un rôle dans ce passage sur l’ignorance louée, que je vous invite à interpréter.

  • Guidé par son « petit jugement », Sganarelle développe l’argument dit des « causes finales ». J’y reviens : on réfléchit au temps de Molière aux façons de prouver l’existence de Dieu. Parmi les arguments qui font figure de topoï, on trouve celui dit des « causes finales », c’est-à-dire, en français contemporain, des conséquences, des effets. L’idée est la suivante : le monde, et toute la beauté qu’il recèle, c’est-à-dire la Création, ne sauraient exister sans un Créateur.*
  • Quel effet produit selon vous sur le public la comparaison du monde avec le champignon, « venu tout seul en une nuit » ?
  • Quels éléments Sganarelle énumère-t-il ? Peut-on discerner quelque logique ici ? @@Ce passage est vraiment l’occasion de saisir à plein l’une des forces du théâtre de Molière : son personnage est profondément comique dans le moment où il est le plus sérieux.
  • Pensez à tout ce qui ôte du crédit à la parole de Sganarelle (qui la décrédibilise) : son déguisement bien sûr (on se rappelle ce qu’on aura dit plus haut sur ce que signifie un habit de médecin porté par un valet chez Molière) ; mais aussi tous les éléments de la nature qui sont désignés par les démonstratifs et qui sont vraisemblablement représentés sur scène, par le décor. Rappelez-vous l’interprétation faite de ce passage par Daniel Mesguich dans sa mise en scène. Quel effet sur le spectateur ? Qui sont les vrais créateurs des “rochers”, des arbres, du “ciel”, etc. ?
  • De façon logique pour l’époque, le valet passe de l’univers à l’homme, du macrocosme au microcosme (c’est là un tour qui date de la Renaissance : l’homme et son corps étaient perçus comme un monde en réduction). De quoi prend-il son maître à témoin ? Quelle forme de comique fait ici irruption ?
  • On la retrouve peut-être plus loin dans les points de suspension (l’interruption de la phrase de Sganarelle est ce qu’on appelle une aposiopèse, mais si vous parlez d’interruption et de points de suspension, ce sera très bien). En effet, pourquoi le serviteur de Dom Juan s’arrête-t-il dans son inventaire des parties du corps humain ? Dans sa mise en scène, que fait Daniel Mesguich de la périphrase “tous ces autres ingrédients” ?
  • À quoi le silence de Dom Juan se voit-il, si l’on observe la tirade, et sa fin ? Quel est l’effet de ce silence ?
  • Pour vous donner un autre angle d’approche : qu’est-ce qui, en cette fin de tirade, montre la dimension parodique et très théâtrale de ce discours ?

Le texte s’achève par une chute différente de celle que l’on pouvait attendre.

  • Comment Dom Juan répond-il ? Quel contraste avec la réplique de Sganarelle qui la précède ? Comment interprétez-vous sa réponse ? Quelle attitude est la sienne, selon vous ? Faut-il voir là de l’agacement, de l’ironie, un sentiment de supériorité, un amusement réel ?
  • Le terme “raisonnement” renvoie bien sûr au discours du valet, mais aussi à l’essentiel de son contenu, à savoir l’argument des causes finales. S’il y a ironie de la part de Dom Juan, est-ce à l’égard de la maladresse rhétorique du valet ? Ou du fond de ses arguments ?
  • Sganarelle reprend le mot de Dom Juan pour tenter d’achever son raisonnement, vous l’aurez sans doute vu.
  • Quelle est sa conclusion ? Voyez là encore le tour généralisant (présent de vérité générale, tournure impersonnelle, pronom indéfini “quelque chose”), et les autres procédés rhétoriques (concession : “quoi que vous puissiez dire” ; hyperbole : “que tous les savants…”). Cette partie de son discours est-elle encore comique de votre point de vue ? N’hésitez pas à vous positionner par rapport à la façon dont elle est dite par Christian Hecq (ce magnifique « quelque chose d’admirable dans l’homme »). Cette récusation des savants fait bien sûr écho à l’éloge paradoxal de l’ignorance proféré plus haut. Mais ne s’agit-il pas là pour Molière de faire entendre une autre vision de Dieu que celle qui en son temps domine ? Celle d’un Dieu effectivement insaisissable, mystérieux, qui échappe aux arguments tendant à prouver son existence ?
  • Après l’inventaire des organes et parties du corps, le discours de Sganarelle reprend l’argument des causes finales, en énumérant les gestes que la “machine de l’homme” peut réaliser : passage à voir comme autant de didascalies internes, car tous ces gestes sont probablement faits en même temps qu’ils sont dits. Que penser de cette démonstration verbale et physique ?
  • Tout discours doit s’achever sur une chute en forme de péroraison : un moment rhétorique de conclusion, qui doit emporter la conviction de l’auditeur et l’inciter à agir, à changer, etc. : on doit donc ménager ses effets. Que dire de la fin de ce discours-là ? Qu’en dit Dom Juan ?

Pistes pour une ouverture

  • Pourquoi pas songer, comme je vous l’ai proposé en cours, à insister sur les points communs entre cette scène et l’œuvre de Rabelais, en convoquant par exemple, pour une dernière illustration, la gravure de Gustave Doré qui montre Rabelais présentant Gargantua, et tous les écrivains français, au-dessous, s’inspirant de son œuvre - dont Molière, à droite ?
  • J’ai laissé apparaître d’autres parallèles possibles avec Gargantua au fil de ce guide de relecture, qui peuvent être faits au fil de l’eau, ou réservés à l’ouverture (un suffira). Ce qui est certain, c’est que Molière, comme Rabelais en son temps, questionne les liens entre le savoir et le rire, entre la foi et son apparence, entre la connaissance et la rhétorique.
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